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EN POIDS

Oxyde de carbone 61,8 a 22,3

Hydrogène 48,7 a 18,4

Hydrocarbures lourds 10,6 à 6,5

Hydrocarbures légers 35,3 à 9,4

La densité du gaz au bois est plus faible que celle de l'air, elle varie de 0,6 à 0,7. Il s'ensuit que l'air pénétrera plus facilement un courant de ce gaz que celui du gaz de houille ; il s'ensuit aussi qu'il faut augmenter l'épaisseur de la nappe gazeuse qui brûle pour l'empêcher d'être pénétrée par un excès d'air qui empêcherait sa combustion. On doit donc faire usage de becs papillon pour l'utilisation de ce gaz, et leur donner une largeur de 1 millimètre à peine.

Les produits secondaires de la distillation du bois sont les eaux chargées de goudron et le charbon. (Nous nous occuperons spécialement de l'acide pyroligneux un peu plus loin.)

Les eaux se condensent dans le barillet et dans les réfrigérants qui font suite. On les recueille, puis on les laisse se reposer dans des cuves en bois, où les eaux goudronneuses se séparent des eaux acides. Ces dernières sont saturées par de la chaux, ce qui donne de l'acétate de chaux dont la valeur commerciale est assez grande. Le goudron également se vend avec facilité.

On utilise généralement les bois tendres pour cette distillation, carie charbon qui en provient brûle vite, facilement ; il est très apprécié dans l'économie domestique.

Le gaz au bois ne renferme pas de produits sulfurés, ce qui est un avantage souvent très appréciable.

Les déchets de liège produits dans la fabrication des bouchons peuvent également, par distillation, produire un très bon gaz éclairant.

Les sous-produits de cette distillation spéciale se séparent en deux couches : l'une aqueuse à réaction faiblement acide, l'autre constituée par un goudron rouge brun foncé très fluide.

Ce liquide aqueux renferme comme éléments principaux l'acide acétique, l'alcool méthylique et, de plus, une proportion considérable d'ammoniaque qui neutralise en grande partie l'acide.

Les éléments accessoires sont : l'acide cyanhydrique, des homologues supérieurs* de l'acide acétique, parmi lesquels l'acide propionique, puis une petite quantité de méthylamine.

Le goudron est plus lourd que l'eau. Son odeur est très aromatique. Sa distillation très facile fournit les produits suivants :

Huile légère recueillie jusqu'à 210 degrés 27

Huile lourde, brune 27

Huile a fluorescence Terte H

Brai etpertes 35

Les parties les moins volatiles de l'huile légère abandonnent par le refroidissement beaucoup de naphtaline.

Cette huile légère, traitée par la soude, ne diminue pas de volume.

L'acide sulfurique est à peu près sans action sur elle.

Le goudron de liège renferme au moins 4 p. 100 de benzine et 3 p. 100 de toluène.

L'huile lourde traitée par la soude fournit peu de phénol.

Quant à l'huile à fluorescence verte, qui s'obtient quand on pousse la distillation à la température de 350 degrés au moins, elle renferme de notables quantités d'anthracène.

Le liège donne donc des produits analogues à ceux qui proviennent de la distillation des bois durs, mais il ne fournit pas les séries remarquables des corps phénoliques.

M. Senf a publié, il y a quelques années, sur la distillation des bois des résultats d'expériences intéressants que nous allons résumer.

Les essais ont été. exécutés sur de petites quantités, mais réalisés dans des conditions aussi voisines que possible du travail industriel.

L'appareil employé se composait d'une cornue en fonte de m ,60 de longueur sur 0-,20 de diamètre disposée horizontalement dans un petit fourneau. Le serpentin où se condensaient les produits de la distillation était assez long et bien refroidi par un bain d'eau fraîche continuellement renouvelée.

Le gaz formé, séparé des produits liquides par un siphon fixé à la paroi latérale du réservoir des liquides, s'échappait par un tuyau au bout duquel il était enflammé ou recueilli.

On a cherché, dans ces expériences, à comparer les rendements fournis par les différents bois, par différentes parties d'un même arbre, enfin par le même bois sain ou malade. On a cherché également à comparer les rendements d'une même espèce de bois par calcination rapide ou ménagée.

Les bois ont toujours été calcinés avec leur écorce, comme cela se passe dans le traitement industriel. Ils étaient divisés en fragments de m ,20 de long sur 2 à 3 centimètres d'épaisseur, puis desséchés par exposition à l'air à la température ordinaire.

On a procédé successivement, dans chaque cas, par distillation rapide et par distillation lente.

La première s'opérait en portant tout d'abord la cornue au rouge, puis en y introduisant d'un seul coup tout le bois à calciner, et pendant toute l'opération la chaleur était maintenue au rouge.

Cette distillation rapide demandait trois heures, la distillation lente s'opérait pendant un temps double.

Le tableau suivant donne les résultats auxquels ont conduit ces expériences :

ESSENCES de

BOIS

Carpinus betulus, troncl m sain ' n

Rhamnus frangula, petits j m troncs divisés f n

Alnus glutinosa, troncV m sain f n

Betula alba, tronc sain . A

Sorbus aucuparia, tronc ( m

sain ( n

Fugus syhatica, tronc ) m

sain ( n

Fugus sylvatica, rameaux ( m

sains { n

Populus trcmula, tronc s m

sain * n

Fugus sylvatica, rameaux { m

malades ' n

Quercus robur , tronc ) m

sain t n

Pinus abiès, tronc sain . .]

Pinus abiès, tronc nia-l m

lade fn

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