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CHAPITRE XIX

PIOCÉDÉS PAI IMEISIOI - BÉIÉIALITÉS SUI LES ANTISEPTIQUES EIPLQTÉS

Tout d'abord le problème de la conservation des bois tel que nous l'avons posé, demande la solution de deux difficultés principales. Il s'agit d'abord de trouver une substance chimique dont les propriétés conservatrices, c'est-à-dire antiseptiques, soient complètement efficaces ; il s'agit ensuite [d'imaginer un moyen pratique et certain de la faire pénétrer dans le bois à conserver.

Les matières azotées contenues dans le bois sont soumises à de nombreuses causes d'altération. Sous l'influence de l'eau, de l'oxygène de l'air favorisé par une certaine température, le ligneux peut aussi donner naissance à des ferments qui, en se développant à ses dépens, attaquent la cellulose et la transforment en eau et en acide carbonique ; ces réactions, en forçant une partie des éléments du bois à entrer dans des combinaisons nouvelles, modifient nécessairement toutes ses propriétés physiques.

Cette transformation des parties constituantes du bois peut se produire sous différents aspects bien caractérisés.

Tantôt l'acide carbonique naissant produit en abondance par la combustion lente du végétal, favorise le développement de nombreuses espèces de champignons qui, en se nourrissant des éléments mêmes du bois, ne tardent pas à produire sa ruine complète. Tantôt la fermentation, développée dans les canaux internes du bois et favorisée par l'humidité, détruit les fibres et cause des ravages d'autant plus redoutables qu'ils sont cachés et imprévus.

Que l'on adopte ou non la théorie des germes dont nous avons parlé précédemment, il n'en est pas moins vrai que l'existence de la matière azotée dans les cellules du tissu végétal est encore pour lui une cause de ruine en attirant une foule d'insectes xylophages auxquels elle sert de nourriture, et qui, en la cherchant dans les cavités du bois, le perforent en tout sens et le détruisent souvent avec une incroyable promptitude.

La fermentation de la matière azotée contenue dans le bois est la cause principale de sa ruine; nous devons donc chercher à enlever au bois cette matièr azotée, ou bien à écarter toutes les circonstances sans lesquelles il n'y a pas do

fermentation possible, telles que la présence de l'air et de l'eau, ou enfin à agir directement sur la matière azotée pour la faire entrer dans des combinaisons fixes et non susceptibles de fermenter.

Nous avons déjà signalé l'un des principaux moyens physiques, la dessiccation ou la carbonisation, ayant pour but d'arriver à la réalisation du premier desideratum.

Le second moyen, l'immersion, peut être un moyen purement physique ou bien une action physique accompagnée d'une réaction chimique.

Quant au troisième desideratum à réaliser, la fixation de la matière azotée dans une combinaison insoluble et imputrescible, il a été tenté, pour y parvenir, l'emploi de nombreuses substances, parmi lesquelles nous citerons :

Le sublimé corrosif.

Le chlorure de zinc.

Les sulfates de fer, de cuivre, de zinc, de chaux, de manganèse, de baryte, d'alumine.

Le borax, les sels de soude.

Enfin l'acide arsénieux, le pyrolignite de fer et les huiles lourdes de houille.

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