PROCÉDÉS UTILISANT DES ACTIONS ANTISEPTIQUES
mois, on porte la solution à TébuIIition, pour coaguler et éliminer les substances organiques provenant des bois traités.
Pour opérer la sénilisation, on emploie un courant électrique continu de 1 10 volts; on a soin de faire passer la moitié de la quantité de chevaux électriques, nécessaires à l'opération, de haut en bas et l'autre moitié de bas en haut. La durée du traitement varie avec la nature, l'épaisseur et Thumidité du bois; elle est proportionnelle à la résistance électrique du bois; elle est d'autant plus courte que les bois sont de coupe plus récente. On admet qu'il faut faire passer environ 4.500 watts-heures par mètre cube de bois, ce qui donne à Topération une durée de sept à quatorze heures.
Sous Taction combinée descourants et de la solution chaude, la sève exosmose vers Télectrode supérieure ; les substances albuminoïdes du bois sont coagulées, les sels du bois sont réduits et l'antiseptisent, tandis que la magnésie opère une sorte de mordançage du ligneux.
Après le traitement, les bois sont séchés par exposition aux courants d'air sous un hangar, ou bien à Fétuve vers 40^.
On assure que, par ce procédé, certaines essences très difficiles à injecter, comme le pin maritime^ peuvent être rapidement préparées. Il est économique par suite de la conservation parfaite de la solution magnésienne qui peut resservir indéfiniment, pourvu qu'on la maintienne au titre de 20 pour 100 et qu'on la purifie de temps à autre des matières organiques qu'elle contient, en l'amenant à l'ébullition. Ce procédé a encore l'avantage de durcir les bois tendres et de les rendre, par suite, utilisables pour la tabletterie ; il augmente leur sonorité, ce qui les rend propres à la confection des tables d'harmonie et des instruments de musique. Nous verrons plus loin l'application de cette méthode à l'ignifugation des bois.
Citons encore, dans cet ordre d'idées, le procédé de Guidi(\).
Ce procédé consiste à soumettre le bois vert à l'action de courants alternatifs de 25 à 100 volts, à une température de 35® C, les piles de bois étant enveloppées d'une sorte de
(i) Procédé de séchage, ignifugalion, impulrescibilité des bois verts par le courant allernatif, par Guidi, Br. fr. 317.580, 4 janvier, 26 mai, 10 septembre 1902.
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matelas de matières spongieuses maintenues dans des toiles l métalliques sur lesquelles on fait couler un liquide tel que
des solutions de silicate, phosphate, sulfate de zinc, etc.
t&9. Divers emplois des bols préparés. — Les voici résumés:
Traverses de chemins de fer par tous les procédés que nous avons énumérés [pr. Béthell (vase clos), pr. Blythe (vapeur carburée), pr. Rtitgers, etc.] ;
Poteaux télégraphiques (pr. Boucherie, HermannLiebau) ;
Pavés en bois (immersion, vase clos, pr. Blythe);
Lames de parquet (pr. Blythe) ;
Bois pour ébénisterie (id.);
Piquets, échalas, clôture (immersion, vase clos, pr. Blythe) ;
Pilotis et grosses poutres (vase clos, pr. Blythe) ;
Les Ponts et chaussées ont reconnu l'efficacité du procédé Blythe (vapeur carbùrée) pour le traitement des pilotis de forte taille et grosses poutr^es de fraîche coupe pour les travaux des ports, docks, estacades et nouveaux quais de Bordeaux. Avec le système ancien de créosotage (vase clos), il fallait que le bois attendît au moins six mois avant que Tinjection pût être efï'ectuée, et encore la pénétration au cœur ne se produisait-elle pas.
L'injection des bois a encore été appliquée à la conservation des tuyaux en bois de pin maritime, dits tuyaux flamands^ qui servent à la protection des câbles électriques, des conduits d'eau, de gaz et de vapeur, ainsi que pour l'arrosage des arbres, etc.
L'injection de ces objets permet d'en obtenir une durée qui peut aller jusqu'à 20 et 25 ans, dans les cas mêmes où ils se trouvent le plus exposés aux agents d'altération.
tdS. 4|ufiiitliés de bols lojeeié utilisées oetaelienieiii en Pranee. — Nous mentionnerons, ici, d'après Tétudc de M. Bcsson, la quantité de traverses de chemins de fer et de poteaux télégraphiques et téléphoniques injectés en France, il ne sera pas tenu compte des autres applications du bois injecté, dont l'évaluation serait fort difficile.
En 1899, d'après les renseignements publiés par le Ministère du Commerce, nous voyons que le chiflre total des marchés