SCÈNE II Les Mêmes, PAUL
Il entre eu coftame d'esorimeiir et masqué. FRANGINE.
Une chose inouïe!
PAUL
Quoi?... Quoi?
FRANGINK.
Sais- tu combien il y a de temps que nous sommes mariés?...
PAUL
Mais noni
FRANGINE
Quatorze ans I
PAUL
C'est pas vrai !
FRANGINE
Si...
PAUL
Pas possible... Comment as-tu appris ça?
FRANGINE
C'est monsieur qui vient de me le dire!
Ah! ça, c'est épatant. (Alam au jouroallite et litant son
masque.) MonsieuF, c'est épatant!
LE JOURNALISTE, saluant.
Monsieur!
PAUL
Ouatorz«' ans!... Dire que si vous n'étiez pas venu... nous ne l'aurions peut-être jamais su... (A Francine.) Embrasse-Hioi.
FRANGINE. '
De tout mon cœur. Voilà quatorze ans qu'on s'embrasse!
PAUL
Crois-tu qu'on en a fait de la route ensemble!
FRANGINE
On on a vu du paysage! Sais-tu une chose pas ordinaire : ça ne m'ennuie pas tu tout de m'apercevoir qu'il y a tout ce temps-là!
PAUL
Moi non plus. On est un vieux ménage très jeune.
FRANGINE
11 y a tant de jeunes ménages qui sont très vieux... mon bon Paul.
Ma bonne Francine. Tiens, c'est ma tournée.
Il l'embrasse. Le journaliste s'est levé et est sorti sur la pointe de» pieiU,
FRANGINE
Hein?... Mais où est-il donc, ce monsieur?
PAUL
Il est parti, il a eu peuri
FRANGINE
Il nous a peut-être trouvés ridicules.
PAUL
Ohl ça, nous le sommes I
FRANGINE
Ce n'est pas bien porté d'être heureux!... C'est un peu province. Ça n'a pas le chic anglais.
PAUL
On s'en fiche. On s'aime bien.
FRANGINE
On s'aime mieux que ça I
Eh bien, tiens... Il faut que je te demande quelque chose... J'y ai réfléchi l'autre jour par hasard, parce que moi ce n*est pas mon métier de réfléchir, mais il faut que je te le demande.
FRANGINE
Quoi?
PAUL
Attends un peu ! (Il va à la porte et parle dan* la ooiilissp.
Régnault? Hél Régnault?...