TOBIAS, REINHOLD
REINHOLD, eutrant^ à U canloni.adet aux compagnons tonneliers qui s'éloignent.
C'esl ça; allez, mes amis; portez cette belle tonne jusqu'aux celliers de Son Altesse l'évèque de Bamberg... (a lobia».) Eh bien, monsieur mon contre-maitre , vous n’aliez pas avez eux à l’évèché? vous dédaignez de recevoir votre part de louanges pour notre beau travail, et votre part d’argent s’il y a largesse?
TOBIAS
Oh ! je n’ai aucun droit à cet argent-là, moi.
REINHOLD
Et pourquoi, s’il vous plaît ?
TOBIAS
Mais, pour confectionner cette tonne, ce beau chef-d’œuvre, je n’ai touché ni la douve ni le maillet.
Qu’est-ce que cela fait? est-ce que mes braves compagnons travailleraient aussi bien sans toi?
TOBIAS
Oui, quand j’entame une de nos bonnes et joyeuses chansons, les marteaux retombent plus vite et plus gaiement.
REI.MIOLD.
C’est cela !
TOBIAS
Sans doute; mais je ne chante plus...
REINHOLD
C’est-à-dire, tu chantes moins... Oh! je m’en suis bien aperi^u, et j’en sais la cause, ami Tobias.
TOBIAS, inquiet.
La cause?...
REINHOLD, avec mystère.
Sans doute... tu es amoureux.
Je t’assure...
TOBIAS, trouble'.
REINHOLD
Ta, ta, ta... tes petits airs de mélancolie... tes soupirs... voyons... est-elle jolie?
TOBIAS, avec feii.
Oh! oui.
REINHOLD
Eh bien, épouse-la.
TOBIAS, «oiipirant.
L’épouser !... impossible !
REINHOLD
Pourquoi?... Ellé est riche et tu n’as rien... Eh bien! je te donnerai une dot; combien te faut il?
TOBIAS, secouant la tête.
Une dot!... une dot!...
REINHOLD, aver colère.
Si je veux t'en donner une, moi... ne suis-je pas assez riche '^... n’ai-je pas hérité, il y a six mois, de mon digne oncle, maître .Martin... mille cerceaux? Je n’en aurai pas le démenti... tu te