‹ Le bon garçon, comédie en trois actes et en proseChapitre 10 sur 66 · ACTE I. SCE>E IV · texte numérisé non relu

ACTE I. SCE>E IV

sèment tu Tins à mon secours! Eh bon dieu! comme j'étai? venu au lien, lorsqu'en sortant du collège... tu sais... Cest ainsi ^e s'alimente Tamitié . parun mutuel échange de bons procédés, de secours... Oh! moid'abord. pour mes amis!... si j'étais riche, ils nageraient tous dans l'opulence.

DOLCT.

Pardon encore une fois , mon cher Fanrille... tu es sans doute en mesure de paver cet effet de quatre mille francs ?

FJLUTILLE.

Je serai en mesure à l'échéance.

DOLCT.

G)mment ! à l'échéance... le billet n'est-il pas à Crois mob ? et n'est-ce pas demain , ou plutôt aujourd'hui même?

FAUVILLE.

^on , il est à cpatre mois.

• DOLCT.

Mais non : je l'ai signé de confiance et sans trop le regarder... Il me semble jwurtant... Je voulais t'en parler hier avant de partir, et ce matin pendant la chasse... mais c'est à qui s'emparera de toi. et je n'ai pas pu trouver un moment... Je crois bien qu'il est à trois mois.

H est à quatre , j'en suis sur.

DOLCT.

Tu en es sur?

FACVILLE.

Très-sur ! Diable ! tu entends bien que si c'était auj.:urd'hui l'échéance, j'aurais pris mes précautions : mais je vais les prendre 5 je vais écrire à mon oncle l'évèque. *

14 LE BON GARÇOIN,

DOLCY.

C'est ton caissier ?

FAL' VILLE

Oui, mon cher 5 il paiera les quatre mille francs... Il en a payé bien d'autres. Dès demain je vois lui écrire, et dans un mois, si le créancier se présente...

DOLCY.

Il se présentera , garde-toi d'en douter.

FAUVILLE.

Certainement. Ce cher monsieur Vernon n'est pas homme à nous oublier 5 mais je l'attendrai de pied ferme et la bourse bien garnie.

DOLCY.

Tu me feras plaisir ; car j'aurais été fort contrarié de payer pour toi ! Il m'aurait fallu entamer des fonds que j'ai déposés chez mon banquier.

Diable! tu es bien heureux d'avoir des fonds chez un banquier.

DOLCY.

C'est une somme que je tiens en réserve , et qui d'un moment à l'autre me deviendra nécessaire pour mon cautionnement.

FAUVILLE.

Ton cautionnement !

DOLCY.

Je t'ai d4jà dit que j'avais renoncé au projet de fonder une maison de commerce : j'ai d'autres vues 5 en faisant valoir mes connaissances en comptabilité, je pourrai peut-être obtenir une recette, une place dans quelque ministère! toi , Fauville, tu es né pour briller dans le inonde , pour être Tanie des sociétés qui te recherchent. Moi , je n'aspire qu'à mener une vie paisible avec ma bonne mère.

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