SCÈNE IX
Les Mêmes, moins JONATHAS.
LÉOPOLD
Enfin, nous voilà seuls; asseyons-nous paisiblement et expliquons-nous de môme.
FRIDOLIN
Voilii un début qui promet.
CALYPSO
Attendons la suite.
LÉOPOLD
Oh! la suite ne vous déplaira pas. Oui, mes amis, mes chers amis, M. le bourgmestre vous a dit vrai... Depuis longtemps, je regrettais de vous avoir molestés... (a c»iyp»o.) vous, d’abord, la plus charmante des femmes, (a Frîdoiin.) et vous aussi, cher et estimable baron...
LE BIFTECK d'0R
FRIDOLIN-
Ah ! à la bonne heure! voilà que vous redevenez gentil.
CALTPSO.
Laissez-le finir... vous m’agacez!
Donc, je reconnais mes torts, et, pour les réparer, je suis prêt à tous les sacrifices: baron Fridolin, pour vous je renonce à mes espérances; épousez mademoiselle d’Asfeld, je ne m’y oppose plus...
FRIDOLIN, serrant U main de Léopold.
Oh ! merci, capitaine, vous êtes un noble coeur.
LÉOPOLD
Et vous, ma bien-aimée Calypso, vous que j’ai pu oublier dans un instant d’égarement, pardonnez à mon sincère repentir; et si vous me trouvez toojours digne de votre amour
Achevez...
CALYPSO
LÉOPOLD
Il ne tiendra qu'à vous de suivre votre capitaine en qualité
FRIDOLIN
De vivandière?...
Par exemple!...
CALYPSO
LÉOPOLD
En qualité d’épouse...
CALYPSO, se jetant dan» se» bra«.
Légitime?... Ah! mon petit Maurice!... Mais quand cela?
LÉOPOLD
Demain... Oui, demain matin... (a pan.) il fera jour!