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E1LOG

Sulfate de zinc 24,75

Potasse américaine 9,90

AIud d'Amérique. 19,80

Oxyde de manganèse 9,90

Acide sulfurique à 60 degrés 9,90

Eau 24,75

Toutes les matières solides sont introduites dans une chaudière contenant l'eau à la température de 45 degrés. Aussitôt qu'elles sont dissoutes, on ajouto peu à peu l'acide sulfurique jusqu'à complète saturation.

Pour préparer le bois, on le dispose dans un appareil spécial sur des grilles en fer, en ayant soin de laisser entre chaque pièce un intervalle d'environ 4 centimètre. Après quoi, au moyen d'une pompe, on injecte la liqueur dans l'appareil et quand tous les espaces vides sont remplis, on fait chauffer pendant trois heures. Au bout de ce temps, le bois est retiré et placé sur des grilles, où on le laisse sécher à l'air libre.

On a proposé aussi le mélange suivant :

Sulfate d'ammoniaque 8

Carbonate d'ammoniaque 2

Acide borique 3

Borax pur • 1

Amidon 2

Eau 100

Les tissus et les bois imprégnés de cette solution sont à l'épreuve du feu, même après avoir été chauffés pendant un certain temps dans une étuve à 35 degrés.

Il y a quelques années, on a décrit un procédé rendant les bois ininflammables par l'emploi du tungstate de soude.

On procède ainsi :

Le tungstate de soude du commerce est dissous dans l'eau chaude ou froide ; on emploie de 1.130 à 1.360 grammes de sel pour 4 litres d'eau environ, de façon à obtenir une dissolution dont la densité soit égale à 1,20.

Le bois peut être imprégné à chaud ou à froid soit par immersion, soit par pression. Il est cependant préférable d'opérer avec une dissolution chaude. Quand le bois est devenu sec, les fibres et les espaces intercellulaires sont revêtus parle tungstate; il acquiert une très grande dureté et résiste bien à l'action de la chaleur.

Le pin blanc et le pin rouge ainsi traités prennent l'apparence du chêne ci peuvent le remplacer dans ses divers emplois.

Enfin le meilleur procédé qui ait été indiqué jusqu'à présent est celui dans lequel on utilise le verre soluble.

Pour préparer le bois, on lui donne d'abord deux à trois couches de solution faible préparée en étendant 1 volume de solution sirupeuse de silicate de soude avec 3 volumes d'eau ; le bois s'en imprègne assez fortement. Ce premier* enduit étant presque sec, on y applique une couche de lait de chaux ordinaire.

La peinture à la chaux étant presque sèche, on la fixe par une solution de verre soluble plus concentrée, préparée par le mélange de 2 volumes de solution sirupeuse avec 3 volumes d'eau.

Une seconde application de cette même solution n'est nécessaire que dans le cas où le lait de chaux aurait été employé trop épais.

Des expériences pratiquées sur du bois ainsi préparé,' montrent que l'enduit offre une grande résistance à l'action de la chaleur ; cet enduit ne se détache pas de la surface du bois fortement chauffée; il empêche longtemps le bois de brûler avec flamme, même lorsqu'il se trouve soumis à l'influence d'une forte chaleur.

La pluie n'exerce pas d'influence sur lui. Soumis à l'action d'un jet d'eau énergique, il n'est lavé que très incomplètement et seulement au bout d'un temps prolongé.

En général, 1 kilogramme de verre soluble suffit pour bien préparer une surface de 2 mètres carrés de bois.

Des expériences intéressantes, que nous allons résumer, ont été faites il y a peu de temps en Belgique sur cette question de rininflammabilité des bois.

On a préparé des échantillons de bois de vingt manières différentes, puis on les a débités en bûchettes de 15 millimètres de section et on les a exposées à l'action d'un certain nombre de becs de gaz.

Il a été constaté que le bois ordinaire non préparé s'enflamme en moyenne après une minute et demie et continue à brûler même lorsqu'on l'éloigné du foyer.

Les paquets de huit préparations par injection de sels métalliques ont dû être enlevés au bout de huit à dix minutes, leur inflammation étant devenue complète. Parmi ces derniers, ceux qui ont résisté le plus sont les bois injectés au tungstate de soude, au chlorure de calcium et au sel ammoniac.

Les autres préparations par peinture ou par badigeon ont résisté de trente à quarante minutes; les meilleurs résultats ont été donnés par les bois recouverts de verre soluble avec introduction de kaolin, verre pilé et lait de chaux, par ceux injectés de phosphate d'ammoniaque et par ceux recouverts de peinture à l'asbeste.

Les conclusions auxquelles ces expériences ont amené sont les suivantes :

1° L'incombustibilité des bois n'est pas réalisable, mais on peut obtenir une ininflammabilité suffisante pour préserver tout bâtiment exposé à un foyer incendiaire limité, ou du moins pour permettre d'attendre les secours ;

2* Les procédés de préservation sont de deux espèces, par injection de dissolution salines ou par application de peinture ;

3° Les procédés par injection ne donnent de bons résultats au point de vue de rininflammabilité que si l'on emploie du phosphate d'ammoniaque en solution concentrée;

4° La préservation au moyen de peintures est le seul procédé à employer dans presque tous les cas. Les peintures les plus recommandables sont :

La peinture au verre soluble.

— à la cyanite.

— à l'asbeste.

MÉTALLISATION DU BOIS

Avant d'abandonner ce sujet, nous dirons quelques mots d'un mode particulier de préservation 4rès intéressant au point de vue du résultat auquel il conduit. Le bois préparé par ce procédé acquiert un éclat métallique très brillant.

On commence par traiter le bois avec une lessive alcaline caustique (soude calcaire) et on le laisse dans ce bain pendant trois ou quatre jours, suivant le degré de perméabilité du bois à une température de 75 à 90 degrés. De là, le bois passe immédiatement dans un bain de sulfhydrate de calcium, auquel on ajoute, après vingt-quatre ou trente-six heures, une solution concentrée de

soufre dans la soude caustique. La durée de ce bain est d'environ quarante-huit heures et sa température varie entre 35 et 50 degrés. Enfin, pendant trente à cinquante heures on immerge le bois dans une solution d'acétate de plomb également chauffée à 50 degrés environ.

Le procédé est assez long, mais fournit des résultats très remarquables. Le bois ainsi préparé, après avoir été desséché convenablement, prend sous le brunissoir une surface polie très brillante. Cet éclat augmente encore si Ton a frotté au préalable la surface du bois avec des plaques de plomb, d'étain ou de zinc, et s'il est ensuite poli avec un brunissoir en verre ou en porcelaine. Finalement, on peut donner ainsi au bois l'aspect d'un vrai miroir métallique très solide et très résistant.

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