ACTE
N’est pas faite
Pour vivre dans un faubourg;
Il lui faut riche toilette,
Des bijoux comme à la cour I
TOUS, riant.
Mais elle a perdu la tête !
A ce moment un coureur en grande livrée entre arec nne riche chaise à porteurs ; il est suivi de valets galonnés.
LE COUBEUB , criant.
La chaise de mademoiselle Toinon!
MABOTTE, PACOMB ET TOUS, stupéfaite.
Ah! (lis s'approchent de la chaise pour l'admirer.)
TOI HO!» , avec orgueil.
Gens du peuple, arrière !
(A l'acomc.)
Et toi, grand faussaire,
Redout’ ma colère ;
Pour toi plus d’ Toinou i Ici , je le jure,
Pour faire figure A jamais j’abjure Ce modiste nom !
pacû me y avec rage.
Eli bien! la colère Aussi m’exaspère !
J’ sais c* qu’il m’ reste à foire :
J’ vais, en bon luron ,
Chercher aventure,
Et bientôt , je V jure,
T’oublier, parjure,
Au bruit du cauon !
BEM.KPOINTE ET SES HOMMES , entourant Facéme.
Deviens militaire!
Bientôt , à la guerre.
Oui , tu peux te faire Un brillant renom !
Heureuse aventure !
Ami , je le jure,
Tu feras figure Au bmit du canon I
Pacdme (igné un engagement que Bellepointe lui présent»
M» hotte et Tous, montrant Toinon.
Quel est ce mystère?
D’où vient sa cutèrc ?
Que va-t-elle faire?
Où s’en va Toinon ?
Ah ! quelfe aventure !
Toinon , je le jure.
Va , la chose est sûre,
Droit à Charentou !
Toinon est montée dans ta chaise à porteurs et traverse triomphalement le théâtre. — Pacême veut encore s'élancer vers elle pour la retenir ; mais elle l'arrête par un geste , et il est retenu par Bellepointe et les recruteurs. — La chaise à porteurs disparait. — Le ridoau baisse.
— — ■ — -cimti