OBSERVATIONS
» 02 2 «/o de la
valeur
marchande
au point
de vérification
Les pièces de bois clés trois premières catégories ayant an minimum la circonférence exigée et mesurant plus de 8 mètres de longueur, ainsi que les bois destinés à être employés dans le canton ou le secteur de l'exploitation, ne paieront que la moitié de la redevance applicable.
Une classiQcation provisoire et révisable des bois des trois premières catégories est jointe au présent arrêté (1).
Art. 13. — La perception du montant des redevances, des amendes encourues et des transactions accordées est faite par les agents du Trésor, par ceux des Douanes et Régies et les agents du Service des forêts.
Art. 14. — Outre les agents du service des forêts, ont qualité pour constater les contraventions en matière forestière, les administrateurs et commandants de cercle ou leurs délégués à ce habilités, ainsi que les agents des douanes et régies et les inspecteurs et gardes principaux de la Garde indigène, désignés à cet effet par décisions spéciales.
Art. 15. — Les arbres doivent être exploités, autant que faire se peut, au ras du sol et les souches recouvertes de terre. L*usage du feu est absolument interdit comme moyen de débroussaillement ou d'exploitation.
Art. 16. — Sur la proposition du service forestier, la Direction de Tagriculture et du commerce pourra créer, après enquête et entente avec l'Administration locale, des réserves
(1) Nous donnons plus loin cette classification (p. 1276).
IlfDO-CHINE FRANÇAISE
forestières dans lesquelles le droit d'exploitation sera donné sous forme de privilège exclusif de coupe.
Art. 17. — Les bois de TAnnam ne pourront être importés au Tonkin, s'ils n*ont au moins les dimensions exigées dans ce dernier pays, pour les bois de même essence de provenance locale.
A leur entrée au Tonkin, ces bois seront soumis aux mêmes vérifications que les bois de provenance locale et évalués selon le même tarif, déduction faite des redevances qui auraient dé]h été perçues par application de prescriptions spéciales à T Anna m.
Art. 18. — Sont rendus applicables au Tonkin, en ce qu'ils ont de compatible avec l'organisation forestière du pays et les dispositions du présent arrêté, les décrets des 9 janvier 1895, 4 septembre et 9 novembre de la même année, relatifs aux pénalités en matière forestière, etTarrêté du 23 juin 1894 portant réorganisation du Service forestier en Cochinchine.
Art. 49. — Toutes dispositions antérieures, applicables au Tonkin, contraires au présent arrêté sont et demeurent abrogées.
ETUDE DES BOIS DE L'INDO-CmNB
Pour cette étude, nous ne saurions mieux faire que de reproduire Tétat descriptif des arbres classés (provisoirement) dans les première, deuxième et troisième catégories du règlement nouveau d'exploitation, que nous venons de citer. Il est accompagné de l'étude de quelques bois non classés (1).
Cette notice s'applique spécialement aux bois du Tonkin,
(1) Celle description des bois du Tonkin a élé préparée par M. Ch. Crevost, rédacleur à la Direclion de l'agriculture et du commerce, à l'aide de la Flore forestière de Cochinchine de M. Pierre, de la Notice sur les bois du Tonkin de Mgr Puginier, de l'ouvrage de M. de Lanessan sur : Les plantes utiles des colonies françaises, du Dictionnaire annamite-français du P. Génibriel.
M. Gilly, garde-forestier au Tonkin, a fourni des renseignements utiles concernanl l'usage et la valeur commerciale des bois. Ces renseignements ODlélé pris sur place au cours d'une série de tournées consciencieuses faites au Tonkin, pendant l'année 1901 .
Cette nolice a paru dans le Bulletin économique publié par la Direclion
mais on remarquera que les essences d'Annam, Cochinchine (1) etc., y sont fréquemment signalées. On peut dire que dans les forêls de TAnuam, du Tonkin et du Laos, on retrouve la plupart des bois de Cochinchine et duCambodge (2).
i^ CATÉGORIE
(bois 0*BBBNISTBRIE provenant DBS ESSENCES PRÉCIEUSES SPECIALES)
Dinh gan gà (Espèce indéterminée). — Arbre de grandes dimensions, assez rare, dont le bois jaune, à grain fin, de longue durée, est employé dans rébénisterie et les constructions. Ne pas le confondre avec le thiêt dinh auquel il est inférieur, ni avec le dinh hiiong dont il n'a pas le parfum, mais auquel il est supérieur en solidité ; n*est pas attaqué par les fourmis blanches.
Dinh huong, — Les espèces connues sous ce nom paraissent se rapporter au Caryophylliis aromaticus (Giroflier), des Myrtacécs, et à des variétés de cette essence. Le dinh huong est un bois jaune clair, au parfum de clou de girofle dont il tient son nom. On en fait de très jolis meubles ; il est bon pour les constructions à la condition de n^être pas exposé aux intempéries; assez rare.
Péi ou giâi ou dôi {Salvadora capitulata (Lour.)? des Plumbaginacées). — Excellent bois de couleur blanc paie, flexible, très» résistant, apte aux grandes constructions; atteint de grandes dimensions et sans être rare n*est pas très commun.
Gu ou gô, — Représente certains arbres qui, comme en Cochinchine, appartiennent aux genres Pahudia, Sindora et Intsia des Légumineuses et enfin au genre Sideroxylon des Sapotacées.
dcragricullure et du commerce du Gouvernement général de rindo-Chinc, juin 1902 (Hanoï, Schneider).
Voir aussi la nomenclature par provinces, des bois du Tonkin, in Revue indo-chinoise, 1900, p. 498.
(1) Nous signalerons encore sur les bois de la Cochinchine, le livre très pratique de M. E. Richard, garde-forestier en Cochinchine : Nomenclature des principales essences forestières de Cochinchine. Saigon, Imprimerie coloniale, 1898.
Un rapport très détaillé écrit par M. Boude, chef du service des eaux et forêts de la colonie, à l'occasion de l'Exposition de 1900, renferme de nombreux renseignements sur les forêts de la Cochinchine et du Cambodge.
(2) Sur le teck en Indo-Chine, voir p. 997.
INDO-I^III.Ni: FRAMJAtSE 1277
le au Tonkin les espèces connues des indigènes
de ga stmg, gu iati et gn lia.
'bf6 de grandes dimensions, assez abondant au
lent bois d'ébénisterie et de construction, très
fin, prenant par le frottement un beau noir
oyé comme colonnes de maisons; il a l'incon-
creuser à l'intérieur après de longues années^
t néaumoins solide.
ire de grandes dimensions, fréquent dans les
nam. Bon bois, dur, résistant, de nuance cen-
noîres. Inférieur au gu sung \ il est employé
ructions.
it le gu lia sont de très bons bois de construc-
ètent en mémo temps k la sculpture.
Ispèce indéterminée). — Bois dont on fait des
s cercueils de luxe.
im. — Espèces représentées par le Baryxglum
iservé au Tonkin par Balansa. L'espèce appelée
ncore thiêt Idm est la plus rcchercbée tt cause
ce et de la beauté particulière de ses fibres
variété du précédent, le lim xanh chun, très i la beauté particulière réside dans l'entrelace :s qui vont dans tous les sens.
— Assez fréquent dans les forêts du Tbanhlé-an (Annam) ; est un assez bon bois ressem-
xanh auquel il est très inférieur; rarement s fourmis blanches, est employé dans les cons-
i hon, bon bois de la catégorie du Hm xanh, il est très inférieur ; d'ailleurs c'est un vrai xanh dont le tronc a perdu de sa force ; devient [1 grand arbre.
môc [Ebenoxylum ventm (Lour.}, de la famille 0- — Excellent bois noir, très dur; s'emploie erie, les objets d'art; a l'inconvénient de partir les temps secs. Les dimensions d'abatage doi-
n ou liem, qui a été importa en Krancc pour le pavage
1278 CHAPITRE m. — BOIS DES COLONIES FRANÇAISES
vent être réduites, les arbres He grandes dimensions étant généralement creus et de ce fait presque inutilisables. Ce bois provient également de TAnnam.
Ngoc am ou am (Espèce indéterminée). — Excellent et très joli bois, jaune blanc, regardé comme un des plus précieux du Tonkin. Habite la haute région de la Rivière (Claire et donne lieu à un important commerce avec les Chinois. On le trouve quelquefois enfoui dans le sol ; de très grande durée, on en fait de magnifiques meubles et les familles fortunées en font faire des cercueils.
L'arbre atteint environ de 40 à 60 centimètres de diamètre, mais sa hauteur n'est pas considérable. Il peut être comparé au gaïac et n'est pas attaqué par les fourmis blanches.
Sen ou xen, — Les arbres de ce nom, en Cochinchine, appartiennent aux genres Shorea et Hopea des ûiptérocarpées. Il semble que le sen du Tonkin appartient au genre Baryxylum (Légumineuses) que les indigènes de Cochinchine nomment vulgairement lim.
Parmi les espèces connues au Tonkin, il convient de citer :
1° Le sfm mât ou thiêi Hem (1), arbre de grandes dimensions que Ton retrouve dans presque toutes les régions de rindo-Chine ; bois excellent, très dur, de nuance rouge foncé; sert à Tébénisterie et aux constructions; n'est pas attaqué par les fourmis blanches ;
2^ Le sên chum^ variété du précédent, recherché pour la beauté de ses fibres;
3^ Le sfin tai trang, grand arbre, assez rare, assez bon bois, dur, blanc pâle, peu de cœur apparent ; inférieur au sên mât ; attaqué par les fourmis blanches.
Une autre espèce connue des indigènes sous le nom de sên dât donne un bon bois servant aux constructions.
Sua ou xua [Alstonia scholai'is des Apocynées) — dont on reconnaît deux variétés : sua nèp et sua té.
Le sua nêp est un excellent bois rouge un peu foncé, très dur, à magnifiques veines, susceptible d'être bien poli ; prend par le frottement un très joli brillant; peut servir pour le placage ; résiste aux attaques des insectes ; de très longue
(i) C'est le Hem d'Annam qui sert, comme le go lim du Tonkin, au pavage (N. de TA.).
INDO-CHINK FRANÇAISE
durée. Le sua té, de teinle un peu plus claire, présente les qualités du précédent. (>es arbres donnent la fausse gtittapercha qui sert à Singapore à falsifier les meilleurs produits de cette nature.
Tàu mât ou ihiét tu (Espèce indéterminée). — Bois de fer de nuance marron clair ; excellent bois employé généralement pour les constructions ; se trouve en assez grande quantité au Tonkin.
Thiét dinh (Espèce indéterminée). — Bois de fer excellent, jaune clair, susceptible d'être poli; prend un beau jaune brillant par le frottement ; fait de très jolis meubles ; résiste aux attaques des fourmis blanches.*
Trac iDalhergia cochinc/iinensis des Légumineuses Papilionacées) (Bois de fer) (1). — Arbre de 25 à 30 mètres ; tronc grisâtre dont le diamètre atteint 70 à 80 centimètres ; bois rouge foncé prenant une teinte d'ébène avec Tâge ; communément usité en ébénisterie et pouvant s'appliquer à toutes les œuvres de constructions demendant solidité et durée. Incontestablement, une des essences les plus utiles et dont la culture s impose. Par cela même qu'elle est précieuse, elle est devenue rare dans les provinces de Cochinchine, et les arbres les plus âgés se trouvent dans les localités les plus reculées et d'exploitation difficile. Son écorce, épaisse de 4 à 5 millimètres, grise, sans crevasses, réticulée au dehors, blanche en dedans, est très fibreuse ; elle est libriforme, c'està-dire formée dune vingtaine de feuillets faciles à compter sur le sec ; son aubier est blanc jaunâtre, d'un tissu subcorné^ épais de S à 6 cm ; il est généralement rejeté dans les œuvres demandant une très longue durée. Toute la partie centrale est d'un rouge brun foncé ainsi qu'il a été dit, mais découpée de zones ondulées, épaisses d'un demi à un millimètre, alternativement d'une teinte plus foncée, indiquant les couches annuelles du bois ; cette bigarrure donne à cette essence un cachet propre qui en relève la beauté (Pierre). Six espèces sont connues sous les noms indigènes suivants : 1" Le Trac den (noir), bois très dur, qui devient de plus
(t) Le bois de trac a été importé en France pour le pavage des chaussées (N. de l'A.).
1280 CHAPlTnE Xll. — fiOlS DES COLONIES FRANÇAISES
en plus rare ; sa tranche^ quaud il est vieux et complètement desséché, est d*un noir brAlé.
II est susceptible de prendre un beau poli, mais ne possède ni Tcclat de Tébène, ni celui du palissandre ; toutefois, il diffère peu de Tébène de Cochinchine une foispoli.Il est rare de trouver ce bois au-dessus de certaines dimensions, soit 0,25 d'équarrissage sur 3 mètres de longueur, encore est-il fort rare à ces dimensions. Il paraît hors de doute qu'exposé à la pluie et au soleil il résisterait bien, mais on n*a pu l'observer dans ces conditions.
Résistance pratique = 17,50.
Densité = de 1,150 à 1,100 (A. Henry).
2* Le Trac rang (jaune), est le moins rare des Irac. Sa fibre est assez longue, mais manque de force; il est moins dur et lourd que le tracden ; on le trouve avec des dimensions plus fortes que ce dernier, soit à 0,30 d'équarrissage sur 3 mètres de longueur.
Il serait moins résistant que le trac den; sa tranche en longueur présente un fond rouge foncé, strié de bandes orange foncé. Il est d'un emploi assez commun dans Tébénisterie et dans la confection des meubles.
Résistance pratique = 17,00.
Densité = de 1,100 à 1,050 (A. Henry).
3° Le Trac hûng (ou ocellé), variété de IraCy très rare. Il est, peut-être, parmi les bois de couleur foncée de la colonie, le plus beau ; le fond de sa couleur est d'un rouge très foncé, vineux à reflets violets, parsemé d'yeux ou de mouchetures reproduisant en spirale les veines du bois et se rattachant au corps général des fibres : l'aspect d'un morceau de ce bois poli est très difficile à décrire ; les taches en spirale paraissent être des courbes de bois liquides plus foncées que le fond à l'extérieur de la courbe qui, partant d'un point dans l'épaisseur du tronc, se seraient infiltrées dans la masse en se repliant en spirale. Ce bois n'est pas dans le commerce. Résistance pratique = 19 (à cause de la flexibilité). Densité = de 1,125 à 1,075 (A. Henry).
4° Le Ti'ac Irang (blanc), il n'a été examiné que quelques petits rondins de ce bois, rondins qui provenaient des montagnes de Thuàn-yên (Ha-ticn).
Sa tranche est blanchâtre avec quelques points noirs ou
INDO-CHINE FIIANÇilSE 1281
it une planche peinte ea blanc légèrement tlle on aurait enfoncé quelques clous à large lit phis léger que les autres trac et néanmoins lus Bncs et plus serrées ; ses caractéristiques
ce pratique de 16,
té de 1,050 à 1,025 (A. Henry).
as dans le commerce.
(fiel), ainsidénommé, sans doute, àcausede et rouges, ayant quelque analogie de coloris i contenues dans la vésicule biliaire de cerlette espèce, la plus rechercbée et par conitimée, est assez rare au Tonkin.
(Dalbergia ptirpttrea?), ayant certaine ana- ; mdt &uqae\ il est cependant inférieur pour et du coloris.
[cellent bois très dur, dont la couleur rouge lissant; il se prête surtout aux travaux d'in- ;re. Cet arbre atteint 30 mètres de baut sur amètre.
bois de Irac employés au Tonkin viennent les forêts du Ngbê-an (Annam).
il existe, indépendamment de ces variétés^ lée par Pierre sous le nom de Dalbergia camies indigènes sous le nom de /ra nhung dont lit réservée aux besoins du roi. Abondant 18 provinces occidentales du Cambodge, le jourd'hui devenu assez rare, nplet développement, cet arbre acquiert une 35 mètres, et un diamètre de 0,80 à 1 m . 20 ; elle du D. cochinckincnsis, maïs son vieux j plus foncée que celui-ci, est alternativement les d'une teinte plus claire ou plus nuancée
species ? des Rubiacées ; Aidia eochinchiiro). — Probablement un Fagrœa, suivant >e interdite en Cochinckine).
endanl lieu des'assurer par des comparaisons arbre portant le nom de Irai en Cochincbine signé sous le même nom au Tonkin, le carac-
1383 CHAPITRE XII. ** BOIS DBg COLONIES FRANÇAISES
tère {Chu nhu) déterniinatif en Cochincbine paraissant tout différent de celui appliqué au Tonkin,
Excellent bois de nuance jaune, très dur, résistant ; peut être considéré comme un des meilleurs bois du Tonkin ; employé dans Tébénisterie.
Cet arbre atteint de grandes dimensions et se trouve en grande quantité au Tonkin eten Annam.
Le trai est connu à Singapore sous le nom de malavQy et à Bornéo sous celui de àillian.
Trai mât làm liioc, — Arbre de grandes dimensions, assez rare, dont Texcellent bois jaune rouge, très dur, h grain fin, très résistant, est susceptible d'être poli comme le marbre. Il sert à faire des peignes et c'est de là qu'il tient son nom ; il est également employé dans Tébénisterie et les constructions. De très grande durée, il n'est pas attaqué par les fourmis blanches. Enfin une autre espèce connue des indigènes sous le nom de irai khé donne un bon bois recherché pour les constructions.
Trâm huong, — Sous ce nom, Loureiro a désigné VAloexy- Ion Agallochum, Bois précieux, odoriférant^ dont on fait des statuettes et que Ton vend au détail sous la forme de copeaux, pour être brûlé dans les cérémonies bouddhiques opérées dans les pagodes, et dans les maisons, sur les autels ancestraux.
2e CATÉGORIE
BOiS DE CONSTRUCTION BT J>B MENUISERIE
Bôm thi (Espèce indéterminée). — Essence peu commune, à grain fin, de couleur blanche avec de grandes veines ; peut être employé dans rébénisterie ; donne surtout de bonnes pièces de constructions. C'est un arbre de grandes dimensions, surtout en diamètre, qui pousse ses branches à S ou 6 mètres de terre ; résiste aux attaques des xylophages.
Cang hé (Espèce indéterminée). — Grand arbre assez rare ; se trouve dans les forêts de Ninh-binh (Tonkin) et de Thanhhoa (Annam). Son bois rouge clair, à grain fin, se polit facilement et conserve son brillant par le frottement. On remploie dans rébénisterie et dans le charpente; résiste aux attaques des xylophages.
INDO-CHINE PHAHÇAISE 1383
mg irtmg. — Arbre tl'assez grandes dimensions,
a ; bon bois, rare, acquiert par le frollement un
t qu'il conserve; employé dans l'ébéiiisterie et les
i ; ne pas le confondre avec le précédent auquel
lur en beauté et en solidité ; résiste aux attaques
ïlanchea.
jcia ientisciis (Linn.)? des Anacardiacées). —
) les indigènes désignent plusieurs vuriétés d'ar*
1 plus connues sont :
chi dont le bois à grain fin, jaune pAle, flexible,
dans rébénisterie et les constructions de maiigalement employé pour les constructions dejoni faire des m&tsde navires. De très longue durée mmergé, il ne résiste pas longtemps aux attaques
blanches quand il entre dans les constructions
noi, assez bon bois, un peu rouge, dur, k fibres grandes dimensions, ne résistant pas aux attaques
jidii. — Le caractère [chu nfiu) spécifiant tes is nombreux de Cocbincbine qui fournissent des est différent de celui appliqué au Tonkîn. Parmi on remarque :
! mal, grand et bel arbre que l'on retrouve en tités dans foules les forêts du Tonkin. Son bois ouleur sombre un peu noire, à grain fin, acquiert nt par le frottement ; il sert k faire des meubles, )ur embarcations ; il est en outre employé dans ions ; il résiste aux attaques des xylophages. u-chay, le caractère (c/iti nku) appliqué k cet nkin se rapporte à celui appliqué par le P, Gédésigner le Dichopsis Kranlziana (Pierre), proutla-percha en Cochinchineet au Cambodge. Si Qnkin se rapporte au chat/ de Coctiiiicliine ou au Meaii (Thior) des (Inn)bodgions, ou i\ une forme de Palaqttium (fait dont il y a lieu de se préocurait lieu d'en interdire la coupe, moyennes dimensions dont le bois, de bel aspect, i constructions et l'ébénisterie ; ne résiste pas aux < fourmis blanches.
liiSi
Gie ou de (Quercus ilex (Lour.) des Cupulifères). — Groupe d'une vingtaine d'arbres de ce nom dont les principaux sont :
1" Le gie proprement dit, variété de chêne à tronc droit, dont la hauteur varie entre 10 et 15 mètres et dont le bois jaune rosé, dur, fournissant de très belles planches, est employé dans la menuiserie et dans la charpente ;
2* Le gie loi, arbre de grandes dimensions que Ton trouve dans toutes les forêts du Tonkin. Bon bois flexible, à jolies veines, sert dans les constructions et Tébénisterie et fait de bonnes rames pour les jonques; rarement attaqué par les fourmis blanches ;
3** Le gie den^ arbre de grandes dimensions, assez commun, boîs de couleur cendré noir, flexible; les mêmes propriétés que le précédent, mais lui est cependant inférieur ;
4® Le gie canh chunh^ bon bois, un peu rouge, petites veines de bel aspect, sert à Tébcnisterie et aux constructions ; attaqué par les fourmis blanches ;
5° Le gie chang cdy, arbre de grandes dimensions, rare, assez bon bois, flexible, dont les fibres ont certaine analogie avec celles de Taréquier ; utilisé dans les constructions et aussi pour faire des rames ;
6^ Le gie càn, arbre de grandes dimensions, pas très commun; assez bon bois, servant à Tébénisterie et aux constructions ;
T Le gie^gai, bon bois, solide, flexible, servant à faire des manches d'instruments aratoires; forme irrégulière, assez rare.
8® Le gie mo gày arbre d'assez grandes dimensions dont le bois jaunâtre, à grain fin, flexible, serf à Tébénisterie et aux constructions ; attaqué par les fourmis blanches ;
9^ Le gie sôi^ arbre de grandes dimensions dont le bois médiocre est néanmoins employé dans les constructions.
Gie ou de. — M. Pierre signale deux arbres de ce nom : Tun, le Mitrephora Bousigoniana (g6 gie); l'autre, le Mitrephora Thorelii (gô gie nui) des Anonacées.
Les espèces du Tonkin sont connues des indigènes sous les noms de gie dnt^ gie mit, gie gung et gie xanh. — Leur boîs réputé bon est principalement employé pour la confection de véhicules et de certains meubles.
Kiêa. — Les indigènes du Tonkin désignent plusieurs
arbres sous ce nom. En Gocbinchine, le kiên kiên se rapporte au Hancea Pierrei, des Diptérocarpées.
Parmi les essences connues sous le nom de kiên au Tonkin, citons :
1* Le mang kiêriy arbre de grandes dimensions, assez commun. Son bois, de nuance rouge foncé, peut servir dans Fébénisterie, mais convient surtout dans les constructions ;
2** Le kiên giang^ arbre de petites dimensions. Son bois résistant et flexible est excellent pour faire des manches de charrues et autres instruments de force ;
3** Le kiên mâty arbre assez rare, atteignant 40 centimètres de diamètre. Excellent bois, plus dur que les bois de fer, sans cœur apparent, de longue durée ; n'est pas attaqué par les fourmis blanches. Employé dans Tébénisterie et les constructions ;
4* Le kiên kiên, que Tabsence de donnée ne permet pas de rapprocher du Hancea Pierrei de Gocbinchine, le caractère {chu nhii) étant, de plus, différent ;
5® Le vàng kiên ou kiên vàng, arbre de grandes dimensions, commun. Son bois de couleur jaune, un peu inférieur au mang kiên, sert dans Tébénisterie et dans les constructions.
Ldi (Espèce indéterminée). — Sous ce nom, les indigènes comprennent environ quinze arbres parmi lesquels :
1^ Le lâi son, arbre rare de 40 à 50 centimètres de diamètre. Excellent bois rouge à belles veines, très dur^ dont on fait de magnifiques meubles ; peut servir à plaquer ; résiste aux attaques des insectes ;
2* Le loi rieng, excellent bois, très dur, de couleur rougeâtre, servant h faire de jolis meubles ; rare ;
3® Le loi ru, arbre de petites dimensions, rare. Bon bois, jaune blanc, à grain fin et serré ; acquiert un beau brillant par le frottement ; sert surtout en ébénisterie ;
4* Le loi nhoi Ha, arbre de belles dimensions qu'on retrouve en moyenne quantité dans toutes les forêts du Tonkin. Bon bois, flexible, de nuance rose foncé; rarement attaqué par les fourmis blanches, on en fait de bonnes pièces de construction ; ne conserve pas son brillant ;
5° Le loi nhoi, arbre de grandes dimensions. Bois de même qualité que le précédent, mais moins solide et de couleur un peu brune ; joue par TcfFet de la température j
rf
6^ Le lôigon, arbre de grandes dimensions, assez commun dans toutes les forêts du Tonkin ; son bois rouge, rarement attaqué par les xylophages, est très résistant et sert dans les constructions des maisons et des barques ;
7<^ Le lâitho, arbre de grandes dimensions, assez rare, dont le bois sert dans la menuiserie et dans les constructions ;
8° Le loi tràii^ arbre de très grandes dimensions, se trouvant en assez grande quantité dans les forêts du Thanh-hoa (Annam). Bon bois de nuance brun foncé, résistant; se fendille, mais sans inconvénients pour sa résistance ; joue et se gondole par l'effet de la température ; donne de bonnes pièces pour les constructions ;
9*^ Le loi moi, arbre d'assez grandes dimensions, rare. Bois médiocre, employé dans la menuiserie et la charpente ;
10° Le loi bom, arbre d'assez grandes dimensions, rare. Bon bois au cœur jaunâtre ; malgré sa valeur médiocre, est employé dans les constructions.
Mo ou encore gô mue (Espèce indéterminée). — Arbre assez rare, atteignant au plus 6 mètres de hauteur et 0,30 à 0,40 de diamètre. Son bois très visqueux sert dans la fabrication du papier annamite, pour faire adhérer la pâte ; il doit être gardé dans l'eau pour qu*il conserve ses propriétés. Ce bois est assez cher.
Muông (Espèce indéterminée). — Sous ce terme générique, les indigènes désignent trois espèces qui sont :
1" Le mtiông canh giao, arbre de grandes dimensions, dont le bois rouge brun, à fibres longues et serrées, sert dans les constructions ;
â** Le muông chim^ arbre de très grandes dimensions, assez commun; confondu souvent avec le bois de fer lim xanh auquel il est très inférieur. Assez bon bois, rougeàtre, très lourd, servant aux constructions et pouvant être employé en ébénisterie ;
3° Le muông xiidn, arbre de grandes dimensions, commun, dont le bois médiocre, léger et rougeàtre, est employé dans les constructions.
Ngaf {Bigyionia pentanda (Lour.)? des Bignoniacées). — Deux essences principalement connues des indigènes :
1° Le ngat vàng, arbre de grandes dimensions que l'on trouve en petite quantité ; bon bois, de couleur jaune, très
mDO-CHINR MAHCAI8E 1887
icier; donne de bonnes pièces de résistance dans les
msj
'al xanh, arbre assez commun, dont )e bois ressem-
>récédent, est supérieur en résistance et en durée.
(Espèce indéterminée). — Arbre de dimensions
, assez rare ; excellent bois, très dur, plus dur mSme
et de nuance ^ris foncé. Peut être scié dans tous les
ancbes très minces ; susceptible d'être bien poli ;
! des ustensiles qui exigent une grande résistance ;
Itaqué par les insectes.
Espèce indéterminée). — De dimensions ordinaires»
>st assez rare ; son bois médiocre sert à l'ébénisterie
atructions.
>ng (Espèce indéterminée). — Arbre d'assez grandes
j, peu commun; son bois, qui possède une excel-
ir de clou de girofle, est dur et de nuance un peu
t à l'ébénisterie et aux constructions.
- Les indigènes groupent bous ce nom une dizaine
)Ht les principaux sont :
%g vai guâc, arbre de grandes dimensions; assec
rouge, h grain fin ; sert à l'ébénisterie et aux con-
il sert également à la confection des sabots et c'est
tire son nom ; 1^ vai, arbre de gros diamètre, mais dont le tronc,
des maîtresses brancbes, ne dépasse guère trois iiauteur ; rare; assez bon bois, rouge, A grain fin, BDs les petites constructions et dans l'ébénisterie ; tg c/ttin, grand arbre dont le bois rougeAtre acquiert e dureté ; sert ft la construction des maisons et des
Inff lua. arbre de grandes dimensions; assez boa lance blanc pôle, employé dans l'ébénisterie et les ins ; est attaqué par les fourmis blanches ; ^ng gidu, bois dont un fait des plancbes ; réputé
guère possible, pour l'instant, de reconnaître les ta niques groupées sous le nom de sdng. En Cochinlieurs arbres de ce nom se rapportent & des espèces aux Diptéi-ocarpées et aux Rhizophorées.
nh (Espèce indéterminée). — Grand arbre assez
1288 CHAPlTaE XII. — BOIS DES COLONIES FRANÇAISES
commua dans certaines forêts du Tonkin. Bon bois de construction, dur, de couleur foncée ; peut être placé en terre sans crainte d'attaque par les xylophages.
Sung (Espèce indéterminée). — Parmi les nombreux arbres compris sous ce nom, il y a lieu de citer :
Le sang vai, bon bois rouge, à grain fin^ dur, se polit facilement et s'emploie dans Tébénisterie et les constructions; les familles à Taise en font des cercueils ; assez rare dans les forêts de Ninh-binh (Tonkin) et de Tbanh-hoa (Annam).
Thé môc {Espèce indéterminée). — Arbre rare, dont le bois à grain fin comporte de belles veines d'un blanc pâle. Recherché par les gens riches qui en font de beaux cercueils, il est néanmoins employé dans Tébénisterie etdansles constructions.
The {Espèce indéterminée). — Arbre de grandes dimensions, assez commun dans la province de Ninh-binh ; bois médiocre, jaune blanc; sert dans les constructions, surtout pour faire des planches.
Thi ou hong {Diospyrosebenum.,.^. àe^ Ebénacées). — Bon bois, facile à sculpter, à grain très fin ; sert à graver les planches de caractères annamites ; atteint sous branches jusqu*à 1 m. 50 et 2 mètres de longueur. Lorsqu il dépasse 32 ou 36 centimètres, il se forme à l'intérieur de grandes veines noires de bel aspect ; mais & partir de ce moment il ne peut plus être employé pour graver les caractères, parce que les veines sont cassantes.
Thông {Pimis... des Conifères). — Bien que le caractère {chu nhti) soit différent de celui employé en Cochinchine pour désigner les pins, il est à peu près certain que les cinq variétés connues des indigènes sous les noms de thông môc^ thông mâl^ thông mang, thong mang sen et thông linhy se rapportent à diverses espèces de pins et de cyprès. Le thông, assez rare, atteint des dimensions parfois considérables. Son bois résineux et assez léger comporte de belles veines ; il est employé dans les constructions et dans Tébénisterie, mais il ne résiste pas à lattaque des fourmis blanches.
Thua khet (Espèce indéterminée). — Grand arbre assez commun dans quelques forêts du Tonkin ; excellent bois de construction de couleur rouge foncé ; non attaqué par les fourmis blanches.
Vàng tâm vàng ou hoàng tdm [Garcinia Vilersiana des Gut-
i:«IM)-CIltNE FRANÇAISE 1289
— Le caractère (chu riAtt) est identique il celui appli-
Cochiiictiine pour désigner le Garcinia Vilersiana. Pierre, c'est un arbre de 12 à 15 mètres, A écorce ueuse en dehors et jaune verdAtre en dedans; elle l un suc j»un&lre 1res abondant. Bois jaunAtre léger 6 dans l'ébénislerie et dans les constructions ; très sculpter, hesindigènes fortunés en font des cercueils.
le nom de (ràm hoang, Pierre signale un arbre de ime famille se rapportant au Kiujea eugeniiefolia. Cette , à bois rose ou rougeàtre, parait spéciale h. la Basse
bine.
tôm xank {Garcinia ). — La flore forestière de
ignale en Cochincbine et au Cambodge une vingtaine 2s de Garcinia. Il est impossible pour le moment ler d'une façon même approximative l'essence h •■ se rapporte clTectivenient le vàiiff tdm xanh. 18 cependant qu'au Toiikin le vàng tâm xanh atteint portions considérables, surtout en largeur. Son bois ment léger, de nuance jaune vert, très facile à sculpime le précédent, est plus recherché que celui-ci en [e la spécialité qu'il offre par ses aptitudes à recevoir
et la dorure. Il sert à confectionner des cercueils pour t riches.