TETES DE LETTRES ET CARTES D'AFFAIRES
I. Il faut éviter la surcharge, la trop grande accumulation de mots. Il est des en-têtes de
lettres et des cartes d'affaires qui ressemblent plutôt à un catalogue. C'est le genre américain et non le genre français.
2. Il ne faut pas oublier le trait d'union entre les prénoms ou les initiales des prénoms: Charles-Henri-Louis Dubé, J.-L.-A. Labonté. L'usage français est opposé à cette accumulation d'initiales. Tout financier ou professionnel devrait signer ou afficher tout simplement le prénom sous lequel il est connu avec son nom de famille. Ex. : Louis Chabot, Henri Dupré, et non J.- A.-L. Chabot, J.-C.-H. Dupré. Il est difficile à un homme bien connu de changer sa signature, je le comprends, mais les jeunes qui commencent leur carrière devraient prendre l'habitude de ne signer que leur prénom ordinaire et leur nom de famille.
3. De préférence aux mots senior et junior servant à distinguer deux personnes du même nom, l'usage français veut que nous employions aîné et cadet si l'on parle de deux frères: Louis Fontaine aîné, Louis Fontaine cadet; s'il s'agit du père et du fils, on dit : Louis Fontaine père, Louis Fontaine fils; s'ils ne sont pas parents et s'ils ont une grande différence d'âge, on dit vieux et jeune: Louis Fontaine vieux, Louis Fontaine jeune. Dans ces différents cas, les mots aine et cadet, père et fils, vieux et jeune ne prennent pas la majuscule et ne sont pas séparés du nom de famille par une virgule. Il en est de même des
mots fils, frère, soeur dans les raisons sociales; Beaudry fils, Chagnon frères, Plamondon soeurs. Je vois dans le bottin marseillais (Directory de Marseilles) l'adresse: Agnel soeurs, parfumeries,
4. Le mot limité doit être en caractère plus petit, avec minuscule: LAFLAMME limitée, et non LAFLAMME LIMITEE. On peut aussi écrire le mot limitée en caractère différent sur une autre ligne :