DEFINIE PAR M. LAURIER
Et qu'est-ce done après tout, qu’une —— * et quelle est sa raison Je laisse parole au chef du gouvernement.C'est lui qui, le 21 février dernier, disait en présentant sa me sure à la Chambre des Communes .
2 Axant d'aller plus loin, avant de
: le seuil de ce problème, je pose tout de suite cette question à la Chambre: Que sont les écoles sépa- “ rées ? Quelle est la signification de ce „terme 7 D'où vient-il ? “ Quelle en fut l’origine et quel en fut „ l'objet ? Peut-être dira-t-on :
Mais à quoi bon discuter une telle “ question ? L'expression “ écoles * séparées doit être familière à tout „le monde ? ” Monsieur l’'Orateur, “ si quelqu'un devait faire une telle 885 tion. soulever une telle ob- „ jection, je lui dirais que jamais ob- “* iection ne fut moins fondée que “ celle-là. L'humanité est toujours la „ meme. Il surgit toujours de nou- “ veaux problèmes et de nouvelles complications, mais ces problèmes et ces complications, évoluent tou- „ Jours dans le même sentier battu par les passions des hommes, par 5 préjugés, par leur égoisme, histoire devrait donc être une sau-
-“* vegarde, et c'est généralement en : “ appelant à l’histoire du passé que nous
les problèmes dont „ nos pères eurent à s'occuper et la “ solution de ceux qui s'imposent à notre attention. Si nous jetons un regard rétrospectif sur l’histoire de notre jeune pays, si nous décou- “ vrons l'origine de la question Sco- “ laire, l'origine de la question des “ écoles séparées, peut-être cette his-
„ toire sera-t-elle pour nous la co-
“’Jonne de feu qui nous montrera le
chemin pendant la nuit et éclairera
notre marche.” (Hansard de 1905, page 1501).
“ Inutile de faire observer que 1m „ religion chrétienne repose non seu
„dans l'esprit de tous les chrétiens, nne place aussi importante que les “ préceptes mêmes de la morale. La “ réforme opéra une scission parmi “ les chrétiens. Les anciens groupes “ restèrent catholiques-romains : les ‘ novateurs s’appelèrent protestants.
“ Entre catholiques-romains et pro- “testants il existe de profondes di- “ vergences€n matière de dogmes.
‘“ D'une confession protestante à une “ autre, au contraire, la divergence “ est. plutôt affaire de discipline que “ de dogme. Aussi, l’ancien gouver- ‘nement du Canada, mis en présence d’une population catholique et de diverses sectes protestantes plus „ou moins similaires, et constatant „ qu’au point de vue des croyancés, “ 11 n’y avait lieu, en pratique, de te.
„nir compte que de la scission entre “ catholiques et protestants, autorisa “ l’enseignement religieux dans les diverses écoles, de manière À permettre À chaque père de famille de faire inculquer à ses enfants ces ar- “ ticles de foi auxquels il tenait plus “ qu'à la vie même. C'est là toute la raison d’être des écoles confes- “ sitonnelles ou séparées.” (Hansard de 1905, page 1504),