‹ Le blé et les céréalesChapitre 49 sur 101 · SS · texte numérisé non relu

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pas encore les atténuer. Il est, toutefois, visible que les prix <Ie Paris ne sont — en général — ni les plus élevés ni les plus bas. L'organisation commerciale es!

assez bonne, 1rs transports sont assez rapides, assez puissants, e1 assez bon marché pour assurer l'alimentation régulière du marché de Paris sans que les exigences de cette énorme consommation fassent, notamment, monter les prix plus haut que partout ailleurs, sauf durant les années de mauvaises récoltes. A l'inverse, les cours fléchissent moins durant les années de prix peu élevés correspondant aux belles moissons.

On pourrait dire, il est vrai, que les conclusions sont tirées d'une étude trop sommaire des faits.

Nous avons donc relevé les prix en froment dans huit régions de la France pour en comparer I< k s fluctuations à ce! 1rs qui ont ét e constatées depuis 1877 jusqu'à 1901 sur le marché de Paris pour les blés de première qualité. Voir page 146 le tableau qui résume ees indications.

Notre graphique produit, d'ailleurs, ce tableau (voir page 14S .

Toutes les courbes suivent la même marche et obéissent à une même impulsion. Celle qui se rapporte au marché de Paris s'élève un peu plus haut dès le début; elle reste également au-dessus du niveau général, en 1891, 1897 et 1898, années de hauts prix; mais elle tombe moins bas dans les périodes de baisse.

Malgré la distance considérable qui sépare les cinq régions considérées du marché parisien, les éc arts absolus restent faibles. On n'observera plus les différences énormes constatées il y a quelque cinquante ou soixante ans et telles que M. de Foville le signale avec raison dans son ouvrage sur la Transformation des /noyons de Transport .

Non seulement L'abaissement des tarifs sur les voies ferrées a réduit les différences de cojârsét amené le nivellemènl des prix, mais les progrès de la culture ont rëgulariséla production locale.

La concurrence étrangère réduit encore les oscillations en prévenant les hausses brusques el d'une

amplitude extraordinaire ([ni sr produisaienl autres fois.

Il est intéressant, maintenant, de rechercher quelles sont les variations mensuelles du cours du froment dans les diverses régions de La France e1 de les comparer à celles que nous avons déjà notées plus haut pou r le marché de Paris.

Nous avons relevé les moyennes de25ans (1877-1901) relatives aux différents mois de l'année polir les 8 régions indiquées dans le tableau suivant (voir page 150).

H est facile de suivre ces curieuses variations sur nos graphiques. On voit avec quelle régularité toutes ers courbes se relèvent depuis le commencement de l'année jusqu'en mai ou juin et s'abaissent ensuite. Ce mouvement est bien semblable à celui qu'on observe à Paris durant la même période (1877-1901).

L'amplitude de ces variations régionales est même plus marquée et, pour le montrer clairement, nous avons calculé les moyennes des variations mensuelles se rapportant à l'ensemble des huit régions considérées. A Paris, malgré l'agiotage et la spéculation, les différences sont moins sensibles qu'en province dans le cours de l'année. Les cours tombent moins bas à la fin et au commencement de chaque cycle annuel et ils s'élèvent moins haut en mai et en juin.

Comment pourrait-on démontrer d'une façon plus claire l'influence bienfaisante de la liberté et de la puissance des transactions commerciales du marche parisien ?

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