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m LE BLANC ET SA MUNICIPALITÉ
sident de la fîBte. Pois le même vieillard fit un discours analogue k la fSU, doot oa demanda l'impressùMi, qui fut votée è l'imanimité. Ensutte, on htt lee lois et décrets relatifs i la fête et on chanta plnsienrs hymnes patriotiques.
Alors, les vieillards réonireot leurs baguettes eu faisceaux, les enlacèrent de rubans tricolores et les remirent à deux jeunes gens. Des cris de Vive la RépnMiqvêf Vive fanion et la paix f tareai répétés ft plusieurs reprises.
Eje cortège se retira dans le mdme ordre & la maison commune et les citoyens se réunirent autour d'un repas civique.
Les danses commencèrent h quatre heures du soir et se prolongèrent jusqu'à huit heures avec grand ordre et décence.
Les dtoyens, en général, prirent part à la fBte et aux divertissements ; les ateliers et boutiques étaient fermés (L'ordre avût été donné de fermer les boutiques et de chômer exactement la fête).
Le 14 juillet 1798, f%te en l'honuenr de l'anniversaire de la prise de la BasUUe ; elle eut lieu sur la place de la ville basse, devant l'autel de la Patrie. L'année suivante, elle fut célébrée dans la salle décadaire.
Le 27 juillet 1798, on célébra au Blanc la l%te du 9 thermidor, en souvenir de la chute de Robespierre et le 3 septembre, ce fut, par un contraste bizarre mus fréquent h. cette époque, l'anniversaire du coup d'État du 18 fructidor an V, qui fut l'objet d'une autre céré-
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sous LA RÉVOI.UTION.
monie. Au 18 Fructidor, on eait que les trois directeurs. Barras, Lareveillère-Lepaux et Rewbel, renveraèrent leurs collègues, Barthélémy et Camot, qu'on accusait d'être favorables à la royauté et qui furent condamnés & la déportation.
Le 8 juin 1799, on célébra une fêle funéraire eu mémoire des citoyens Bonnier et Roberjot, plénipotentiaires francfùs chairs de négocier la pûx avec l'Allemagne, et assassinés & Rastadt, le 28 avril, par les Autrichiens. Le 14 septembre, autre fête funéraire en l'honneur du général Joubert, commandant en chef de l'armée d'Italie, mort h. l'ftge de trente ans sur le champ de bataille de Novi, alors qu'il essayût de rallier son armée surprise par Souwarow.
La dernière fête fut célébrée le 22 septembre 1799, en l'honneur de la fondation de la République et de l'acceptation de la Constitution de l'an III. Un détachement de soixante-quinze hommes de la garde nationale assistait & la cérémonie ainsi que le reste de la force armée. On se réunit & neuf heures du matin place des Hautes- Tours, et è. dix heures précises, le cortège se dirigea en ordre vers le temple décadaire, tto y avait élevé un autel â la Concorde, et sur sa base on lisait ces mots : Paix à tkomme Juste, à l'observateur fidèle des loà. Le président de la fête, placé près de cet autel, invita tous les républicains à abjurer de funestes divisions et à ne songer qu'à la patrie en péril.
Un citoyen portait une enseigne sur laquelle on lisait : Le peuple debout est armé contre ses ennemis extérieurs et
ùitiriewj, pottr tinUgrité de ion lerritoire et te nsifi(t«R de sa Cotulitntion de Fan III.
Le président de la i&te proclama honorablement les noms des citoyens conscrits qui avaient obéi 6 la loi, et il désigna les individus qui s'y étaient soustraits; B invita les parents de ces derniers fc les ftire partir, et les ageAts de l'autorité publique à donner main-forte i. la loi. Enfin il proclama, tot^ours honorablement, les noms des citoyens qui avaient payé en tout ou en partie leur cotisation It l'emprunt forcé, et dont le préposé & la rente de l'arrondissement lui avait fourni la liste.
Puis, les autorités constituées et les foncUcumùres publics prêtèrent le serment civiqte.
La fête fut terminée par un discours et des cbants patriotiques atiakgues à la eircomlanee. L'après-midi fut consacrée aux danses et autres exercices '.
Je m'arrête ici. J'aurais pu donner à cette petite étude un développement plus considérable ; mais je ne l'ai pas voulu, soucieux que j'étais de ne pas trop abuser de la bienveillante attention des lecteurs de la Revue du Bas-Berry.
Je crois, du reste, avoir extrait des volumineux manuscrits municipaux du Blanc tous les faits qui
1. Ce récit est 1k reproduction presque IcitQello da la VA du 19 tmofidiiT SD Vli, qui détermine le mode de ctiébrstion de k fite tnnivermire de U TaDdiUoD de la République {BvUttin det loi», 30&, a- 3,2i3.)
sous LA RÉVOLUTION. m
pouvaient intéresser notre histoire locale ; mon but est donc atteint.
Quelques personnes, au début, avaient cherché à me dissuader de poursuivre mes recherches. Prenez garde, me disail^on, vous abordez un sujet bien délicat, un terrain encore brûlant; peut-être ne pourrez vous pas éviter de réveiller bien des souvenirs désagréables.
Malgré ces avertissements, j'ai persisté; mais les conseUs amicaux qui m'avaient été donnés n'ont pas été oubliés par moi. On a pu voir avec quel soin scrupuleux j'ai évité d'attribuer è. des personnes désignées par leur nom, la responsabilité des actes qui me semblaient, je ne dirai pas blâmables , mais même simplement susceptibles d'être diversement appréciés. Je n'ai pas la prétention d'avoir réussi à plaire: mais je crois n'avoir peiné personne et j'espère également n'avoir froissé aucun souvenir ni aucune conviction.
l"' mai 1878.