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PORTUGAL

Ce pays présente la même flore et la môme distribution d'essences forestières que l'Espagne.

Dans la région basse, on trouve le Celtis Australie, le Citrus aurantium, le Cupressus glauca, le Morus a/6a, le Laurus nobilis^ YOlea europœa, le Pinus pinaster, le Pinus pmea, le Quercus ilex, le Quercus suber*

Dans la région des montagnes : l'Acer campe** re, le Buxus sempervirens, le Caslanea ucsra, le Fagus sylvatica, le Quercus Lusitanica, le Quercus tozza^ le Betula alba, le Juniperus communis.

Les essences qui dominent au sud et au centre sont le pin maritime et le pin pignon. Cette culture s'est développée au bord de la mer pour fixer les sables, conformément aux procédés français et donnent de très bons résultats.

Les forêts de chêne liège jouent également un grand rôle en Portugal

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f.a Roumanie doit être classée parmi les pays les plus boisés de l'Europe. Les forêts couvrent une surface de 2 millions d'hectares, dont l'État possède à peu près la moitié.

Les districts montagneux sont les plus boisés. La surface boisée diminue a fur et à mesure qu'on s'avance vers le Danube où les bois sont assez rares.

Au point de vue de la distribution des forêts, on peut diviser la Roumanie en trois régions :

1° La région des hautes montagnes que Ton peut limiter aux sommets les plus élevés des Carpathes. On y trouve presque exclusivement le sapin, le mélèze, le pin, le genévrier nain et le bouleau. On rencontre l'if sur les hautes montagnes de la petite Valachic et de la Moldavie occidentale. Les forets y couvrent les quatre-vingt centièmes de la superficie.

2° La région des collines où l'on rencontre surtout le hêtre qui couvre des surfaces considérables, puis le bouleau, le frêne, le chêne rouvre, l'érable, le merisier, le sorbier. Le poirier, le pommier, le néflier, le noyer, le noisetier el dans certaines forêts de la petite Valachie, le châtaignier, y viennent à l'état sauvage. Dans cette région, les forêts couvrent les vingt-sept centièmes de la terre.

3° La région des plaines dans laquelle on trouve le chêne yeuse, le chêne tauzin, le quercus cerris, l'érable champêtre, l'érable plane, l'érable sycomore, le charme, l'orme, le frêne, le tilleul, le noisetier, Je cornouiller, le prunellier, l'acacia et le fusain. Dans les îles du Danube et dans les plaines basses aux bords des rivières et des étangs, on trouve diverses espèces de saules, des peupliers, des aulnes, des trembles, des tamarins et d'autres arbustes. Les dix-huit centièmes du terrain sont couverts par les forêts.

Il y a peu de forêts qui soient soumises à un aménagement régulier. Les modes d'exploitation les plus usités sont le jardinage et la coupe totale laissant quelques réserves. Sur les hautes montagnes on ne rencontre presque pas d'exploitation régulière.

Dans la région montagneuse l'État possède 54 p. 100 de la totalité des forêts. 26 p. iOO dans la région des collines et 17 p. 100 dans la région des plaines.

En 1887, l'importation des États voisins, notamment de l' Autriche-Hongrie a été de :

FRANCS

Bois à brûler 61.000

Charbon do bois 135.000

Bois de construction 1.346.000

Bois d'industrie 4.485.000

Total 6.027.008

Pour l'exportation pendant cette année, nous avons les nombres suivants

FRANCS

Bois a brûler 64.000

Bois de construction 3.400.000

Bois d'industrie 655.000

Total 4.819.000

L'exportation du bois de construction est surtout faite à Panama et à Constantinople pour les bois résineux. Les bois de chêne sont dirigés sur la France en destination de Fécamp.

C'est depuis 1882 que l'industrie du bois a commencé à prendre un certain développement dans ce pays. La Roumanie possède aujourd'hui plus de 60 scieries à \apeur, sans compter 200 scieries hydrauliques.

La plus grande partie de l'exportation consiste en bois façonnés et non fabriqués d'essence résineuse.

Les principales industries du bois sont, quant aux essences résineuses : les échaudales qui servent a couvrir les toits, la fabrication des lattes, malles, baquets, tonneaux, etc. Les essences dures et spécialement le chêne servent à la fabrication des douves, des parquets, traverses pour chemins de fer, planches de diverses grandeurs. Avec le hêtre on confectionne surtout les objets à l'usage des paysans.

En 1888, la vente des forêts et de leurs produits a fourni à l'État une somme de 2.200.000 francs.

Outre les bois d'œuvre et les bois à brûler, les forêts fournissent plusieurs produits tels que le charbon, la résine, l'amadou, la potasse et l'écorce.

Le charbon se fabrique surtout dans les forêts qui avoisinent les grandes villes. On emploie principalement pour sa fabrication du bois jeune, et en fait d'essences particulières, le chêne, le charme, l'érable et l'orme.

La résine est recueillie et mise dans des étuis en écorce de sapin qu'on vend dans les villes. On l'emploie pour la fabrication des vernis et pour parfumer les appartements.

Le bois est le matériel essentiel et indispensable pour la construction des maisons, surtout dans les campagnes où la pierre manque totalement et où la plus grande partie des constructions, fondements, parois, toiture, sont entièrement faites en bois. Les essences le plus souvent employées sont le chêne et le sapin, puis le charme, le hêtre, l'orme.

Les industries pratiquées dans les forêts sont la boissellerie, la tonnellerie, le sciage et la vannerie.

A la campagne, le bois remplace presque entièrement les métaux, la faïence, le verre. Pour cet usage on emploie surtout le peuplier, le saule, le hêtre, l'aulne et le sapin.

On débite aussi dans les forêts roumaines des pièces de charronnage et de grande menuiserie, telles que jantes de roues, essieux, arbres de moulins, croix tumulaires que les paysans transportent et vendent en gros dans les villes et les foires de la plaine.

Grâce à son climat, la Roumanie produit des bois d'excellente qualité; ils sont durs et se conservent longtemps. Il n'est pas rare d'y rencontrer des chênes, des sapins, des hêtres, dont les troncs ont des diamètres qui dépassent 3 mètres.

Dans le district de Garj, on fait un grand commerce de bois de noyer. Les noyers se vendent par tronc et non par mètre cube. Selon les dimensions et les qualités, le prix varie entre 100 et 200 francs le tronc.

Enfin le bois à brûler se vend au maximum 1 franc le stère, et les bois à travailler, tels que le chêne, le frêne et l'orme, de 20 à 30 francs le stère rendu en gare.

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