‹ Le Bon génie (volume 2)Chapitre 111 sur 136 · PRIX · texte numérisé non relu

PRIX

L'année dernière, lorsque je proposai des prix, à pareille époque, je reçus un grand nombre de lettres; mais c'est bien autre cbo.se cette fois-ci. Pour le concours de l'an prochain, si ma correspondance continuede s'accroître dans la même progression, il faudra que je me réserve au moins un mois pour examiner les réponses qui me parviendront. Ke croyez pas, mes bons amis, que j'aie envie de me plaindre de l'occupation que vous me donnez. Au contraire : je suis charmé de voir qu'un bon nombre de mes lecteurs, qui ne s'étaient pas encore décidés à m'écrire, ont enfin pris le parti de le faire; je suis heureux des témoignages aimables d'affection que vous m'adressez; je me réjouis des progrès que je remarque dans les lettres de ceux d'entre vous qui correspondent habituellement avec moi; je me félicite enfin de voir que de nouveaux correspondants me préparent le même plaisir.

A mesure que le nombre des concurrents augmente, il est juste de multiplier le nombre des nominations qui doivent être pour eux des encouragements; c'est ee que j'ai fait, comme vous l'allez voir, et il m'a

fallu même de la raison et du courage pour m'arreter, car j'avais encore sous les yeux bien des lettres que j'aurais voulu pouvoir mentionner. Dans celles même qui ont répondu le moins complètement à la question, il se trouve de jolies pensées qui n'ont pas échappé à mon attention, et ne pas en parler a été un sacrifice aussi pénible pour moi, que pourra l'être mon silence pour ceux et celles qui les ont écrites. Je les prie de recevoir ici l'assurance de la bonne opinion et de l'intérêt que m'ont inspirés leurs réponses; d'être bien convaincus que je leur sais gré de leurs efforts; de croire enfin que, pour n'avoir pas eu le même succès que leurs émules, ils n'en seront pas moins l'objet de ma constante attention à les encourager, toutes les fois que j'en trouverai l'occasion.

Quant à ceux et celles qui ont eu l'avantage de réussir, je pense que l'arrivée de ce numéro du Journal leur sera fort agréable; mais je puis bien leur certifier qu'il n'auront pas plus de plaisir à le recevoir que moi à le leur adresser. Après la pensée d'avoir acquis l'affection de mes jeunes lecteurs, il n'en est pas de plus douce pour moi que celle de leur procurer quelque jouissance. j^'

Ainsi que je l'ai annoncé, en proposant la question'' i„ du concours, dans le N" 23 de cette année, j'ai fait deux divisions; la première, composée des concurrent*

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âgés de onze ans et au-dessiis; la seconde, de ceux qui ont moins de onze ans. Je donne un prix dans chacune de ces divisions. Je donne en même temps le prix de semestre promis, pour les meilleures réponses aux diverses questions proposées pendant le cours des six derniers mois. J'imprimerai les lettres qui ont obtenu les prix annuels, et quelques unes de celles qui ont obtenu les accessit.

Je continuerai, mes bons amis, de vous adresser de ces questions auxquelles vous repondez si bien ; et dans six mois, à dater de ce jour, je donnerai un nouveau prix de semestre à celui ou à celle d'entre vous qui aura le mieux répondu aux questions qui seront proposées d'ici là.

Mais je m'arrête, car je ne veux pas que ce préam. bule me dérobe la place que je réserve à vos jolies compositions, et je conclus en vous félicitant de vos succès et en vous assurant de mon affection sincire.

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