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Montant réel de la dépense (Voir les Comptes Pubs. $ 4,892,282 70 En examinant les chiffres ci-dessus, l'on voit que l’estimé de la dépense était, au 26 de mai, de $4,496,528.48, ce qui représente $400,000 par mois. Or, comment était-il possible de faire face aux dépens:s, du 26 de mai au 30 de juin, sans avoir recours à des mandats spéciaux, dont le montant s'est élevé à $265,465.29, chiffre bien inférieur à celui qu'ils avaient dépensé mensuellement,
L'état ci-dessus indique assez clairement que ce n’est pas nous que l’on peut taxer d’extravagance, mais bien ceux qui avaient agi avec tant de prodigalité et qui nous avaient laissés sans ressources pour faire face aux exigences indispensables du service public. Nous nous sommes simplement limités à solder les obligations découlant de la politique de nos prédécesseurs qui, maintenant dans l'opposition, voudraient nous faire porter une part de la responsabilité qui est attribuable à leur propre extravagance,
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L'ex-Trésorier dit que cette auginentation de la dépense n'a ét qu'accidentelle et ne pouvait être prévue, mais qu'on ne devait pas la con sidérer comme d’une nature permanente sur le revenu. ‘Je saisis, dit.il, ‘* cette occasion pour protester contre la politique que le gouvernement à adoptee er, arrivant, c'est-à-dire qu'il est nécessaire d'effectuer un nouvel emprunt pour solder ce déficit. Si leurs promesses d'économie doivent se réaliser, ils peuvent rembourser en peu cle temps les emprunts temporaires dont ils peuvent avoir besoin pour rencontrer leurs dettes actuelles, mais c’est une chose bien différente que d'ajouter à la dette consolidée, ct d’obliger la provin e de payer un intérêt pour un terme de 40 à 50 ‘ans sur un emprunt qu'ils pourraient liquider autrement, ? L'ex-Trésorier dit que la dépense de l'année dernière n'était qu'accidentelle et ne pouvait être considérée comme d'une nature permanente, Il st impossible de dire si la dépense de l'année dernière était d'une nature permanente où non, mais si l'on en juge par l’extravagance de son administration des finances et par les obligations qu'il s'engageait en vertu d’arrêtés en Conseil à faire voter par la Législature à la Session suivante, il nous est bien permis de mettre en doute les déclarations que les dépenses n'étaient qu'accidentelles et qu'ils se seruientarrêtés dans la vote d’extravagance qu'ils avaient suivie depuis leur avenement au pouvoir.
L'honorable ex trésorier prétend que le déficit et les obligations qu'ils ont léguées pourraient être soldées avec Le reveuu ordinaires Cependant ce monsieur doute que nos estimés des recettes et des dépenses pour l’année prochaine puissent se réaliser, [/ex-trésorier est pourtant celui qui nous soumettait, à la dernière session, des estimés représentant à peu près les mêmes chiffres que ceux de l'honorable premier ministre, au moyen desquels, il nous prédisait un surplus de $73,299.40 entre les recettes et les dépenses ordinaires. Aujourd'hui, il ne crois pas que les estimés puissent se réaliser. On voit par là ce que vaut l'opinion de cet honorable monsieur, L'année dernière, lorsqu'il était trésorier, il nous faisait miroiter un surplus. Cette année il ne crois pas que nous puissions réussir à équilibrer les recettes et les dépenses. D'un autre côté, il prétend que nous pouvons, sans avoir recours à un nouvel emprunt, rembourser à même nos revenus ordinaires, les obligations qu'ils nous ont léguées. Pourquoi, l’année dernière, a-t- il effectué un emprunt de 1 1,360,000 pour regler une partie des 17 cents et demie sur les derniers 35 cents de la conversion en argent, des subsides en terres octroyés À c’rtaines compagnies de chemins de fer? S'il croit aujour:. d’hui qu’on puisse rembourser à même le revenu ordinaire, 1,121,967.08 de subventions aux chemins de fer, et 370,174.35 de dépôts de garantie, à part d’autres obligations, pourquoi ne lat il pas fait lui mme pendant le dernier exercice. Tout cela n’est que de la mise en scène, car il sait fort bien que nous ne sommes pas en état de solder les obligations qu'ils nous ont léguées avec nos revenus ordinsires, et si, définitive nent nous sommes lég: lement obligés d’acquitter les enç gagements qu'ils ont contractis par arrêtés en conseil, il faudrait un emprunt bien plus considérable que celui que nous nous proposons d'effectuer, Après avoir contracté de lourdes obligations, l’ex-trésorier vient froidement nous dire de les régler avec le produit de nos revenus ordinaires, tout en déclarant qu’il ne croit pas que nos recettes sufliront pour couvrir les dépenses ordinaires, L'année
dernière dans son discours sur le budget, il déclare qu'il allait réserver sur le dernieremprunt permanent un million pour solder la balance des subsides aux chemins de fer et les dépôts de garantie, mais malheureusement il n’a pas tenu sa promesse car ce million a été absorbé par le déficit de 1897. L'année dernière il obtenait l'autorisation de faire un emprunt pour regler les 174 centins sur les seconds 35 cts. Aujourd'hui nous demandons un emprunt pour regle: des obligations de même nature, savoir : la balance des pi dépôts de garantie des subsides aux chemins de fer et une partie des 174 cts, mais dans l'opposition il ne veut pas d'emprunt pour payer leurs propres obligations, il faut que nous les soldions avec les revenus ordinaires.
Sa critique sur le budget de l’'Hon. Premier ministre n’a été, d’un bout 1 | à l’autre, qu'un tissu de contradictions avec ses œuvros et celles de ses amis, et qu’une fallacieuse attaque des actes d’une administration dont il ne s’agit pas dans le moment. L’ex-Trésorier nous a aussi entretenus de son projet de conversion dont il se plait naturellement à parler avec com-
| plaisance. Pourtant la conversion des £560,000 stg. effectuée avantle 30 juin 1897 n'est pas de nature à nous laisser d'illusions à l'égard de ce projet