DERNIERS MOMENTS D'URBAIN Y
De son côté, le Bienheureux ordonna de faire des préparatifs pour aller personnellement visiter et réîonciiier Edouard III et Charles V. Mais, en novem- 3re, vers l'époque où commençait la neuvième mnée de son Pontificat, il fut saisi d'une grave ualadie, dont il comprit (ju'il devait mourir.
Dès ce moment, l'affaire de son salut fut sa préoc- 3upation unique. Il assistait avec piété aux messes ju'on célébrait devant lui, récitait, autant qu'il le pouvait, le saint office, confessa ses péchés et reçut ivec respect le corps du Seigneur.
En présence d'un grand nombre de témoins, de Dous ses familiers, de son confesseur, il professa qu'il îroyait expressément tout ce que croit la sainte Église catholique, et ajouta que, si, dans ses leçons, son enseignement ou ses prédications, il avait dit juelque chose de contraire à cette foi, il le rétractait.
Sa dernière volonté fut qu'on l'ensevelît comme les pauvres, dans la terre, en l'église Notre-Dame ies Doms. Il exprima aussi le vœu « que, lorsque son corps serait réduit en ^poussière, on portât ses assements du sanctuaire de la Bienheureuse Marie des Doms devant l'autel majeur de Saint- Victor à Marseille. Il demanda enfin qu'une simple dalle indiquât l'endroit où ses restes reposeraient ».
Lorsqu'il sentit que la nn approchait, il reçut tous les sacrements de l'Église et mourut à la soixante et unième année de son âge. C'était le jeudi 19 décembre iS^o, vers trois heures après-midi*.
L'auteur des Informations de sa vie ajoute que, par humilité, Urbain V ne voulut pas mourir dans le