SCÈNE VL
BERTA, sente.
,Uj^e leltvç dünjoii pi;re... Oh! lisons vile... (eiic lit.) «Tu m'as » souvchl demandé, nia chère Berla, d’où me venait la tristesse » à laquelle j’étais en proie, et toujours j’éludais de te répon- » dre... Apprends doiic la cause du chagiln qui assombrissait » les cmirts iHstants que j’ai pu passer auprès de loi. 11 y a » biéhtôt dix-hiiit dns, nous nous battions contre l’électeur de » Bavière. Un soir, nous primes d’assaut un village ennemi, » nous y entrâmes en vainqueurs... et, moi, j’oubliai la protec- » üon, le respect que doit un soldat à l’innocence d’une jeune » tille... Je ne pouvais rester insensible aux larmes de la pauvre » enfant. Un vieux pasteur nous unit devant le ciel; mais je » n’ai pu , demander à no^ lois humaines de consacrer ce ma- » liage, enlrainé que j’ai toujours été par nos gueires conti- » nuelles... J’ai vainenjçnt tenté de nie rapprocher de Chai lotte » Muller ; j’ai pu apprendre seulement que la pauvre abandonnée » avait quiU'é le village... avec son enfant... qu’elle habitait un » faubourg de Munich... Demain, nous livrons une bataille dé- » cisive; je puis succomber, et je paraîtrai peut-être moins cou- » pable devant Dieu si ma fille, si ma Berta me jure de relrou- » ver la pauvre, Charlotte, et de veiller toiÿours sui’ si fille, » comme une amie... comme une sœur! » (s’cs.uyüniies yeux, et fivec
émotion en étendant la maiu.) Olll OUi.,. COUime Ulie SœUl’I... Je le
jure... je le jure... le temps seulement de rejoindre ma tante à Bamb’erg... et avec elle je pai tirai poui- Munich... (on enuiid b ritournelle du eboeur suivant.) Mais, d’aboi'd, l'etouriions au couvent... mes préparatifs seront bientôt faits'... (eiib sort par le fond, au moment
où les jeunes filles arrivent par la droite.)