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KILOG. DE BOIS SÉCHÉ A L'AIR ONT DONNÉ

Total

des

procuits

distillés

JO

Goudron

ACIDE ACETIQUE

Brut

Tenant

en

acide

Acide

acétique

radical

Charbon de bois

MC

Gaz

non condensé

Les nombres des séries m proviennent des distillations lentes; ceux des séries n proviennent des distillations vives.

On peut conclure de ces diverses expériences que les rendements en acide pyroligneux, goudron, charbon et gaz. sont peu différents, quelle que soit l'essence distillée.

Mais, au contraire, la richesse des eaux en acide déshydraté varie beaucoup; sous ce rapport, les bois feuillus sont plus riches que les bois résineux.

ACIDE PYROL1GAEUX

Lorsqu'on n'a pas pour but principal de recueillir et d'utiliser le gaz produit par la distillation, on fabrique généralement l'acide pyroligneux au moyen de l'appareil représenté figure 178.

Cet appareil se compose d'un cylindre D en tôle ou en fonte d'une capacité égale à 4 mètres cubes environ, destiné à recevoir le bois préalablement divisé en bûchettes que Ton introduit par une ouverture ménagée dans le couvercle. Ce cylindre se trouve placé au-dessus d'un foyer dans lequel le combustible est chargé par une porte latérale. Avant de se rendre dans la cheminée d'appel, la flamme circule autour du cylindre D, en passant par plusieurs carneaux ménagés dans la maçonnerie. Le cylindre communique par un tuyau n avec un appa*

reil condensateur comprenant une série de tuyaux horizontaux ddd enveloppés par des manchons bbb dans lesquels circule constamment un courant d'eau froide amenée par le tube a et provenant d'un réservoir A. Cette eau pénètre d'abord dans le manchon inférieur pour se rendre ensuite, parlesconduitesccc, dans les autres manchons. L'eau chaude sort par le trop-plein g.

Les gaz provenant de la décomposition du bois sont dirigés par le tube l sous le cylindre D, où ils s'enflamment et contribuent au chauffage de l'ap-

I.es liquides empyreumatiques condensés s'écoulent par le tuyau m dans des cuves BB'. Le charbon est retiré au bout de six heures environ par une porte située au bas du cylindre D.

Fig. 1-8.

Le liquide ainsi condensé se compose d'eau, de goudron, d'esprit de bois, ilélher et d'acide acétique.

On le débarrasse du goudron qui surnage, puis on l'introduit dans un alambic en cuivre. L'esprit de bois ou alcool méthylique se trouve dans les premiers produits de la distillation.

L'acide acétique brut ou pyroligneux passe ensuite.

Cet acide est toujours coloré et possède une saveur de goudron qu'une nouvelle distillation ne pourrait pas lui enlever. Pour le désinfecter complètement, on est forcé de le combiner à une base. Quelquefois on emploie pour cela le carbonate de soude; il est plus économique de traiter d'abord l'acide par du carbonate de chaux, puis de décomposer par le sulfate de soude l'acétate ainsi

obtenu. Le sulfate de chaux se précipite, l'acétate de soude est purifié par cristallisation.

L'acétate est ensuite traité par l'acide sulfurique étendu de la moitié de son poids d'eau. L'acide acétique est reçu dans des appareils condenseurs où il se liquéfie; il est purifié enfin par une seconde distillation.

Gomme le sulfate de soude qui se forme dans cette réaction est insoluble dans l'acide acétique, il se précipite sous la forme de cristaux, et peut être séparé par décantation.

L'acide pyroligneux ainsi fabriqué ne contient que des traces de sulfate de soude, dont une nouvelle distillation peut le purifier complètement.

Les divers bois, comme nous l'ont montré les expériences citées précédemment, fournissent des proportions variables d'acide pyroligneux.

Des modifications ont été proposées dans le but de rendre cette fabrication plus économique. C'est ainsi que l'on peut saturer immédiatement par la chaux les produits bruts de la première distillation. Une partie des matières goudronneuses se combine à la chaux et l'autre reste dans la liqueur. Lorsque cette dernière est rendue claire par le repos ou par la filtration, on l'évaporé dans une chaudière en fonte jusqu'à réduction du volume à moitié. On acidifie ensuite par de l'acide chlorhydrique qui décompose la presque totalité des combinaisons que la chanx avait formées avec les matières goudronneuses ; ces dernières viennent surnager et sont enlevées facilement.

On dessèche ensuite l'acétate de chaux, puis on le distille avec de l'acide chlorhydrique. Lorsque l'on veut un acide très pur, on procède à une seconde rectification sur du carbonate de soude ou du bichromate de potasse ; ce dernier sel a l'avantage de détruire les matières odorantes que renferme encore l'acide pyroligneux.

Un autre procédé de purification consiste à traiter l'acide brut par l'acide sulfurique en petite quantité; ce dernier détermine la séparation du goudron. On laisse reposer pendant vingt-quatre heures, puis on distille. L'acide acétique ainsi obtenu est incolore, ne noircit pas au contact de l'air et ne dépose plus de matières empyreumatiques. On le sature alors par le carbonate de soude, puis on évapore, l'acétate de soude obtenu est purifié par une nouvelle cristallisation.

On peut également employer la baryte. L'acide brut est saturé par du carbonate de baryte ou du sulfure de baryum. On obtient ainsi un acétate qu'on grille ensuite avec modération pour ne pas le décomposer. Cet acétate de baryte est ensuite décomposé par l'acide sulfurique. On obtient du sulfate de baryte et un acide acétique faible. On peut aussi transformer l'acétate de baryte en acétate de soude par une addition convenable de sulfate de soude.

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