‹ Le bilan des sociétés par actions: Le compte des résultats: Interprétation & UnificationChapitre 7 sur 77 · LE A · texte numérisé non relu

LE A

Caisse à Capital pour notre apport en espèces.”

Cette opération sera relatée au livre-journal qui consigne les faits de commerce dans l'ordre chronologique ; mais, transcrite au grand-livre, elle figurera sous forme de balance comparative entre débits et crédits, dont le solde, débiteur, si le débit l'emporte sur le crédit, créditeur, en sens inverse, sera le poste correspondant de la balance préliminaire, prodrome du bilan de fin d'exercice.

S'agit-il d'une entreprise privée, Le capital initial sera le point de mire, l'obsession constante du propriétaire.

Un commerçant ou un industriel qui débute avec un capital de 100.000 francs en espèces et qui constate, l’année suivante que ce capital est devenu 109.000 francs, gagne naturellement 9.000 francs, soit 9 0/0.

Nécessité de la comptabilité. — Sans doute, la chose parait facile à première vue.

Quoi de plus aisé, vous diront certains commerçants qui considèrent la reddition des comptes comme une opération puérile et qui allègueront que ce n'est pas la science des comples, cette broutille, qui assurera la prospérité de l’affaire. |

Erreur ! Le commerçant qui tient pareil langage est. imprudent et court des risques, même après plusieurs années de succès, Il ne doit non plus ignorer l’art. 17 du Code belge de commerce qui l’astreint, non sans raisons d’ailleurs, à faire sous seing privé, tous les ans, un inventaire des eflets mobiliers et immobiliers, des dettes

actives et passives, et de le copier année par année dans

un registre à ce destiné. Reprenons l'exemple cité : si ce commerçant a commencé avec 400.000 francs et s’il a gagné 9.000 francs dans l’industrie, c’est que son actif a augmenté de cette valeur de 9.000 francs. Certes, il y aura lieu pour lui de se réjouir, mais saurait-il dissocier son nouveau capital avec une rigoureuse précision ?

Il ne suflit pas seulement de gagner momentanément ; il faut de plus sonder l’avenir, il faut prévoir. A ce point de vue, le commerçant est doublement responsable ; envers lui-même et les siens d'abord, envers les tiers ensuite, pour l'étendue et le maintien de son crédit.

Pour ne citer qu’un exemple, le commerçant peut-il entre autres certifier que son matériel vaut encore après un premier exercice le montant des sommes qu’il y a consacrées dès le début et au cours des affaires ? Sans doute, il songera que ce matériel s’use, mais ii oubliera généralement que la dépréciation par l'usage se complique du fait des nouvelles découvertes à procédé plus rapide, moins coûteux et qui l'obligeront à remplacer le matériel démodé et dispendieux.

Que de petits industriels se sont trouvés au-dessous de leurs affaires pour n’avoir pas prévu ! |

Et ce n’est là qu’un des nombreux exemples qui surprendront le commerçant qui se borne à tenir ses

comptes currente calamo.

20 Etablissement de l'inventaire. — Les principes directeurs de la comptabilité établis, la nécessité de l’établissement de l'inventaire prouvée, il nous sera permis d'aborder aisément l’étude suivante et qui synthétise en

une monographie simulée les-opérations d’un commer-

SM à: Ho

çant établi à compte propre, n'ayant de responsabilité qu’envers soi.

Poar la facilité d’assimilation, nous chiffrons chacune de ces opérations que nous passons simultanément au

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