‹ Le bilan d'un siècleChapitre 10 sur 69 · AÉRAGE DES MINES · texte numérisé non relu

AÉRAGE DES MINES

Des discussions se sont instituées sur le choix entre 1 aérage soufflant et Taérage aspirant. Les avantages prédominants de i'aérage par aspiration et ia diflSculté de réaliser l'aérage soufflant par le puits d'extraction ont conduit à donner la préférence au premier, qui, actuellement, se rencontre dans la plupart des houillères.

Les ingénieurs ont aussi débattu longuement la question du volume d'air à faire circuler dans la mine, au point de vue de la lutte contre le grisou. Certains d'entre eux combattaient un aérage trop vif, capable, à leur avis, de véhiculer rapidement le grisou, d'étendre ainsi les coups de feu, de soulever les poussières et de créer, par suite, des atmosphères dangereuses. Néanmoins l'aérage intensif a prévalu et les faits d'expérience, notamment les heureux résultats des prescriptions administratives dans le bassin de Saint-Etienne, l'ont définitivement consacré ; il noie les gaz dès leur apparition ; un arrosage soigné des galeries et des tailles permet, d'ailleurs, de lutter, quand il y a lieu, contre les poussières.

Vers la fin du siècle, les ventilateurs ont reçu beaucoup de perfectionnements. Au ventilateur Guibal se sont ajoutés d'autres appareils remarquables, tels que le ventilateur centrifuge Râteau et le ventilateur diamétral Mortier,

Dans les mines françaises, la ventilation générale est complétée par des ventilateurs de petit calibre, produisant un aérage local et complémentaire. Ces appareils auxiliaires sont souvent actionnés par des moyens mécaniques : on est ainsi prémuni contre les négligences que pourrait subir le service des ventilateurs à bras.

Les procédés de contrôle de la ventilation ont été systématisés, particulièrement dans nos mines grisouteuses. Plusieurs fois par mois, les courants d'air font l'objet d'un jaugeage sur les différents points de l'exploitation , et le résultat des opérations est consigné sur des plans dits d'aérage.

Des appareils maintenant classiques servent au dosage du grisou. Tels la iurette ou le grisoumètre de M. Le Chatelier, qui fournissent un dosage exact sur échantillon prélevé dans la mine ; telle encore la lampe grisoumétrique Chesneau, donnant sur place un dosage immédiat, approché au millième. Récemment, un ingénieur des mines.

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