ACTE I, SCENE VIII
BEAUGRAND
Bonjour , ma chère enfant.
MADAME BEAUGRANtr.
Ah ! monsieur Beaugrand , vous venez à la campag^ne sans moi 5 vous y invitez des amis , des hommes aimables pour qui j'ai beaucoup de considération, et vous me privez du plaisir de leur faire les honneurs de ma maison !
BEAUGRAND
Ma chère amie , certainement c^'est un bonheur pour moi 5 un bonheur. . . inattendu.
FATJVILLE.
Et pour nous.
DOLCY.
Pour tout le monde.
Je vous croyais retenue à Paris par des affaires .
MADAME BEAUGRAND
Et qui vous dit que je ne pourrai pas mêler les affaires au plaisir? Nous avons peut-être des projets.
MADAME DERBELET , bas.
Taisez-vous donc .
MADAME BEAUGRAND
J'ai proposé à ma cousine et à sa filie de m'accompagner • l'air de la campagne est toujours bon pour les jeunes personnes.
DOLCY.
Et il faut les quitter !
MADAME BEAUGRAND
Je suis bien persuadée que notre présence ne peut que plaire à ces messieurs j n'est-il pas vrai, monsi&iir Dolcy ?
DOLCY.
Vous ne pouvez pas en douter. Mesdames.
MADAME DERBELET, ^a^.
On va croire que c'est pour lui que nous venons.
MADAME BEAUGRAND , bas.
Eh Lien ! où serait le mal ?