VilUanmè, Bitloire de la Révolution française, page
lue LE BLANC ET SA MUNICIPALITÉ
confiés par les pères et môres, tuteurs ou curateurs qui étaient tenta d'envoyer leurs enfants ou pupiUes aux écoles du premier degré d'instruction.
Le 9 mars 1794, la ville du Blanc reçut la visite du citoyen Michaud, représentant du peuple, envoyé par la Convention nationale dans les départements de l'Indre et du Cher pour y établir le gouvernement révolutionnaire.
Sa réception présente ce caractère de banaUté qu'on rencontre dans toutes les entrevues officielles. Le commissaire de la Convention fit difi'érentes questions sur l'état de l'esprit public, sur l'exécution des décrets, sur l'état des subsistances. Il demanda s'il existait un hApital et un collège. Ensuite il invita tous les citoyens présents & se maintenir dans le bon espnt oti on lui avût dit qu'ils étaient. Il les engagea à. se mettre en toutes circonstances & la hauteur de la Révolution et h se dévouer au bien public, puis il s'en tut.
'■■ Un préfet de 1878 ne saurait tenir un langage moins compromettant et plus correct.
M. le docteur Gaudon, dans son Histoire du Blanc ', raconte sur ce personnage l'anecdote suivante : « Michaud tenait ses séances journalières dans 1 église des Augustins. A la dernière, tout h coup, au milieu d'une population nombreuse qui s'y était rendue, une jeune fille se lève et demande la parole pour solliciter la liberté de
1. BiiUire du Blanc et det environs, par M. le docteur Gaadon, page 5Î.
sous LA RÉVOLUTION. dï?
son père. C'était la fille de Pierre-François Turçuet de Mayerne. La. jeune fille parla avec tant d'&me, elle expnma sa douleur en termes si attendrissants, que le conventionnel sortit de l'assemblée tout ému. En rentrant à l'hôtel de la Promenade, le citoyen Michaud apprit que l'hôtelier venait de devenir père juste au moment oti lui-même présidait l'assemblée du peuple. On lui demanda d'être le parrain de l'enfant.
H Volontiers, reprit-il, à la condition que la marrtdne sera la. jeune fille qui m'a si bien harangué & la Société populaire. »
La jeune fille accepta et d'un comuMm accord, ils donnèrent au nouveau-né le prénom de Probe.
Le 17 août 1795, la nommée Marguerite Rondeleau, femme de Montillaud, grenadier au quatrième batEiilloo de l'Orne, au bivouac sous Quiberoui déposa sur le bureau de la municipalité une lettre de son m&ri et un assignat de 400 livres qu'elle déclara être faux et qui était un de. ceux pria à Quiberon sur les émigrés. La municipalité, satisfaite de la conduite de cette citoyenne, arrêta que mention honorable serait faite sur le procèsverbal et ordonna que sur le revers de l'assignat mention serait faite qu'il était faux, afin qu'il ne pût plus circuler, ce qui fut fait à l'instant par le secrétaire.
Le ministre anglais Pitt, pour détruire le crédit public en France, favorisait des fabriques de faux assignats en Angleterre et môme en France, jusque dans les prisons. Lors de la prise de Quiberon, dix milliards de faux assignats tombèrent au pouvoir des troupes répubUcaines.
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Auasi voyons-nous les dépôts volontaires de ces billets se succéder fréquemment dans les séances du Conseil général. Le 17 août, le 31 août, le 3t août, différents habitants du Blanc apportèrent h la maison commune les faux assignats que leur avaient envoyée, comme objets curieux, leurs parents, soldats au quatrième bataillon de rOme ou à la dix-septième demi-brigade. Ces corps avaient pris part & l'expédition de Quiberon.
Le 30 octobre 1799, le citoyen Antoine Froment se présenta devant les officiers municipaux. C'était un directeur à'artûtes dramatiques arrivés récemment au Blanc. (Dans la délibération, on avait écrit le mot comédiera; mais il fut barré.)
Il exposa qu'il voulait donner en ce chef-lien quelques représentations dramatiques pour lesquelles il avait obtenu l'autorisation de l'ofQcier de police administrative de la commune. Il n'avait pu trouver un local assez vaste pour pouvoir contenir tous les citoyens qui voudraient honorer le spectacle de leur présence- Le temple . décadaire seul (l'église Saint-Génitour], remplissait toutes les conditions.
Il sollicita la permission de se servir de ce local dans les moments oii il ne serait pas occupé pour la chose publique, s'engageant & ne représenter que des pièces relatives aux bonnes mœurs et à la Constitution de l'an III, s' obligeant aussi à ne pas dégrader les décorations du temple.
Le Conseil général accorda à Yimpresario l'autorisation qu'il désirait, en se fondant sur ce que l'art dramatique
était une profession instructive et qu'elle était autorisée et protégée par les loia de la République.
Au mois de février 1800, il existait au Blanc dettx trùupei de aoirdisant officiers de santé, l'iuia^irigée par un nommé Soldadier, l'autre par un nommé Lalane. Ces individus débitaient des poudres et autres remèdes. Ils fixèrent l'attention de la municipalité qui ne les voyait pas d'un très-bon œil, car elle prit une délibération toute spéciale h leur endroit. « Il importe essen- » tiellemeot pour l'humanité, dit le procès-verbal, d'é- » loigaer des bons habitants de la campagne les charla- >i taos qui n'ont pour toute science que l'art de les du- " per; il importe de s'assurer si ceux-ci ont fait les " cours nécessaires et donné des preuves de capacité. »
Bref, les citoyens Soldadier et Lalane furent mandés avec lew-s traits h la séance municipale. Là, on leur demanda, entre autres choses, de justifier qu'ils eussent fait les cours nécessaires pour exercer leur profession et qu'ils eussent à fournir à l'aide de certificats, des preuves authentiques de leur capacité.
Les charlatans savent mentir mieux que personne, dit-on. Ceux-ci lo prouvèrent. Ils racontèrent que leurs certificats de capacité avaient été incendiés en l'an II de la République, parce qu'ils étaient revêtus d'emblèmes de la royauté et de la féodalité ; qu'ils n'avaient pu en retirer récépissé parce que le pays qu'ils habitaient alors était infecté par les brigands, ce qui avait empêché les administrateurs auxquels ils avaient remis les dits titres, de leur donner acte de leur dépAt ; mais ils déclarèrent
qu'ils étaient prêts & subir des examens devant Iqs officiers de santé qu'il plairait à radministration de nommer & cet efTeL
La municipalité accepta aussitôt le défi et s'érif^ea en faculté de médecine. En lisant le procès-verbal, on croirait assister & la Fameuse cérémonie du malade imaginaire.
Séance tenante, on nomma un Jury composé de trois officiers de santé de la commune auxquels on confia la mission d'examiner Soldadier, Lalane et leur suite, a Le » jury se réunira le 2 de ce mois, ajoute la délibération, a à trois heures de l'après-midi, dans le temple déca- N dure ; ses membres feront les demandes et questions » qu'ils Juf^ront convenables aux dits Soldadier, Lalane » et leur suite, lesquels sont et demeurent prévenus » d'avoir & s'y trouver pour subir le dit examen.
» La séance sera publique ; l'administration y assis- » tera;le3 questions seront faites par écrit, ainsi que » les réponses, et il sera du tout dressé procès-verbal » par le Jury. »
Les membres du jury étaient les citoyens Joseph Reignier, Joseph Gouloo et Michel Pasquier. L'administration les invita, au nom de l'humanité et de leurs concitoyens, & accepter cette mission. N'étaient-ils pas, du reste, eux aussi, intéressés dans la question, et n'avaient-ils pas le droit de dire comme leurs devanciers du temps de Molière :
« Donc que il est nostrœ sapientice
n Du prendere gardam a non rccevero
sous LA REVOLUTION Hl
>) In hostro docto corpore
» Quatn persoDas capabiles
Il Et tota3 dignas remplire
» Has plaças honorabiles I »
Le registre n'indique pas si cet examen fut réellement subi. Peut-être nos empiriques, qui avaient fait prendre tant de poudres, jugèrent-ils prudent de prendre, à leur tour, celle d'escampette ?
Peut-être, aussi, affrontèrent-ils l'épreuve et reçurentils de leurs savants confrères :
» Virtutem et puissanciam » Medicandi,
H Et Occidendi, )) Impune per totam terram î »
Le registre est muet h cet égard.
Les ttte* patriotiques aa Blsnc. — Fête des Vlotolrea en l'honneur de la prisa de TouIod. — F^Ie de l'Êtee Suprfime. -~ Ffites en l'honnenr de la rtotoire de Flenras ; en l'honneur de là prtae de Bellegude. — AnnlKereaire du 21 janvier. — Pfite de la Fondation de la République. — Pompe TunËbre en l'honneur dn générol Hoohe. -~ Fête de la Souver^neté du penple. — Aui^veratûre dq la prise do la ■ Bastille. — Annivereidre du 9 Ihennidor et do 18 fructidor. — Ffite funéraire en mémoire des plénipotenti(dref> ^n^ais aasasBlnéa & Rastadt. — PSto funéraire en l'honnenr da général Jouherl. — Description de la féto de h fondation de la RépobUqne.
JL me reste h exammer un des côtés les plus curieux de l'histoire du Blanc sous la Révolution. L'administration municipale veillait h l'organisation et & la célébration des fStes patriotiques si iVéquentes h cette époque. Une somme de 400 francs était inscrite à son budget dons ce but, et c'était vrûment bien peu si on considère qu'en dehors des occasions non prévues, on célébrait chaque décadi les fêtes dont l'énumération suit : A l'Être Suprême et à la nature, — au genre humain, — au peuple fonçais, — aux bienfaiteurs de l'humanité, ^ aux martyrs de la liberté, — Ma liberté et & l'égalité, — à la République, — it la liberté du monde, — à l'amour de la patrie, — & la haine des tyrans et des traîtres, — à la vérité, —
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& la justice, — Ma pudeur, — à la gloire et à l'immortalité, — & l'amitié, — & la frugalité, — au courage, — h. la bomie foi, — à l'héroïsme, — au déstntéressement, — au stoïcisme, — h l'amour, — & la foi conjugale, — à l'amour paternel, — à la tendresse maternelle, — i la piété Bliale, — à l'enfance, — & la jeunesse,. — & 1'^^ viril. — à la vieillesse, — au malheur» — à l'agriculture, r— A l'iadustrie, — & aoa aleox, -^ k la postérité, ~ au bonheur ',
« La Révolution », disent MM. de Goncourt dans Iquf iatéressanle Hùtcàrt de la Société française pmilmt ta Xémbiti»n *, « la Révolution f>iit dasfdtes le cemptément n de l'éducation civique. Par les fêtes elle s'essaie, » d'une main toute légère, & délier la servitude des « idées. Par les fêtes du plaisir et de la surprise des n eens, elle tenta d'aider la, régénération tl^I]|uùa»^ E«| » fêtes, dans les calculs et le9 intentions de la RévoKitioii, » ae sont pas seulement la récréation de l'instniottoa » nouvelle; elles sont une animation, une matérialisa- » tion, une viviScation de l'institution républicwne. , ,
» La Révolution traite le pieuple cwoioei les femme» tt disposées & ne céder qu'à ceux qui les éïoeuvent ^ » qui. leur itlaisent; et elle rassemble lee sédueUona » dans ces décors de la liberté où si souvent le peuple » est appela comme acteur. »
1 DScret de la ConvenHoo nationale du 7 m^ 1794, l.BiMtmre-de ImSttUté franfoiie pettéanl Ut RiooUtlKM etle UI-
rectowt, pu Sdmon.i et Jates de GoKconrt. .
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Il est certain <ja& la RévoluUoo avait un but politique eo multiptiant ces solennités thé&trsJes, qui pouvaient çffrir à Paiis (Quelques «. séductions » parce que la pièce étml mtmtée par d'habiles machinistes et jouée par de grandp acteurs ; mais en province, oh de simples coçqparses. étaient appelés 4 tenir les premiers râles, ces tlxhlbiUoiis ne pouv^ent être que de grotesques farces dPQt on n'osait pas rire parce qu'on avait peur.
La Révolution avait aboli les imposantes manifestatioDB du culte oathohque; mais, sans en convenir, elle avait compris l'utilité des fêtes chrétiennes qui, toute qu^on r&Li|^euse mise de câté, procurùenl aux populations pauvres et laborieuses les jours de repos aéçespalr«s à tous ceux qui travaUlent et les satiafaclions d'esprit et de cœur, grâce auxquelles l'énergie humaine retrempée se prépare & de nouveaux efforts. La RévQlu- Uoa,eauamot, avait vouluremplacer l'ancienne religion; e^ n'avait réussi qu'à' la parodier. Sa liturgie, infectée de l'emphase et du mauvais goût caractéristiques de cette époque, produit, aujourd'hui, l'elTet ridicule d'une vieille gravure de modes; on sourit et on se demande si réeUement des gens séneux ont consenti h s'en fûre les interprètes.
Ia première fête nationale dont je retrouve k trace dans les registres de K commune, est celle des Victoires ; elle fut célébrée au Bl^of le 29 décembre 1793, en l'honneur de la prise de Toulon et de la fuite des Anglais et des Esp4gnois.4e cette ville infâme. Le Conseil général a^t convoqué; tous les corps administratifs et judi-
IIS LE BLANC ET SA MUNICIPALITÉ
claires et la garde nationale. La réunion avait eu lieu & l'église Saint-OénitouF oii on avait placé la déesse de la - Eldson, d'invention récente. De là, on s'était rendu sur la place publique, où la fête eut lien. Les registres n'en donnent pas la description. Voici comment elle s'éUdt passée & Paris : Quatorze chars, représentant les quatorze armées françaises, s'avançaient; ils étaient chargés diacuu de douze défenseurs de la République et de quarante jeunes fllles vêtues de blanc, ayant la ceinture tricolore et portant dans leurs inains des branches de laurier. A la suite venaient les membres de la Convention nationale enlacés dans un ruban tricolore tenu par des vétérans; puis, le char de la Victoire, portant sur le devant un faisceau national et derrière la statue de la Victoire. Le cortège arriva au Champ-de- Mars; les quatorze chars furent rangés en cercle autour ' de l'autel de la Patrie, qui figurait le temple de l'Immortalité. Les jeunes SUes descendirent des chars et déposèrent leurs branches de laurier entre les mains des défenseurs de la patrie. Pendant ce temps, un nombreux orchestre exécutait différents morceaux et des chanteurs habiles entonnaient un hymne sur la reprise de Toulon, paroles des deux Ghénier et musique deGossec. Le 31 mai 1794, la fête de l'Être Suprême fut célébrée au Blanc avee toute la pompe et tappareil qu'elle mérUaù. L'ordonnateur était un ancien vicaire de la paroisse de Saint-Génitour. Le récit ne nous en est pas parvenu. Tout le monde, au surplus, sait comment cette cérémonie 80 passa h Paris. Je regrette, néanmoins, que les
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bornes de cette élude ne me permettent pas d'en transcrire le plan, poétiquement rédigé par David; c'est un morceau curieux, mais trop long.
Le 3 juillet 1794, le Conseil général, « considérant que M les nouvelles publiques reçues sextidi dernier ont an- » uoncé une ^ande victoire remportée au camp de » Fleurus sur les troupes des despotes coalisés coatre » la République; que cette nouvelle doit porter la joie » dans les cœurs des vrais républicains », décida de témoigner cette joie par des signes extérieurs. 11 invita les citoyens, « pour le décadi suivant, à célébrer cette » victoire par des danses et des chansons analogues à la » circonatanee ». A neuf heures du soir, un feu de joie devait être allumé sur la' place de la Réunion. EfTecUvement, le décadi suivant, qui était le cinquième jour des sans-culottides de l'an II (20 septembre 1794), les citoyens de la commune furent réunis & son de caisse h dix heures du matin, dans le temple de l'Être Suprême, section de la Montagne (ville haute), & l'effet de resserrer entre eux les liens de la fraternité et de célébrer les victoires de la République. Un discours fut prononcé et des chansons chantées, le tout d'une manière analogue & la drconstance (c'est le terme consacré).
Le Conseil général, le 30 septembre 1794, arrêta qu'on célébrerait une fête en l'honneur de la reprise du fort de Bellegarde et de l'évacuation entière du territoire de la République. Cette fête fut célébrée le 30 octobre seulement, dans la salle de la Société populaire, et les citoyens et citoyennes furent invités ft se trouver
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à deux heures de raprës-midi dans la mdme saUe, pour y exécuter des danses et des chansons patriotiques.
Malgré le souffle de réaction qui domiaidt à ce moment, le SI janvier !795, on célébra l'annlversûre n de la juste punition du dernier roy dea Français. » Il y eut le matin, à dix heures, réunion comme d& coutume d«is la salle de la Société populaire et dans l'après-midi on chanta et on dansa. Cet anniversaire fut célébré dsns toutes les communes de France et aux armées d« terre et de mer. Les directeurs, tout en professant une tardive horreur pour les hommes et les dioses de hi Terreur, n'entendaient pas que le sentiment putdic se portât véra la royauté, dont l'avènement eût arraché te pouvtnr de leurs mains.
Le ^ septembre 1797, on célébra la fête de la fondation de la République avec le cérémonial accoutumé. La gendarmerie, la garde nationale, toutes les aulocités se réunirent près de l'arbre de la liberté. La fMe se termina par tes acclamattons de Vtve la Jèépubliqtde f plusieurs fois réitérées. Nous trouverons plus loin la descriptiûn complète de cette fSte.
Le 3{ octobre 1797, an^lanc, on eT^iuiisa une pompe funèbre en l'honneur du géiiéral Hoche, le paeâQoateur de la Vendée, mwt le mois précédent ft l'&ge de 29 uis. Le cortège se rendit sur la place, ^^eédé de tambours qui exécutaient par interv^es de sombres roulements. Le président prononça un discours dans lequel il exprima la reconnaissance nationale due au généra. Les citoyens témoignèrent leur satisl^ction de voir rendre
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les honneurs & ceux qui servent la patrie avec fidélité, ea Cri&ot : Sbnamr an ffittéréU Boche ! Vive la Républ^we t
Le SO mare 4796, oa célébra la f<St« de la BouTerÙDetfi au peuple.
Les agents des communes du district avûeot invité les juges de paiic et leurs assesseurs, les autorités constituées, la geodumerie, les instituteurs et, leurs élèves h, se réunir & la mdîsDQ coiâinane. La garde nationale était BO«B les armes, drapeaux déployés, tambouro battant.
On avait convoqué tous les musiciens, jouewvdenut- $ette «t autKS instraments.
Trente viMllanle flirent choisia; on leur d(»ma, fti^cun, une baguette blanche. Ces vieillards désign^vot quatre jeunes gens par oommune et leur remirent des, bannières sur lesquelles étaient inscrites des devisea patriotiques.
Le rappel avait été battu dès six heures du maUn. Le cortège, une foie fbrmé, as mit en fflarohe avecles tunlHiuni, la musique et les joveurt 4e mmttu h. sa tète ; la force armée fermai, la marche.
Arrivé près de l'autel de la patrie et de Tai'bre de la Ëberté, un dtoyen qui portait le livre ds la Constitution le déposa sur l'autel. La cérémonie commença aussitôt par le chant de l'hymne des Marseillais, suivi d'autres hymnes patriotiqueSt
Le doyen des vieillwds prononça ensuite h, haute voix une dédaratlon patriotique ' à laquelle répondît- le pré-