LAON
Les mêmes déductions seront tirées en ce qui concerne le capital de la société par actions, avec cette nuance toutefois que le montant social est fourni par des tiers vis-à-vis desquels la société est tenue par son actif et que cestiers ne sont pas à considérer comme des créanciers dans l’acception rigoureuse du terme, mais comme des coopérateurs en quelque sorte qui auront à supporter les aléas de Paflaire ou à en recueillir leur part de succès.
Eléments du capital. — Pour la société par actions comme pour l'entrepreneur établi à compte propre, le capital nominal se compose de divers éléments, qu'il serait irrationnel de grouper sous le terme générique de comptable d’origine. En effet, il serait très difficile pour le commerçant, de dépouiller la contre-partie du capital qui se décompose en marchandises, en fonds publics, en effets, en créances, en immobilisations diverses. |
De là, la convention d’opposér au compte passif capital, les comptes aclifs de valeurs de contre-parties ou corporalités qui en sont la dissection. Cette convention permet de connaître les entrées et les sorties de chacune des valeurs et chose essentielle, de calculer les résultats en pertes et en profits.
Ces résultats eussent été difficiles à découvrir dans le fouillis des nombreuses opérations, si l’on avait agglutiné sous le terme capital, tous les comptes qui le composent et dont le montant global doit nécessairement correspondre au montant du capital. Il va sans dire que
ÿ ces montants dont le total correspond au montant du
ARTE capital ne comprennent pas ceux des comptes de résultats acquis en fin d'exercice.
La notion de la comptabilité à partie double. — De là, deux parties bien distinctes, une double partie, qui a été la base de la comptabilité à partie double, dont la raison essentielle est dans la contre-passation d’une écriture initiale par une autre subséquente.
Lorsqu'un commerçant s'établit: il consacre à ses affaires un capital ; ce capital vis-à-vis duquel il est tenu trouve des équivalences à l'actif.
Supposons qu'il n'apporte que des espèces au moment où il débute. ;
L'élément caisse de l’entreprise, du chef qu’il a reçu ces espèces, est rendu débiteur envers l'élément capital qui les lui a fournies. | |
I] s'ensuit, que dans cette méthode digraphique, on a simultanément tenu compte de deux opérations, affectant deux Sncnts deux comptes différents, l’un emprunteur, l’autre prêteur, le premier devant à l'autre les valeurs dont s’agit.
Principes de la comptabilité à partie double. — Pour bien caractériser le mouvement des valeurs respectives et pouvoir les reproduire le cas échéant, on est convenu que tout compte qui augmente est réputé débiteur envers celui qui diminue de cette valeur correspondante. Et c’est ainsi que dans l’exemple qui nous occupe, le compte caisse sera débité par le crédit du compte capital ; dans les livres commerciaux, ‘cette mutation sera enregistrée de la manière que
voici :