‹ Le bilan d'un siècleChapitre 9 sur 69 · AÉRAGE DES MINES · texte numérisé non relu

AÉRAGE DES MINES

meurs de sûreté), l'usage des exploseurs et amorces électriques se généralise de plus en plus, en raison de leur facilité d'emploi et de leur sécurité.

Parmi les explosifs récents figurent les cheddites ou explosifs Street, fondés sur la propriété des huiles végétales ou animales de dissoudre ^ chaud des dérivés nitrés qui peuvent alors être mis sans danger en contact avec des chlorates.

6. Aérage. — En 1 869, un ingénieur belge, M. Harzé, déplorant le défaut de soin que ses compatriotes mettaient à la ventilation des mines non grisouteuses, n'hésitait pas à exprimer le désir de voir se multiplier les exploitations à grisou, si la perfection de V aérage devait en être le prix. Jamais, notre industrie minière n'a donné lieu à de telles constatations. Bien plus, c'est aux expériences et aux calculs des ingénieurs français. Combes, Murgue, etc., que Taérage de nos mines doit son renom universel.

Les procédés d'aérage appliqués aux travaux souterrains ne datent pas de ce siècle. Dès 1760, Spedding avait posé le principe de, la subdivision du courant d'air. Avant lui, Fysen (1696) rapportait que les ouvriers chassaient à coups de bâton les gaz délétères. Sans insister sur les coutumes de ce genre, déjà mentionnées par Pline, je rappellerai qu'on a successivement eu recours à des foyers d'aérage, puis à des ventilateurs pour produire un courant d'air artificiel. Depuis le milieu du siècle, les machines se sont propagées en Belgique et en France, restreignant de plus en plus l'usage des foyers, qui est si peu efficace et si dangereux quand ont lieu des venues puissantes de grisou. Le même mouvement commençait, lors de l'Exposition de 1867, à se manifester en Angleterre, où l'emploi presque exclusif des foyers avait pu se maintenir, eu égard à la grande section des puits ou galeries.

Toutes les machines aspirantes ou soufflantes sont en principe susceptibles de servir à la ventilation, pourvu qu'elles fassent circuler un volume d'air suffisant. Mais, par suite des conditions spéciales aux mines, les machines pratiquement utilisées se ramènent à un petit nombre de types. Les ventilateurs à force centrifuge jouissent aujourd'hui d'une faveur à peu près universelle.

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