PLANCHE XVIII
PORTES CHARRETIÈRES
M. Paul Gion, architecte.
Ces deux portes charretières (pl. XVIII) sont construites entièrement en bois de chêne; celle du haut sert de clôture à une petite propriété située aux
l’autre est établi dans des conditions particulières de solidité et d’élégance.
La figure 70 représente le premier motif : c’est
Fig. 67.
environs de Paris, et celle du bas a été exécutée pour la fermeture d’une importante basse-cour dépendant du château de Beauvoir.
Les figures 67 et 68 représentent l’élévation et le plan d’une entrée de parc avec saut-de-loup, d’après les dessins de M. Paul Gion, architecte.
La figure 69 montre une autre disposition de porte charretière formant l’entrée d’une villa à Lion-sur- Mer, due à M. Maget, architecte.
A ces motifs de portes charretières nous joignons deux modèles de petits ponts ou passerelles, destinés seulement au service des piétons et pouvant trouver leur place dans tout parc ou jardin pourvu du moindre cours d’eau : l’un se recommande par la simplicité de la forme et le pittoresque de l’effet;
Fig. 69.
une passerelle rustique reliant les'deux escarpements d’un petit torrent, due à M. Simard fils, constructeur à Bellevue (Seine-et-Oise).
La figure 71 est une passerelle en charpente de chêne, menuisée, exécutée dans une propriété de l’Isle-Adam. L’effet en est satisfaisant et assez original pour permettre à ceux qui voudront s’en inspirer de sortir de la banalité ordinaire de ce genre d’ouvrages.
Les montants sont pris dans des bois de 0m,10 sur 0m,10; les jambes de force découpées en double
cintre ont 0m,06 d’épaisseur; les potelets, 0m,08 sur 0m,08; la main-courante arrondie en dos d’âne, 0m, 10 X 0m, 10. Elle s’assemble à ses extrémités, dans des poteaux de 10 centimètres carrés, maintenus par des liens découpés, scellés dans le sol; toutes les arêtes sont élégies de chanfreins arrêtés, ce qui contribue à donner plus d’élégance à l’ensemble du travail.
Le tablier du pont se compose de madriers goudronnés en dessous; comme ce tablier est légè¬
rement incliné, sur les joints on a placé, après coup, des tasseaux chanfreinés, précaution indispensable pour soutenir le pied et empêcher les promeneurs de glisser, à la montée comme
à la descente. Fig. i\.