‹ Le bienheureux Urbain V (1310-1370) [microform]Chapitre 92 sur 108 · LE BIENHEUREUX RETOURNE A AVIGNON · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX RETOURNE A AVIGNON

pour mettre fin aux luttes terribles de sa patrie^ ».

L'Angleterre et la France rallumaient, en eflPet, leur haine traditionnelle, se portaient l'une contre l'autre aux dernières violences. La fureur des combattants était telle qu'à Limoges tout fut mis à feu et à sang, la ville détruite de fond en comble, à l'exception de la cathédrale 2.

Charles V désirait le retour du Pape, parce que, étant plus près du théâtre de la guerre, il serait à même d'interposer sa médiation.

Dans une bulle datée de Montefiascone, le 26 juin iSyo, Urbain V s'exprime ainsi : « Nous ne doutons pas, chers fils de Rome, qu'après vous être réjouis de notre présence, vos cœurs ne s'attristent en apprenant l'éloignement de votre père. Vous craignez que les Pontifes romains, nos successeurs, ne renoncent à venir à Rome, en voyant qu'au lieu d'y fixer notre séjour, comme vous l'espériez, nous y sommes resté fort peu de temps. Cet événement, nous le déplorons ; mais, pour votre consolation, pour l'instruction de ceux qui vivent aujourd'hui ou qui viendront après nous, nous affirmons à nos successeurs, au monde, à la postérité que nous n'avons pas été troublé pendant les trois ans passés au milieu de vous. En nous proposant de passer la mer avec l'aide du Seigneur, nous avons la pensée d'être utile à l'Eglise universelle et au pays ou nous allons. Notre cœur reste au milieu de vous. Éloigné, nous vous soutiendrons comme si vous nous étiez présents. C'est pourquoi nous vous prions, nous vous ordonnons de vous consoler de notre départ, ainsi que des hommes pleins de force et de sagesse. Gardez la

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