FAÇON E
Vous en êtes à cent vingt pieds... Ce matin... des le potrou minette... au moment où je vous apportais vos fournitures, voi!à-t-il pas qu’un particulier, amoureux ou filou, je ne sais pas lequel des deux... qui descendait d’une fenêtre de l’hôtel en face, se sert de ma hotte et de mon dos comme d’un marchepied... Je l’empoigne... je vas pour crier au voleur... il me dit : Tais-toi .. me met cette montre dans la main et court encore.
TOINON
Allons donc!... est-ce qu’on donne des montres dans ces cas-là !
(Elle va s’asseoir près de la toilette sur laquelle elle pose la montre.)
PACOME.
D’abord, c’était peut-être un horloger... et puis s’il n’avait que ça de monnaie sur lui, cct homme!... mais, mamzclle Toinon, vous savez bien...
TOINON
Ah ! si je croyais ça... si j’étais sûre que ça ne fût pas un cadeau de femme...
PACOME.
Foi de Pacôme... à preuve que j’avais l’intention de la porter chez le commissaire, c’te satanée montre, pour la faire tambouriner... (Sc mettant à genoux près do Toinon.) D ailleurs, Toinon , CSfc*CC
que vous ne connaissez pas mes vertus ?... Est-ce qu’il y a dans tout notre faubourg un individu mâle plus constant que moi?... Est-ce que je reluque les duchesses, Toinon?... Fi donc! c’est bon pour les mousquetaires; je me respecte, moi... et je vous aime toujours d’un amour à toute épreuve, Toinon...
TOINON, attendrie , sc levant.
J’ai pourtant bien envie de le croire, ce pauvre garçon!
PACOME.
Crois moi, Toinon, crois-moi... (changeant tout à coup et devenant furieux. ) Mais, à propos, qu’cst-ce que vous faites ici, perfide jardinière?
Moi ! mais je viens débuter...
PACOME.
Débuter chez un marquis?