‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 83 sur 108 · I. Iter italicum · texte numérisé non relu

I. Iter italicum

.2. Iter italicum.

perpétuelle continence. Il occupa à la Cour de Naples le rang le plus élevé et mourut à Paris en iSaS. Dieu opéra plusieurs miracles sur son tombeau, à Apt, et les faveurs divines qu'il obtenait, méritèrent un procès d'information sur sa vie. Toutes les formalités juridiques, enquêtes, interrogation des témoins, examen des pièces, avaient eu lieu en iSSa, par ordre de Clément VI. Il ne manquait qu'une chose, la plus importante, la sanction papale. Elle était réservée au filleul même du saint.

Pressé par les instances de la reine Jeanne et de toute la noblesse provençale, mais plus encore par sa vénération envers un parent qui l'avait tenu sur les fonts baptismaux, dans sa Lozère bien-aimée, Urbain V se décida à couronner l'œuvre de Clément TI. Il s'y prépara en confiant le soin de gouverner la Ville éternelle et d'y maintenir la tranquillité au neveu d'Elzéar, Louis de Sabran, comte d'Ariano, fils aîné de Guillaume de Sabran, qu'il créait sénateur de Rome pour l'année iSGg. Puis, au printemps de cette année, l'avant-dernière de son Pontificat, le Bienheureux réunissait à Saint-Pierre, le i5 avril, le Sacré-Collège, le clergé et la noblesse *. Il montait en chaire au milieu d'une foule empressée et prononçait lui-même l'éloge du bon chevalier qu'il avait personnellement connu dans sa jeunesse^, et que plus tard il avait appris à connaître plus intimement encore dans ses entretiens avec son épouse Delphine-. Il déclarait, en finissant, qu'il

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