‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 71 sur 108 · I. Iter italicum. — Piima Vila. — Chronique de Rimini · texte numérisé non relu

I. Iter italicum. — Piima Vila. — Chronique de Rimini

sentait l'importance du fait historique s'accomplissant en ce jour.

Urbain. V alla droit à Saint-Pierre, descendit de cheval au bas des degrés du portique et entra dans l'église. Aussitôt il se prosterna devant le tombeau du Prince des Apôtres, sanglota longuement, et, saisi d'une intense émotion, il répéta ces paroles de David : « Nous étions assis là-bas sur les fleuves de Babylone et nous versions des larmes, quand nous pensions à toi, ô Sion. Super flumina Babflonis, illic sedimus et flevimus, dum recordaremur tui, Sion » .

Après avoir prié, il voulut s'asseoir dans la Chaire des Pontifes, accorda les indulgences à tous ceux qui étaient présents à la cérémonie ou qui visiteraient Saint-Pierre dans la journée, puis monta au Palais du Vatican.

Le 17, Urbain V se reposa, mais, le 18, il s'empressa d'aller prendre possession de Saint-Jean de Latran, la mère de toutes les Églises, et d'y publier les indulgences.

Pour la première fois, il dit la messe à Saint- Pierre, le 3i octobre. « Depuis Boniface VIII personne n'avait célébré à cet autel réservé aux Papes ». Pendant la messe, Urbain V sacra évêque de Sabine son vieil ami, le cardinal Guillaume d'Aigrefeuille. En bénissant le peuple, il récita la formule ordinaire : SU nomen Domini benedictum, et ajouta ces paroles d'actions de grâces : qui voluit quod ego complerem votum et voluntatem meaniK

Le « vœu que le Bienheureux venait d'accomplir », était celui qu'il avait fait à Dieu de ramener le Saint- Siège à son centre naturel. Son cœur était dans la

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