‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 89 sur 108 · SA MORT · texte numérisé non relu

SA MORT

Le 17 avril 1 870, sortait de Rome pour la dernière fois le Bienheureux Urbain V*. Son cœur était triste et sa pensée emplie de graves préoccupations. Le préfet de Rome s'agitait et Vico était en révolte. Dans son corps, dans son âme, dans tout son être affaibli, le Pape souiSrait des trahisons horribles de l'amitié, et son regard plongeait fixement sur l'immensité aux haltes songeuses de la campagne romaine. 11 allait, silencieux, le long de la voie antique, bordée de souvenirs, pensant peut-être aux bandits féodaux qui enlevèrent Grégoire VII, une nuit de Noël, à l'autel de Sainte-Marie-Majeure et Gélase II en plein conclave. Hélas ! au lieu de vivre tranquille dans ce <c royaume qui n'est pas de ce monde », il fallait s'occuper durement des choses de la terr e. Partout des violences et des injustices à la place des œuvres de la charité. Les circonstances obligent le Vicaire de Dieu à la vie politique et militaire. Une armée le suit, afin qu'il soit libre dans l'exercice de son pouvoir spirituel.

Quand le Souverain Pontife se vit en sûreté à Vi-

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