DOURAKINE
Fastar bezinowith. seriva lousmanie Karanef nestinotcii labouzier maraf.
il pousse UQ inorme grognement et sort. FRANGINE.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
ZAKOUSKINE, très poétiqne.
Ceci. Si cette dame était une esturgeonne de la Volga, et que je fusse un esturgeon, il y aurait beaucoup de caviar à l'automne.
FRANGINE, riant.
Je suis très flattée!... Allons, il y a encore des domestiques. Asseyez-vous, vous avez le temps, la répétition ne commence que dans trois quarts d'heure.
ZAKOUSKINE.
Je sais. Si j'ai devancé, c'est que j'arrive, pareil à la colombe de l'arche, une bonne nouvelle à la main.
FRANGINE
Donnez vite.
ZAKOUSKINE.
Voici. Ce matin, grand déjeuner à l'ambassade. Quelques hauts personnages politiques, leurs maîtresses, les maris de leurs maîtresses, enfin l'intimité. Le sujet des prochaines décorations a été mis sur la nappe. On a parlé des hommes. Vous savez, moi, j'ai toujours été entraîné du côté de la femme.
FRANGINE
Oui, vous avez bien raison. Et alors?
ZAKOUSKINK.
Votre nom s'est envolé de mes lèvres, comme une fleur. Et ainsi j'ai appris la nouvelle magnifique.
FRANGINE
Mais quoi donc ?
ZAKOUSKINE.
Vous êtes proposée pour la croix par le ministre!
FRANGINE
Non?
ZAKOUSKINE.
Si!
FRANGINE, avec une grande émotion.
Ah !... Ça me fait tout de même... Vous comprenez.
ZAKOUSKINE.
La palpitation de cœur.
FRANGINE
Enfin,... le petit battement.
ZAKOUSKINE.
Battez, battez!... Moi-même, en apprenant cela, j'ai été sympathique, je ne pouvais me lever de déjeuner, mais j'ai senti une grande joie dans les jambes, parce que moi tout se passe dans les jambes. Et sous la table j'ai inventé un petit pas, le pas de la Jolie promotion.
FRANGINE
Ah! mon amil Mais vous êtes sûr?
ZAKOUSKINE.
Sur. Votre dossier a été transmis au conseil de l'ordre qui l'examine.
FRANGINE
C'est vrai, j'oubliais, il y a encore ça...
ZAKOUSKINE.
Oh! ayez conflance. Je sais bien qu'il peut y avoir de petites difficultés. Ce conseil de l'ordre, n'est-ce pas, ce sont de considérables messieurs, un peu âgés. Alors, ils ne sont plus entraînés du côté de la femme !
FRANGINE
Aussi pourquoi ne les prend-on pas plus jeunes?
ZAKOUSKINB.
Oui, s'ils avaient vingt ans, toutes les fem-
mes seraient décorées. Le printemps décore tout ce qu'on lui donne.
FUANCINE.
En tout cas, mon clier ami, je suis bien touchée de votre empressement. Je ne sais comment vous exprimer ma reconnaissance!
ZAKOUSKINE.
Ah ! je vais me fâcher !