TREILLAGES
M. Hügelin, architecte.
Les treillages sont des assemblages de lattes attachées les unes sur les autres au moyen de fils de fer, et maintenues de distance en distance par des perches enfoncées dans le sol-, ils servent de clôtures pour jardins, parcs, etc.
Parfois on applique les treillages le long des murs,
soit pour soutenir les espaliers, soit pour garnir les murs mitoyens ou clore des courettes qui s’ouvrent sur ces murs. On en fait aussi des berceaux et môme des motifs de décoration architecturale.
Les dispositions que l’on donne aux treillages formant clôtures sont assez variées; les figures 41 et 42 en donnent deux exemples : le premier, formé
d’échalasde différentes hauteurs; le second, présentant des compartiments en losanges.
Le treillage simple se compose seulement d’échalas et autres bois de même espèce; le treillage composé est celui dans la construction duquel on se sert
de bâtis et autres parties de menuiserie; dans le treillage orné, on ajoute des motifs en copeaux découpés et satinés. Le treillage d’appui n’a généralement qu’un mètre de hauteur.
Au point de vue de l’exécuLion, on doit choisir des bois liants, faciles à la refente, tels que le chêne, le sapin et surtout le frêne et le châtaignier.
Fig. 43.
pour le jardin d’hiver d’un hôtel situé à Paris, boulevard Arago. Ce motif orne le côté latéral de la serre faisant face à une salle de billard.
Grâce à l’opposition des parties pleines et des
losanges vides, cette composition donne bien l’illusion de parois percées à jour.
La figure 43 est une travée du treillage fixé au-
Le treillage reproduit sur notre planche XI a été exécuté, sur les dessins de M. Hügelin, architecte,
dessus du mur séparant le même hôtel de la propriété voisine; sa hauteur est de lm,70 et sa longueur, entre chaque travée, est de 3 mètres. La figure 44 donne un détail perspectif de la partie supérieure du poteau montrant, en même temps, la construction du treillage.
Fig. 44.