‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 93 sur 108 · I. Prima Vita · texte numérisé non relu

I. Prima Vita

a. Ibidem.

paix et la concorde, faites en sorte que notre ville persévère dans ces bons sentiments et s'améliore même, afin que, si nous ou nos successeurs avons la pensée de revenir à Rome pour de justes raisons,' nous n'en soyons pas détournés par les troubles qui pourraient y régner ».

Ce document, quoique flatteur pour les Italiens, ne manqua pas de les affliger beaucoup. Ils sentirent que les intérêts généraux de l'Église dont parlait le Pape, sans doute avec une intention de futur conclave, de liberté entière d'élection^... s'alliaient à sa très profonde aflPection vis-à-vis de la France, et formaient en lui une conscience définitive pour son départ irrévocablement prochain .

Le Bienheureux consacra les mois d'été à terminer les afiaires pendantes. Au mois de juin, il fit deux cardinaux : Pierre d'Estaing, archevêque de Bourges, ancien religieux de Saint- Victor, auquel il se proposait de laisser le gouvernement du patrimoine de Saint- Pierre, et P. Corsini, évêque de Florence.

Les écrivains de la Cour pontificale , restés à Avignon , il mande de les révoquer, écrit Werner de Liège , afin de rendre les autres plus obéissants à l'avenir. Toutes les mesures qui avaient été prises dans le Comtat, en son absence, il les annule.

Enfin il donne des ordres au sujet de la rebelle Pérouse, il confirme les pouvoirs spirituels à Pierre d'Arezzo sur la ville de Rome, il lui recommande les têtes des Saints Apôtres, il nomme son frère An-

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