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QUANTITÉS DK BOIS INJBCTÉ UTILISÉES EN FRANCE

passés par Tadministration des postes et télégraphes pour les poteaux en bois injecté, s'est élevé à la somme de a.982.716 francs.

En ce qui concerne les traverses de chemins de fer, nous trouvons dans l'intéressant article publié par M. Couard, ingénieur du service des approvisionnements de la Compagnie du chemin de fer P.-L.-M., dans la Revue générale des chemiîis de fer de décembre 1891, que le nombre des traverses remplacées, en 1890, par les grands réseaux français des chemins de fer, a été le suivant :

Ouest 242.059

Nord 279.714

Orléans 401.369

Midi 287.620

Total. . . . 1.926.224

Les chiffres relatifs à TËst et à 1 Etat ne sont pas donnés, mais on peut les estimer à 500.000 traverses environ par année pour ces deux réseaux, ce qui, pour Tensemble des chemins de fer français, ferait environ 2.500.000 par année.

Au prix moyen de 5 fr. 50 par traverse, nous arrivons à une dépense annuelle de 13.730.000 francs pour le remplacement seul des traverses des sept grands réseaux de chemins

de fer français.

Diaprés les statistiques des chemins de fer français publiées par le Ministère des Travaux Publics, les dépenses totales des lignes françaises se sont élevées en 1898 à 707.400.000 francs pour 37.255 kilomètres de voies. Si nous comparons ces chiffres avec celui de 13.750.000 francs, trouvé pour la valeur des traverses remplacées annuellement, nous voyons que cette partie de Tentretien représente 1,775 0/0 des dépenses totales et qu'elle s'élève à 370 francs environ par kilomètre et par année.

^ Dans les chiffres qui précèdent, ne sont pas indiquées les traverses neuves employées pour la construction et qui sont la source d'une dépense d'environ 5 millions de francs par an.

La durée des traverses, injectées par les procédés actuels en France, parait être d'environ 18 ans pour les traverses en chêne et en hêtre préparées à la créosote, d'environ 12 ans

ïn

pour celles en pin des Landes créosote, et de 8 à 12 ans pour celles en pin des Landes préparées au sulfate de cuivre.

Les quantités de créosote injectées dans les traverses destinées aux principales lignes françaises étaient encore récemment les suivantes :

fy Chêne, de 5 à 7 kilogrammes par traverse.

Hêtre (Nord), 13 kilogrammes par traverse.

Hêtre (Ouest), de lô à 16 kilogrammes par traverse.

Hêtre (P.-L.-M.), 16 kilogrammes par traverse.

Hêtre (Est), 24 kilogrammes par traverse.

Pin (Midi), 12 kilogrammes par traverse.

Pin (Orléans), 14 kilogrammes par traverse.

Pin (P.-L.-M), 12 kilogrammes par traverse.

Lés Compagnies d'Orléans et du Midi achètent leurs traverses injectées ou les font injecter par des entrepreneurs.

Les Compagnies P.-L.-M. et du Nord achètent une partie de leurs traverses créosotées et injectent elles-mêmes le reste; la Compagnie de TEst prépare elle-même tous les bois à la créosote, sauf les poteaux télégraphiques qui sont préparés au sulfate de cuivre.

La Compagnie de l'Ouest est dans le même cas; elle a installé à Surdon un atelier d'injection lui permettant de traiter 400.000 traverses par année.

Les chemins de fer de l'Etat font également eux-mêmes l'injection de leurs traverses, dans leurs ateliers de Saint-Mariens près Bordeaux. Les principales essences employées en France pour les traverses sont tout d'abord le chêne, ensuite vient le hêtre et enfin le pin des Landes. Ce dernier bois forme les quatre cinquièmes des traverses de la Compagnie du Midi qui le fait injecter au sulfate de cuivre.

Le sapin est employé en faible proportion, et enfin, jusqu'en 1885, on trouve trace de l'emploi de châtaignier et de mélèze ; mais, depuis cette époque, les statistiques n'en font plus mention.

En 1883 et 1884, la proportion de ces bois était environ de 3 0/0 du total .

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