RÉCAPITULATION
Section 1 (blés et farines) :
Perte (1) Fr. : 779.398.235 18
Droits de douane (2) 272.360.819 55
Total 1.051.759 054 73
Sucres :
Bénéfice 45.513.124 90
Le solde général du compte ne peut être établi, le solde de la Section 2 (produits divers), faisant défaut.
Si les résultats sont à peu près équivalents pour les blés et farines, ils diffèrent singulièrement pour les sucres. On s'étonne de trouver parmi les éléments d'un bilan, un poste de 223 millions qui se réduit ailleurs à 45. Mais poursuivons.
Le 30 juin 1919, la situation d'après le bilan est la suivante :
Déficit global Fr. : 3.221.960.935 87
Comprenant :
Droits de douane . 750.154.470 26 Dotation ..... 120.000.000 »
Découvert 2.351.806.465 61
Reste, abstraction faite des droits de
douane 2.471.806.465 61
correspondant au poste : Profits et Pertes du bilan.
Il nous manque ici le document complémentaire qui fait connaître comment cette somme se décompose entre les trois parties du compte : la perte afférente dans le total des Profits et Pertes à la Section 1 (blés et farines), nous est inconnue. Il n'en est pas moins facile de contrôler si, au 30 juin 1919, le bilan et la récapitulation concordent.
Cette récapitulation fournit en effet à ce moment les éléments de calcul de la perte totale du compte.
Déficit global Fr. : 3.318.470.545 50
(1) Somme de 622.880.609 fr. 69+156.517.625 fr. 49
(2) Somme de 235.978.865 fr. 81 +36.381.953 fr. 74.
Comprenant :
Section 1 (blés et farines) :
Perte (droits de douane compris) . . 3.426.212.026 23 Ristourne aux boulangers 112.211.734 42
3,538.423.760 65 Section 2 (produits divers) :
Perte 6.505.491 29
Sucres 171.458.706 44
Cafés 55.000.000 »
Cacaos ...... 6.000.000 »
Bénéfice 232.458.706 44
Le déficit global ressortant du bilan s'élevait à 3.221.960.935 87
non comprise la ristourne aux boulangers, comme on peut s'en assurer en consultant le bilan lui-même, reproduit ci-dessus, soit 112.211.734 42
Nous arrivons par suite aux résultats suivants :
DÉFICIT QLOBAL
Bilan Fr. : 3.334.172.670 29
Récapitulation 3.312.469.545 50
Soit un écart de 21.703.124 79
Que conclure de cette vérification ? Ou bien le Ravitaillement récapitule mal ses dépenses, ou bien son bilan est faux. Il se place lui-même entre deux soldes de comptes, conipae €ntre Charybde et Scylla.
Ayant remarqué la discordance qui se manifeste d'ordinaire entre le3 chiffres du bilan et le solde du compte spécial publié trimestriellement, M. Perchot admettait toutefois que la situation d'ensemble pouvait être tenue pour exacte. Il en est de même ici. Mais ce n'est pas l'exactitude comptable.
LE HAVITAILLEMCNT
On trouvora ci-desscois le résiiMwé de» données fournicf par les bilans succossifa, d'où ressort la progression des pertes. Cette progression n'est qu'approchée. « Le chiffre du déficit total accusé par le bilan n'est qu'approximatif )>, dit aussi M. Marin (1).
Tableau indiquant la progression des pertes du Compte de Rantaillement, d'après les bilans dressés par le service.
iJroitB (It:
douane do
d'rnretflstrem.
Date des bilan*
Dotation loi du 16 cet. 19tr>
Déficit
lotwl
4c U perte
subie
31 juill. 191:0.
31 déc. 1916.
31 mars 1917.
30 juin 1917..
31 déc 1917..
30 juin t918..
31 déc 1918..
30 jum i9l9..
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