SCÈNE XIV
LOLOTTE, puis CALYPSO et FRIDOL1N.
LOLOTTE
Plus j’y pense, plus ça m’afflige, ce pauvre pasteur; comment donc faire pour qu’il ne se dérange pas inutilement?
CALYPSO, entrant arec Eridolin. '
Voici la lettre.
LOLOTTE, rerenaM aur ses pas après une fausse sortie.
Et les dix florins?
CAI.VPSO.
Donnez...
FRIDOLIK.
C’est bien cher.
CALYPSO
Donnez donc, ou je vais casser quelque chose, (Elle remue !«
chaises.)
LE BIFTECK D’OR
LOLOTTE, & put.
Quel pingre! (eii« reçoit r*r K em.) Merci; maintenant, écoutez; j'ai découvert bien autre chose ; M. Maurice Léopold, ou Léopold Maurice...
CALYPSO
Après...
LOLOTTE
Ce soir, à onze heures, il épouse mademoiselle Julia à la chapelle.
FRIDOLIN
Ah bah’!
CALYPSO
Je m’en doutais.
Air : A V<Xge heureux de quatorze ans.
Mon cœur tendre, mais soupçonneux,
S’attendait à cette anicroche,
Et dans son discours trop mielleux.
Flairait quelque anguille sous roche.
Comme il était souple et rampant,
Pour nous tromper, que de manœuvres!
Il espérait, l’affreux serpent.
Nous faire avaler ses couleuvres.
FHIDOLIN.
Et tu es sûre de cela ? tu nous dis bien la vérité ?
LOLOTTE
C’te farce 1 puisque je suis payée pour ça !
CALYPSO
Ah! le traître. (AFridoiîn.) Qu’en dites-vous?
FHIDOLIN.
Je dis... je dis que je retire mes honnes paroles & son égard... Ah! ce n’est plus un noble cœur!
LOLOTTE
Et maintenant, faut-il encore porter la lettre?
CALYPSO
Non, non, ce n’est plus la peine... Ah! à propos, quelle heure est-il?
FRIDOLIN, tirant»» montre.
Dix heures et demie passées 7
LE BIFTECS D’OR
Madame, n’a plus besoin de moi?
CALYPSO
Non! merci, ma petite.
FRIDOLIN
Oui, ma petite, graud merci.
J.OLOTTE.
Oh ! il n’y a pas de quoi, (a part.) Dix heures et demie passées... (Elle regarde à la fenêtre.) Et ce pauvre Tri un qui m’attend dans la cour!... Tiens! quelle idée! allons... (Elle sert.)