‹ Le boisChapitre 212 sur 238 · P. 100 DE TANNIN · texte numérisé non relu

P. 100 DE TANNIN

Galles d'AIcp 60 à 77

Galles de Chine 58 à 77

Galles de Smyrne 33 à 00

Càchoû de Bombay 54

Cachou du Bengale 38

Cachou de Gambier. 38

Sumac (première qualité) 16

Sumac (deuxième qualité) 13

DWidWi. 16

Bablak' 14

Bois de Quebracho 12 a 19

Bois de châtaignier 4 a 9

Ecorce déjeune chêne 11 à 13

Ecorce de pin 8

Ecorce de sapin 4k 8

Ecorce d'orme 3 à 4

Ecorce d'aulne 3k 5

Ecorce de hêtre 2

Dosage des tannins.

11 y a de nombreux procédés employés pour déterminer la richesse en tannin des substances employées par le commerce ; nous nous bornerons à indiquer le suivant :

On pèse un certain poids de matière tannante à essayer, puis on l'épuisé par

l'eau et on étend à 1 litre avec de l'eau distillée. On en prend 40 centimètres cubes, qui sont précipités par un excès d'acétate de zinc dissous dans un excès d'ammoniaque. Le tout est porté à l'ébullition, puis évaporé jusqu'au tiers du volume primitif; la liqueur, après refroidissement, est filtrée; on sépare ainsi le précipité de tannate de zinc, .qui est ensuite lavé à l'eau bouillante, puis dissous dans l'acide sulfurique étendu ; on y ajoute une solution de permanganate de potasse titrée, jusqu'à ce que l'on constate une coloration rose persistante.

On titre cette solution de permanganate au moyen d'une solution de 1 gramme de tannin pur dans un litre d'eau.

Si donc 20 centimètres cubes de cette solution de tannin nécessitent 10 centimètres cubes de permanganate de potasse, on en conclura que 1 centimètre cube de liqueur titrée correspond à une richesse en tannin égale à 0s%002. Si nous supposons que les 40 centimètres cubes de liqueur primitive aient nécessité l'addition de 45 centimètres de permanganate, nous en conclurons qu'il y avait 0« r ,030 de tannin, soit pour 1.000 centimètres cubes 0* r ,75 de tannin.

Densités et teneurs des solutions d'acide tannique à 15 degrés :

DENSITÉ ACIDB P. 100

Emploi de la tannée.

Lorsque le tan a été épuisé, il ne contient plus que la partie ligneuse pouvant servir de combustible dans un grand nombre de cas.

En général, pour employer le tan à cet usage, on le comprime encore humide dans des moules en fer, qui le transforment en mottes; ces mottes sont ensuite séchées à l'air libre; elles brûlent lentement et donnent beaucoup de cendres. C'est un combustible précieux pour les pauvres, à cause de son bas prix.

On peut admettre que la matière organique du tan épuisé présente à peu de choses près la composition du bois, ce qui donnerait pour la tannée sèche les chiffres suivants :

Carbone 0,469

Hydrogène 0,056

Oxygène 0,395

Cendres 0,080

La puissance calorifique de cette tannée serait d'environ 4.000 calories. Or, celle sortant des fosses contient au moins 70 p. 100 d'eau. Industriellement, on ne l'emploie qu'après dessiccation à l'air libre, ou après l'avoir essorée par son passage au travers d'une presse laminoir comme celle représentée figure 172, qui nécessite pour sa manœuvre une force de trois chevaux environ.

Page 1