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FIBRES CORTICALES OU LIBER

Ces fibres forment des faisceaux placés vis-à-vis ceux du bois, séparés d'eux par une mince lame. D'un blanc brillant, elles sont plus longues et plus grêles que les fibres ligneuses. Leurs parois, en vieillissant, deviennent très épaisses; ce sont elles qui offrent le plus de ténacité parmi toutes celles du végétal, et qui, par là, dans beaucoup de plantes, rendent à l'homme d'importants services, en lui fournissant des matériaux, des cordages, des fils et tissus les plus solides.

L'ensemble des couches de plusieurs années dont chacune peut se subdiviser elle-même en plusieurs autres plus minces, a été comparé à un livre dont toutes les couches diverses forment les feuillets, et de là le nom de liber sous lequel les fibres corticales sont le plus ordinairement désignées.

Les feuillets produits d'années différentes sont, comme quelquefois les couches annuelles du bois, séparés entre eux par des zones utriculaires, dépendantes de l'enveloppe cellulaire dans l'épaisseur de laquelle se sont formés les faisceaux fibreux.

L'accroissement progressif de la tige détermine la distension porportionnelle des feuilles de liber, dont les vaisseaux vont ainsi toujours en s'écartant et par suite en s'élargissant. Les rayons, par la multiplication des cellules qui les composent, se dilatent dans la même proportion, tant que le tissu reste vivant, et continuent ainsi à les remplir.

En même temps, une destruction continuelle des parties extérieures de l'écorce a lieu, et cette portion, rejetée en dehors et enfin détachée, peut comprendre une plus ou moins grande épaisseur des couches corticales, suivant que le développement a lieu dans telle ou telle de ces «couches, de telle sorte que ce soit la subéreuse, la cellulaire ou la fibreuse qui se trouve former l'enveloppe la plus extérieure où se conserve la vie.

CARACTÈRES AIVATOMIQUBS DE LA TIGE DBS ARBRES MOIVOCOTYLBDOIVBS

DaDs ces végétaux, à mesure que la tige augmente et que par suite les faisceaux se multiplient dans son intérieur, on rev„ hC marque une disposition différente de celle qu'ils

affectent dans les cotylédones, où, rangés en cercle, ils finissent par se toucher et former un anneau ligneux coupé seulement par des lignes et des rayons médullaires.

Si l'on examine au microscope le faisceau le plus développé d'un arbre monocotylédone, on trouve en partant de la région regardant le centre de la tige, des fibres épaisses analogues à celles du liber I, j, des trachées t; puis au milieu des cellules p dont

quelques-unes s'allongent et s'épaississent en fibres, se montrent les ouvertures de vaisseaux rayés ou ponctués vp. La région du faisceau qui regarde la circonférence de la tige est formée de fibres épaisses I en dehors et au milieu desquelles se ramifient les vaisseaux laticifcres cl (fig. 23).

Fj „ 3 Mais si les faisceaux considérés individuellement

ne diffèrent pas de ceux d'une tige d'arbre monocotylédone âgé d'un an, leur ensemble présente une importante différence (fig. 24).

Ils ne sont pas groupés circulairement et disposés en zones concentriques comme ceux des dicotylé- •t' donées; chacun d'eux est un îlot f séparé de ses voisins, non par des rayons médullaires, mais par une " enceinte irrégulière de moelle m où les faisceaux

Fig. S*. sout dispersés et peuvent se multiplier sans être

entravés par des pressions latérales. Chacun d'eux est isolé et reste simple. A aucune époque, il ne se développe entre son système cortical et son système ligneux une couche de cambium destinée à s'organiser et à former de nombreux faisceaux. L'examen des faisceaux fibro-vasculaires dans une tranche longitudinale de la tige ligneuse d'un arbre monorotylédone (fig. 25], indique une différence bien plus prononcée entre ecs deux classes de végétaux. Chaque faisceau observe de haut en bas, à partirdu point de la tige où ii entre dans une feuille, descend d'abord obliquement vers lecenlre de la tige, ensuite verticalement, puis obliquement encore vers la circonfé-

fi s- - : '- rence; chemin faisant il croise successivement tous les

faisceaux situés au-dessous de lui et les plus anciens, et se place en dehors d'eux.

PAUL CHARPENTIER - LE BOIS f,

Jiesfontaines a formulé de la manière suivante la grande différence qui existe entre ces deux classes de végétaux :

a D'après la structure interne des tiges, les végétaux se divisent en deux grandes classes :

l*Ceux qui n'ont pas de couches concentriques distinctes dont la solidité décroît de la circonférence vers le centre, où la moelle est interposée entre les faisceaux fibreux sans prolongements médullaires en rayons divergents, ce sont les monocotylêdons.

2" Ceux qui ont des couches concentriques distinctes dont la solidité décroit du centre vers la circonférence, où la moelle est renfermée dans un canal longitudinal avec des prolongements médullaires en rayons divergents, ce sont les d tcot ylédon».

CARACTERES ANATOMIttUES DE LA TIGK DBS ARBRBS ACOTYLÉDONES

Longtemps on a cru que la structure intérieure de ces tiges était semblable à celle des monocotylédonées. Mais une coupe transversale de la tige d'une fougère arborescente (fig. 26) montre des faisceaux fi bro-vascul aires fv de forme variée, figurant un cercle plus ou moins régulier qui entoure un disque central jaunâtre m et est entouré lui-même

par une zone de la même couleur p. Ce disque i.

et cette zone sont du tissu cellulaire et communiquent ensemble par des intervalles plus on moins larges qui séparent les faisceaux. La zone noirâtre tout à fait extérieure e' est une enveloppe qui a succédé à l'épiderme, et qui est formée par les Fig. 36.

bases des rameaux-feuilles sur lesquels on peut,

par une coupe transversale observer une organisation analogue à celle de la tige principale.

CARACTÈRES CHIMIQUES DES TIOBS DES ARBRBS DICOTYLÉDONES , MONOCOTYLÉDONES , ACOT YLÉ - DONES. — ÉP1DEHME. — CELLULES SUBEREUSES BT CORTICALES — FIBRES CORTICALES ET LIGNEUSES.— RAYONS MÉDULLAIRES. — TRACHÉES BT VAISSEAUX.

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