RÉGIME CONSERVATEUR
HOCIOOA TO nu . 21,607,830 84 Dépense par année ...... ne 8 4,321,566 17 Augmentation sous le régime conser:-
vateur, par année, de plus que
sous le régime Mercier.,...,,,.., 217,251 28
Que l’on prenne même les dépenses totales sous le régime Mercier, sans tenir compte de la somme de 1,142,829.65 payée en vertu de contrats préexistants, sur des dettes et obligations contestéss, découlant de la dette flottante du 31 janvier 1887,
Le total de la dépensa ordinaire et
extraordinaire, de 1888 à 1891 est à 1 RUN ET MR ES D EU 17,560,089 21 mie C'est une dépense parannée,de.... 4,390,022 30 fai RÉGIME CONSERVATEUR. su ra Le total de la dépense ordinaire et so extraordinaire, de 1893 à 1897est qu NRA REINE TE ENT Er 21,607,830 84 vo Ce qui représente par année....... 4,321,566 17 pe vlan End EE Mn amis ho
De plus par année sous le régime DOS one ete propane 64,456 13 de man es Les chiffres ci-dessus sont officiels et ne sauraient être contredits Ils à démontrent la valeur des affirmations de nos prédécesseurs au sujet de à leur bonne administration des finances de Ja province, et exposent d’une " manière tangible la futilité de leurs prétentions. En effet, on constate d
que, üonobstant leurs déclarations contraires, leurs dépenses ordinaires et extraordinaires ont été plus élevées, que sous le régime libéral.
ercier, ontrats 1 dette
s Ils jet de d’une nstate res et
ibéral.
Mais même en adinettant que ce régime, tant conspué sous toutes les formes par ces messieurs, depuis 1892, eût dépensé autant et mème plus que les conservateurs, 1l n’y a aucune parité entre les deux administrations ; l’une à fait des dépenses fructueuses pour la province que le peuple a pu constater, et l’autre n’a rien laissé de tangible.
D'ailleurs, la chambre put facilement constater la différence entre les deux administrations en se rappelant la nature et l'étendue des entreprises publiques encouragées et subventionnées par le régime libéral. En parcourant les documents publics il est facile de s’en rendre compte. Sous le titre des :'épenses spéciales, on y trouvera le règlement de la question des
montant dépensé jusqu’au 30 juin 1891.,.....,..... ; 251,460 42 Ecoles dursoir.: ...,.,..,. MO Hantaeliiits 59,737 59 Palais de justice de Montréal, extension ..... RÉ et A 239,422 83 Ecole normale MeGill,.,....,... RTS et At RAR 63,305 00 Ecole normale Jacques-Cartier. ..... ne bre 80,000 00 COUICATIONITO SION sn re ere res ne 114,009 C0 Chemin de colonisation et explorations, octror spécial. . .., 50,000 00 Empierrement des routes. .......... TE A LR CR TA 6,315 23 Achut de grains de semence.......,..,,..,,.,.,,,,. 1 50,000 00 Nouvelle prison à Montréal, achat de terrains. ........... 27,263 44 Divers, palais de justice et prison, grosses réparations... 67,622 47 Terrain de l’exposition à Montréal.................... 53,721 90
Soit un total de........,..... SRE S1,462.857 81
On y trouvera aussi inscrits les nombreux octrois accordés pour aider à la construction d'écoles dans les municipalités pauvres, et l'encouragement sous forme de subventions données aux sociétés littéraires, de bienfaisance et de charité
La différence entre les deux régimes, c'est que les conservateurs ont suivi une politique égoïste et personnelle, tandis que la politique des libéraux avait en vue le développement réel des immenses richesses de notre sol et la diffusion de l'instruction parmi les classes pauvres. Aujourd'hui que les préjugés disparaissent et que les passions sont calmées, nous pouvons juger de ce qui a été fait dans l'intérêt de la province. [on peut voir combien étaient fausses les accusations aux moyen desquelles ces honorabies messieurs se sont maintenus au pouvoir de 1892 à 1897.
Or, si le régime Mercier à été ruineux, que doit-on conclure de celui de 1892 à 1897 ? Il doit avoir été désastreux, puisque la situation financière est bien moins favorable qu'elle ne l’etait alors. Car en effet, il est établi d’une manière incontestable que nous nous trouvons en face d'une dette qui a subi une énorme augmentation, de 1892 à 1897. La dépense n’a jamais, sous aucune administration précédente, atteint un chiffre aussi élevé, Ils ont contracté des obligations considérables, sans se préoccuper des moyens pour les liquider.
Après avoir soumis le tableau comparatif de la dépense sous le régime libéral et de celles sous le régime conservateur, je me permettrai de démon-
trer par l’état suivant quels ont été les déficits, de 189% à 1897, comparés à ceux de 1888 à 1891. Mais pour établir la parité entre lo régime conservateur et le régime libéral, je déduis des recettes de 1893 à 1897, le produit des nouvelles taxes.
LES DÉFICITS Tableau comparatif indiquant le déficit entre les recettes et les dépenses, de 1893 à 1897, sous le gouvernement conservateur et de 1888
à 1891 sous le gouvernement libéral.
Dépenses ordinaires.
1 D LA Os 24: Qi do A POP RE $20,590,794 87 Recettes ordinaires.
a D LES EU HE OI ICE RENE .. 18,805,332 06 Déficit total..—,,.,.... $1,785,462 81 Soit un déficit par année de......... $357,092 56
Régime Mercier.
Total des dépenses ordinaires de 1888
DAME ce en Ni dim $14,885,844 40 Total des recettes ordinaires de 1888 AUDE ES EeNR ETES 14,357,271 70 au — — co Déficit total,.,,,,,,,,,, $528,572 70 at Soit un déficit par année de........... M CRUE $ 132,143.17 ax Sous le régime conservateur, le déficit de 1893 à 1897, entre les a,
recettes et les dépenses ordinaires, est de $1,785,462.81 ou $357,092.56 par année. Sous le régime libéral, de 1888 à 1891, il est de 528,572.70, ou 132,143.17 par année, soit, sous le régime des conservateurs, $224.- À 949.39 de plus par année après déduction faite des nouvelles taxes. :
‘ 4 à À À à ve Ces chiffres démontrent assez éloquemment, je crois, que les conservateurs n’ont pas à se vanter de la supériorité de leur administration sous ce 1apport. Ce tableau indique aussi que le produit des nouvelles taxes n'a servi qu’à couvrir l'excès de la dépense sur le revenu, et une bien faible partie de la dépense extraordinaire.
L'état suivant va nous démontrer à quoi ont servi les nouvelles taxes. ETAT indiquant l'emploi des nouvelles taxes, depuis le 17 décembre I 1891 au 30 juin 1897.
Déficit entre les recettes et les dé- I penses ordinaires, du 17 décembre 1891 au 30 juin 1892..,..., 8 496,722 67
Déficit entre les recettes et les dépenses ordinaires, du 30 juin 1893 au 30 juin 1897 ,.,,,,,,,... 13 1,783,462 81
iparés > con-
97, le
es, de
re les 92,56 0, ou F224..
bervasous taxes fai-
axes.
mbre
Subventions périmées, renouvelées
par une loi en 1894.......... 509,850 49 Dépenses extraordinaires, du 30 j juin 1893 au 30 juin 1897...,,..... 1,017,035 97
Différence entre le montant des titres émis pour l'emprunt de 1894. # 2,920,000 00 Et le produit encaissé..,..,,,,..,.. 2,742,076 23 —- — —— 177,923 77 Différence entre le montant des titres émis pour l'emprunt de 1897, 1,360,000 00 Et le produit encaissé.,,.,..,...., 1,224,000 C0
vera Sa opera ess 136,000 00 $ 4,122,995 71
A déduire le montant perçu par les nouvelles taxes de 1893 à 1897.. 2,262,452 55
Balance en plus............. $ 1,860,543 16
Ces chiffres établissent, d’une manière indiscutable, que ces honorables messieurs n’ont rien fait pour réduire les obligations du régime libéral, tel qu'ils l’avaicnt promis, lors de l'imposition des nouvelles taxes. Par les différents états que j'ai soumis, il est facile de constater la nature de leur administration financière, du 30 juin 1892 au 30 juin 1897.
Ces chiffres indiquent aussi que la dette préexistante à leur arrivée au pouvoir n’a pas été réduite d’un seul centin, mais qu’elle a été augmentée considérablement, et que pour couvrir une partie de leurs dépenses, ils ont absorbé le produit des nouvelles taxes s’élevant à.... $ 2,262,452 55 avec un surcroit de revenu de...........,,,.,,...,., 858,743 45
Soit un total de plus de revenu que sous le régime libé- . BA it routnentenenbe ee TN OULNT $ 3,121,196 00 Il est donc clairement démontré que ces honorables messieurs n'ont, en
aucune façon accompli la tâche qu'ils s'étaient imposée en arrivant au pouvoir.