BoU de tafliet. — (Voir p
990. Vliltoatloii des bols de teiniiire. — On se contentait autrefois de diviser les bois de teinture en poussière ou en petits fragments que Ton jetait directement dans le bain de teinture ; c'était par TébuUition avec la matière textile que la couleur se développait et se fixait sur les fibres soumises à la teinture.
Ce procédé présentait des inconvénients multiples : les bûches ou les écailles occupaient une place trop considérable dans le bain ; le bois se mêlait souvent aux fibres malgré Tinterposition d'un nouet, enfin l'épuisement du bois était imparfait. On a changé cette manière de faire en préparant des décoctions de bois tinctoriaux, que Ton a concentrées ensuite par évaporation sous forme d'extraits sirupeux ou même solides. Ils ont l'avantage d'être d'une manipulation facile et de contenir, sous un petit volume, une grande quantité de matière colorante. Cette industrie de la fabrication des extraits de bois date de trois quarts de siècle, elle s*est toujours développée en France qui y a acquis une supériorité notoire. C'est ainsi qu'on pourra remarquer, en consultant les données statistiques qui suivent, que la France importe une grande quantité de bois tinctoriaux en bûches, dont une bonne partie est réexportée sous forme d'extraits.
•91. Kxtraiis de liol« de teintare. — Les bûches sont
divisées, à Taide de varlopes setni-couiqucs ou de meules spéciales, en copeaux ou eu poudre, afin que Teau les pénètre et les épuise mieux. Cet épuisement peut se faire à l'air libre, avec de Teau î^ 60-70° ceutigr dans des cuves disposées pour un lavage méthodique. Il suffit le plus souvent de trois cuves. Le jus coloré marque, au sortir de la troisième cuve, de 1,5 k3' B.
On rend généralement cette opération plus rapide par l'emploi de chaudières autoclaves, agissant sous 1 atm. 1/2 de pression. L'extraction ou cuite ne demande pas plus d'une heure pour une chaudière de 400 à 600 litres recevant 30 à 40 kilogr. de bois. Cela, en comprenant dans l'opération le chargement, le déchargement, la cuisson et la décantation.
Le bois reçoit deux cuissons si on le juge utile. Les jus que l'on obtient ainsi, à l'air libre ou sous pression, sont évaporés dans le vide au moyen d'appareils spéciaux qui amènent l'extrait à marquer 25 à 35° B. Pour obtenir un extrait sec, le sirop doitêtre chauffé dans des chaudières particulières, munies d'agitateurs, où on le reçoit sur une toile métallique à mailles serrées qui circule dans une chambre chaude. Des brosses enlèvent la matière séchée^ et la toile, animée d'un mouvement continu, plonge à nouveau dans le sirop qui s'attache aux mailles et se trouve exposé à l'air chaud sur une grande surface.
Ces extraits tinctoriaux sont fréquemment falsifiés ; il est de l'intérêt du teinturier de vérifier les produits livrés.