EPUISEMENTS DANS LES MINES
animes; car le poids de leau à extraire journeHement est dans beaucoup de cas égal ou même notablement supérieur à celui du minerai.
A lorigine, les moteurs inanimés dont on se servait pour lasséchement des mines consistaient surtout en roues hydrauliques. Le mouvement de ces roues se transmettait, au moyen de bielles, de tirants et de varlets, à la maîtresse tige des pompes placées sur le puits dexhaure; tantôt la maîtresse tige était unique, tantôt elle se décomposait en deux tiges équilibrées, suivant la disposition longtemps classique en Angleterre et en Allemagne. Parfois, les exploitants employaient, au lieu de roues hydrauliques, des machines à colonne d'eau, de préférence à simple effet.
Plus tard sont apparues les machines à vapeur, à simple effet, fonctionnant dans les mêmes conditions que les machines analogues à colonne d eau. C'est à ce type que se rapportent les machines dites de CornouailleSy renommées pour leur faible dépense de combustible et restées pendant longtemps, de ce fait, en possession d'une suprématie presque absolue.
Tandis que les machines à balancier étaient préférées en Angleterre, on utilisait sur le continent des machines à traction directe et sans détente, auxquelles leur simplicité et l'économie de leur installation avaient assuré, dès 1887, une vogue persistante. Pour les épuisements considérables, la dépense de charbon, avec ces .dernières machines, pesait lourdement sur l'exploitation ; on reconnut la nécessité de réduire la consommation par l'usage de la détente, appliquée depuis de longues années aux machines de Cornouailles. Le système. Woolf fut adapté , pour la première fois, en 1889, aux machines à traction directe. En 186/i, Ehrhardt commença à construire dans la Westphalie des moteurs à double effet.
Ces perfectionnements marquèrent la transition vers un progrès plus important, l'emploi d'un moteur rotatif pour les grands épuisements. Le succès de ce moteur s'aflirma à partir de 1867 , en raison des vitesses jusqu'alors inusitées et des détentes prononcées qu'il permettait d'obtenir sans exagération des masses.
L'Exposition de 1878 fut le triomphe des machines rotatives à