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CHAPITRE XV11I

DESSICCATIOM - CARBMISATIOR SUPERFICIELLE DES BOIS

OESSICC

Nous avons à étudier la dessiccation du bois à deux points de vue : tout d'abord au point de vue de l'amélioration dans son emploi, en second lieu au point de vue de sa conservation.

Si nous considérons le bois dans son emploi, soit comme combustible, soit comme bois de construction, nous voyons qu'il est de la plus haute importance de n'en faire usage qu'à l'état sec.

Les bois humides donnent sous le même poids beaucoup moins de chaleur que ceux qui sont secs, parce que l'eau est évidemment nuisible à la combustion et demande une grande quantité de chaleur pour passer a l'état de vapeur.

Plus un bois est sec, plus à poids égal il est susceptible, par sa combustion, de dégager une quantité utile de calorique.

Dans un bois vert et gorgé de sève, une portion notable de calorique employée à vaporiser l'humidité du bois est ainsi dissipée en pure perte.

Hartig a trouvé que du bois de tronc de hêtre âgé de quatre-vingts ans, coupé hors sève, parfaitement sec 3 donnait quand on le brûlait une quantité de chaleur représentée par 1557, tandis que le même bois brûlé vert ne donnait plus qu'une quantité de chaleur représentée par 1226, ou un peu plus des deux tiers du bois sec.

Lorsque le bois a été fortement desséché et qu'il est exposé à l'air dans les circonstances ordinaires, il prend à peu près 5 p. 100 d'eau pendant les trois premiers jours, et il continue à en absorber jusqu'à ce qu'il en renferme environ 15 p. 100. Alors il devient très hygrométrique et perd ou absorbe l'eau suivant l'état de sécheresse ou d'humidité de l'air.

M. Violette ayant soumis à la dessiccation à 150 degrés centigrades les principales espèces de bois, a trouvé les résultats suivants :

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