‹ Le bijou perdu opera comique en trois actesChapitre 15 sur 86 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

TOINON , Le Mabquis d’ANGENNES , on habit très~sim»'le.

LE MARQUIS, entrant avec précipitation.

Maudite rencontre !... j’ai failli me trouver nez à nez avec le mari!... Pour éviter les questions , j’ai bien vite rebroussé chemin. Mais il est là, sur mes talons...

TOINON, à part.

Tiens, v’ià le jeune homme qui m’en conte, en passant, tous les matins.

LE MABQUIS, regardant autour de lui.

Bon!.. Me voilà, ma foi, revenu à l’endroit d’où je suis parti.

TOINON , à part.

Ça n’a pas de galons à son habit... C’est quelque rat de cave.

LE MABQUIS, se retournant.

Eh!... parbleu!.... c’est mademoiselle Toiuon.... Toujours charmante, verdissante, appétissante...

TOINON , faisant la révérence.

Et votre servante. ( Eue retourne à sa boutique.)

LE MARQUIS*, k.rart.

Profitons de la rencontre... c’est le meilleur moyen de donner le change au mari... (Haut.) Eh! bien, ma reine, sommes-nous toujours cruelle, inhumaine?

TOINON

On ne tourne pas du jour au lendemain dans ce pays-ci...

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