‹ Le bijou perdu opera comique en trois actesChapitre 51 sur 86 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

TOINON

11 est fou, c’est sûr... mais je suis à l’Opéra...' •

Ici ?...

PACOME.

TOINON

Oui, ici... avec des dieux en habit de cérémonie, qui m’ont reçue comme leur camarade, ni plus ni moins que si je descendais du ciel...

PACOME.

Le ciel, innocente!... mais vous êtes en enfer... vos dieux sont des diables ! et votre opéra, c’est tout bonnement la petite maison du marquis d’Angennes... le plus mauvais sujet de la cour et de la ville... voilà!

TOINON

Est-ce que ça serait possible!... vertu Dieu! on se jouerait . de moi... Toinon mystifiée! et je le souffrirais... (Elle marche arec

indignation.)

PACOME, répétant et la attirant.

Et je le souffrirais !

" TOINON

Mais qu’est-ce qu’ils veulent faire de moi, je vous le demande?

PACOME.

Oui, qu’est-ce qu’ils veulent faire d’elle ?... elle le demande...' Eh ! imbécile que je suis! ils en voulaient faire...

TOINON, riroment.

Ce qu’ils n’en feront pas, Pacôine, ce qu’ils ne feront pas!

PACOME.

Toinon, votre indignation vous revaut mon estime... vous la t’avez... et je la r’accompagne de mon cœur... plus, de deux poings qui fermeront la bouche aux mauvaises langues... Partons... filons d’ici!...

TOINON

Partir?... tu crois qu’ils me laisseront partir comme ça... ohl ils sont capables de tout.

PACOME.

Mais, alors, vous courez les plus grands dangers! ü

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