‹ Le bilan de la province de 1867 à 1897 [microforme]Chapitre 15 sur 18 · AUGMENTATION DE LA DETTE SOUS LE RÉGIME CONSERVATEUR · texte numérisé non relu

AUGMENTATION DE LA DETTE SOUS LE RÉGIME CONSERVATEUR

Du 17 décembre 1891 au 30 juin :897.

L'état de la detté nette, au 30 juin

1892 était de. $ 23,641,346 28 Dans ce montant sont comprises

toutes les subventions accordées

aux chemins de fer, périmées et

qui peuvent le devenir,

Pour établir la comparaison entre la

dette nette du 30 juin 1897 et

celle du 50 juin 1892 il faut dé.

duire le montant des subvuntions

périmées, .,.,,,.,,., $ 2,018,769 Il faut ajouter à cette somme les sub-

ventions que le gouvernement con-

servateur a fuit voter à la session

de 1894-95, en remplacement des

subsides périmés, et dont il est

responsable, au montant de...., 509,850 49 Pour avoir ajouté à lu dette flottante

le montant du déficit entre les re-

cettes et les dépenses ordinaires

Cu 17 décembre 1891 au 30 juin

1892, et dont le gouvernement

conservateur est responsable. . 5 496,722 6 Pour avoir ajouté au passif du 17 dé.

cembre 1891 une somme de $453,-

900 pour les travaux du Palais de

Justice à Montréal, ce qui avec la

somine de $100,000 inciuse dans

les estimés pour la même fin, forme

$553,500et dont $105,: 202.57 seule

dépense autorisée avant le 21 dé-

cembre 1891 (Rap. du Conmissai-

re des Travaux Publics de 1894,

page 137) le surplus ayant été dé.

pensé sur le contrat ‘fait par le

gouvernement précédent avec

MM. St. Louis, Cousineau et au-

tres 447.747.43. moins réclama-

tion Berger, $133,834.98,.,,.,... 313,912 45 $& 3,339,254

Balance...

Tel est,au 30 juin 1897,le montant de la dette nette,après déduction faite des subventions périmées, des mon tants dont le régime Mercier n’est pas respons ible, mais Sans tenir compte de ce qui a été payé par l administre ation libérale sur la dette flottante, obligations et dettes contestées, antérieures au 31 janvier 1887, soit 1,142,829.65. Dans cette balance est aussi compris le montant de la dette nette au 31 janvier 1887, $11,389,167.11.

Montant de la dette natte, au 30 juin 18.7.,,..,,,., 25,491,658 16

Augmentation, du 17 décembre 1891 au 30 juin 1897. 5,189,566 71

Il ne faut pas oublier que le régime libéral ne peut être tenu responsable de l'administration financière de l’année 1892, vu qu'elle a été controlée par le lieutenant-gouverneur, de septembre au 17 décembre 1891, et par les conservateurs du 17 décembre 1891 au 30 juin 1892.

Is sont donc responsables de la plus grande partie de l'augmentation de la dette du 30 juin 1891 au 30 ; juin 1892. Cette augmentation est due à leur politique d’extravagance, à leur négligence dans la perception du revenu et à une dépense trop libérale, voulant par ces moyens se rendre agréables aux électeurs dont ils désiraient s’attirer les suffrages.

L'augmentation de la dette nette sous l'administration conservatrice est donc de 5,189,566.71, déduction faite des subventions périmées, des subsides qu’ils ont fuit renaître et d'autres items dont le régime libéral n’est pas responsable. Ils ont de plus absorbé le produit des nouvelles taxes et un surcroît de recettes s’élévant à la somme de $3,121,196.00. En résumé ils ont augmenté la dette de $5,189,566.71 et ont dépensé un revenu additionnel de 3,121,196.00, le tout s’élevant 8,344,597.69.

Ils ont donc trompé la Chambre et le pays sur la vrai situation financière, par leurs déclarations publiques, pendant la dernière campagne électorale, et c’est sur un prétendu équilibre qu’ils comptaient pour se rendre favorable la voix des électeurs.

Ce sont pourtant ces hommes qui se vantent depuis cinq ans d’avoir retabli l'état financier. Etrange équilibre que celui d'avoir augmenté la dette nette de $5,189,566.71 et d’avoir dépensé en outre 53,121 196. 00.

Par leurs déclarations publiques la dernière campagne élect orale, ils trompaient sciemment ou non les contribuables sur la vraie situation financière et c’est au moyen de ce prétendu équilibre dont ils se vantaient qu’ils pensaient gagner les faveurs populaires.

En faisant de telles déclarations ils connaissaient l’état financier ou ils ne le connaissaient pas. Dans un cas comme dans l’autre, ils trompaient les électeurs comme ils les ont trompés sur la nature de l'administration libérale, au sujet de ses obligations et de ses dépenses.

Les opérations de l’adininistration qui nous a précédés ont été infructueuses pour la province, et n'ont servi, tout au plus qu’à bénéficier à leurs adhérents mais non aux contribuables. Ils ont montré, pendant leur règne, une ineptie impardonnable ; leur politique a servi aux créatures {ai leur étaient dévouées, mais non au peuple, aux yeux duquel ils se sont coutentés de faire miroiter d’éblouissantes promesses.

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