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mètrei
Une manière encore plus simple d'opérer consiste à employer le procédé de cubage dit au quart sans déduction. Pour cela, on prend le quart du tour moyen de l'arbre, on élève ce quart au carré, puis on multiplie le carré par la hauteur de l'arbre. Le volume ainsi obtenu est égal aux 0,78 du volume cylindrique.
Ce procédé est souvent adopté, parce que, pour obtenir le volume cylindrique, on mesure la tige revêtue de son écorce; or, cette partie de la tige n'a aucune valeur. Un cubage qui n'en tient pas compte ne saurait donc présenter un grave inconvénient. En effet, outre l'écorce proprement dite, il tombe une partie du bois qui constitue un déchet. Finalement, on admet que l'erreur en moins commise par le cubage au quart sans déduction peut être négligée, et que ce cubage donne à peu près le volume de la matière utilisable.
Certains arbres comme le chêne renferment une notable proportion d'aubier qui est une zone du bois, manquant complètement des qualités nécessaires, c'està-dire la résistance, la durée et la solidité.
En général, les devis déterminent les volumes des bois à employer tels qu'ils doivent être une fois en place, c'est-à-dire sans aubier; une bille de chêne par exemple qui n'est pas équarrie, c'est-à-dire qui est en grume, a donc un volume très différent de celui des bois qui en seront extraits. Pour apprécier ces différences, on emploie un mode de cubage particulier appelé cubage au cinquième ou au sixième déduit. Dans ce but, on retranche du tour moyen le cinquième ou le sixième de ce tour, on prend le quart du reste, on élève ce quart au carré et ce carré multiplié par la longueur de la tige fournit le volume demandé.
En général, ce volume au cinquième déduit est à peu près égal à la moitié du volume cylindrique; celui au sixième déduit la dépasse un peu.
Tout ce que nous venons de dire s'applique au tronc de l'arbre, mais il faut aussi pouvoir apprécier le rendement des branches.
On estime à l'œil le volume des branches ou bien on peut, comme précédemment, l'apprécier par analogie avec un rendement connu, donné par des arbres semblables abattus exprès dans ce but. On obtient alors le tableau directeur suivant :
PAUL CHARPENTIER — LE BOIS *i9