LES JEUNES MAITRES DE MAISON
M. et M"' de CerneviUe firent appeler, un matin de très bonne heure, dans leur appartement, leurs deux enfants, Raiinoud et Octavic, âgés de douze et onze ans. Le frère et la sœur furent également surpris de voir leurs parents en habits de voyage et prêts à partir aussi inopinément. "Mes enfants, dit il. de CerneviUe, une lettre que j'ai reçue hier au soir nous a appris que votre bon papa est malade à Tours. J'ai fait de suite les apprêts de notre départ pour nous rendre auprès de lui, votre mère et moi. La chaise de poste est dans la cour, et je crois entendre qu'on attèle les chevaux. Nous ne pouvons vous emmener avec nous, parce que tant de monde causerait beaucoup d'embarras dans la maison de votre bon papa, et que nous allons le voir pour lui donner des soins et non du tracas. Si je ne vous connaissais pas bien tous deux, et si vous ne m'aviez pas donné déjà des priuves de votre sagesse et de votre raison , je ne vous
laisserais pas, sans inquiétude, maîtres ainsi du logis. Mais je suis assuré que vous vous comporterez en notre absence comme de bons enfants. Les domestiques ont ordre de vous obéir. Vous devez penser, toutefois, que je les approuverais de n'en rien faire, si vous abusiez de l'autorité que je vous confie. Le moins que puisse durer notre voyage est une dixaine de jours. Si, pendant ce temps, quelqu'un venait pour me parler d'affaires, et te chargeait de quelque commission pour moi, tu aurais soin, Raimond, de t'en souvenir, afin de m'en rendre compte; ou s'il s'agissait d'une chose urgente, tu m'écrirais de suite. Vous continuerez de prendre vos leçons et de travailler comme de coutume. — Toi, ma chère Octavie, dit M"' de Cerneville , je te charge des détails du ménage, et je compte que tu feras de ton mieux pour entretenir Tordre établi dans la maison. "
Les deux enfants, tout attristés de la maladie de leur bon papa et du départ de leurs parents, promirent à ces derniers de faire tout ce qui dépendrait d'eux pour ne mériter aucun reproche et pour justifier leur confiance. Ils reçurent le baiser paternel et maternel, et leur cœur se serra eu voyant la chaise de poste sortir de la cour et emporter loin d'eux un père et une mère qu'ils n'avaient jamais quittés.
Lorsque Raimond et Octavie se sentirent seuls dans l'hôtel, ils éprouvèrent une sorte de saisissement, comle s'ils eussent été tout-à-coup transportés dans un jeser<. Ils furent quelque temps a réfléchir sans se parler. Octavie rompit enfin le silence: «Mon frère, dit-elle, qu'allons-noiis faire? — Je ne sais, mais je n'aurais jamais cru que ce pût être une chose si triste de se trouver maîtres de maison. Cependant, ma sœur, il ne faut pas nous affliger. Ce n'est que pour peu de jours que nous sommes séparés de notre bon père et de notre bonne mère. Ils nous ont laissé des devoirs à remplir; songeons à nous en acquitter. — Tu as raison, mon ami. Où nous tiendrons-nous dans la journée pour travailler? — Dans la chambre de papa et de maman. — Oui , il nous semblera que nous soyons moins séparés d'eux. »
(Jomme Octavie disait ces derniers mots, un domestique vint lui demander ses ordres pour le diner. Octavie rougit jusqu'aux yeux. Cependant elle composa tout de suite un repas simple, qu'elle ordonna avec un ton de douceur et de bonté; puis elle ajouta : " Je vous recommande, mou bon Germain , de penser a vous et à vos camarades, si, contre mon intention, j oubliais quelque chose de ce qui vous concerne. " Le pauvre Germain se retira le cœur tout ému et les yeux humides.
Raimond et Octavie s'établirent dans la chambre de leur mère, et ce fut là qu'ils prirent leurs leçons et firent leurs différents devoirs, avec une assiduité
plus grande encore que de coutume. Quoicprils ne fussent pas fort gais ce jour là, ils ne purent guère s'empêcher de sourire, lorsqu'à l'heure de dîner, le vieux Germain entra dans la chambre et leur dit, d'un air grave et respectueux : « Mademoiselle est servie. » Octavie, fit les honneurs à son frère. Elle veilla ensuite à ce que rien ne manquât aux domestiques, à ce que chaque chose fut remise en ordre; et tout se passa le mieux du monde. Le lendemain, il en Fut de même, et encore les jours suivants. Octavie était si douce, si bonne, et en même temps si surveillante, si active, que les domestiques se montraient empressés de lui obéir, et auraient été désolés de lui faire la moindre peine. Ils ne parlaient plus entre eux que de leur bon jeune maître et de leur aimable petite maîtresse. Quelques personnes qui ignoraient le départ de M. et de 1M°" de Cerneville vinrent pour leur faire visite. Raimond et Octavie les recurent avec une modeste assurance et une grâce dont elles furent toutes enchantées. Un fermier étant venu apporter son terme de fermage, Raimond ne voulait pas d'abord le recevoir; mais le fermier insista , en disant que la quittance du fils était aussi bonne pour lui que celle du père. Raimond compta donc l'argent, le serra, donna un reçu si^né : Pour papa , Raimond de Cerneville; et il recommanda à l'office qu'on ne laissât point partir rhonnéte fermier sans l'avoir convenablement restauré. Tout allait dans la maison de telle sorte, que personne n'eût j<ii suj-j^ooci robacucc Uca véritables
maîtres.
Six jours s'écoulèrent ainsi , et le septième, Raimond reçut une lettre de son père, qui en renfermait une de M°" de Cerneville pour Octavie. Jugez de la joie de nos deux enfants; le bon papa allait beaucoup mieux, et M. et M"' de Cerneville annonçaient leur retour pour le surlendemain. Je n'ai pas besoin de dire que tout fut préparé pour qu'ils trouvassent la maison dans un ordre parfait, et tous les devoirs faits le mieux possible. Enfin , ce surlendemain étant venu . un moment avant l'heure du dîner, on entend le fouet du postillon, la chaise entre dans la cour, les enfants sont dans les bras de leurs parents. Ceux-ci jugèrent facilement, à lair des premiers, qu'ils avaient lieu d'être satisfaits. Effectivement, ils entendirent bientôt un concert de louanges. C'était à qui rendrait le meilleur témoignage du bon Raimond et de la charmante Octavie.
Après avoir tout vu et tout examiné par eux-mêmes, JNI. et M"= de Cerneville conduisirent leurs enfants dans leur chambre. « Le moment est venu, dit M. de Cerneville, de vous traiter comme des personnes raisonnables, puisque vous venez de nous prouver que vous l'êtes, mes chers enfants. Vous vovcz bien ces deux portes, que vous avez crues jusqu'ici de
simples ornements. Elles s'ouvrent. Prenez ces deux clefs, et «livrez, liaimond et Octavie ouvrirent chacun la porte qu'on leur indiquait, et se trouvèrent l'un et l'autre dans une jolie chambre élégamment meublée, celle-ci pour un jeune homme, celle là pour une jeune personne. « Vous êtes chez vous, mes entants, reprit !M. de Cerneville. Voilà la chaudire de Raiinond, et voiri celle d'Octavie. — Oh! Papa! Oh! Maman! s'écriiicnt les deux enfants ravis de joie. Oh! que vons êtes bons ! que nous sommes heureux ! quelles jolies chambres ! Mais puisque vous les avez placées si près de la vôtre, c'est que vous ne voulez plus nous quitter, n'est-ce pas? C'est assez pour nous d'être maîtres de notre chambre; ne nous laissez jamais maîtres de maison "
CORRESPONDANCE
N'ayant pas encore eu le temps de recueillir les nouvelles que me fourniront sans doute le jour de l'an et les journées précédentes, je vais profiter de l'espace qui me reste pour répondre, à quelques unes au moins, des questions qui m'ont été adressées, dans le courant du mois dernier, par plusieurs de mes jeunes lecteurs.
On m'a fait observer d'abord , qu'en donnant l'explication de ma dernière charade, dont le mot était Merveilles, je n'avais point compris le phare d'Alexandrie dnii3 IViiainciatiuii des sepi merveilles du monde; et on m'a demandé s'il n'était point une de ces sept merveilles. — Les sept monuments qui furent les premiers désignés, et que l'on désigne encore habituellement comme les sept anciennes merveilles du monde, sont ceux que j'ai cités, c'est-à-dire, les jardins deBabylone, les pyramides d'Egypte, la statue de Jiqiiter olympien', le Colosse de Rhodes, les murs de Babylone, le temple de Diane à Ephèse et le tombeau de Mausole. Mais il est vrai que quelques auteurs ont ajouté à celle-ci plusieurs autres merveilles, •telles que l'Esculape d'Epidaure, la statue de Minerve à Athènes, la statue d'Apollon à Delos, le Capitole, le temple d'Adrien de Cysique, et enfin le phare d'Alexandrie. Ce dernier avait été construit par Ptolémée Philadelphe, dans la petite île de Pharos, d'où il avait reçu son nom. Il l'a transmis depuis à toutes les tours élevées sui' le bord de la mer, pour supporter les fanaux destinés à {-clairer les vaisseaux pendant la nuit.
— On m'a fait observer que, dans mes articles sur la lumière, je n'ai point parlé de la rapidité avec laquelle ce fluide se propage. — Cela est vrai, et je dois dire qu'il est encore beaucoup d'autres choses dans l'explication desquelles je n'ai pu entrer tout de suite, mais
que mes jeunes lecteurs apprendront plus tard. Je félicite, au reste, M"' Laurette D..., qui s'est déjà distinguée dans notre dernier concours, de l'attention qu'elle parait apporter à la partie instructive de ce journal; et je ni'empresse de satisfaire à sa demande. La rapiditi^ de la propagation de la lumière est telle, qu'elle surpasse de beaucoup celle du son. On peut en juger en voyant tirer, à distance, un coup d arme à feu; carie moment oii on voit le feu précède d'une manière très sensible^celui ou oij etïtend l'explosion. Cette rapidité du fluideMumineux est telle, qu'il n'emploie que huit minutes pour parcourir environ trentetrois millions de lieues en venant du soleil à la terre.
— On m'a donandé quelle est l'étymologie du mot Koét. — On écrivait autrefois Xouel. Les uns l'ont fait dériver des dernières syllabes du mot Einma^vEL, qui était le nom donné au Sauveur. D'autres, (et ceci parait beaucoup plus vraisemblable), du mot latin Natale, qui signifie natal, jour de naissance.
— Une de mes jeunes correspondantes Ce n'est
plus ici de question , ni d'observations qu'il s'agit, c'est un aveu de quelques torts, qu'une maman mécontentée a exigé que l'on fit soi-même au bon Génie. La petite lettre qui le renferme a diï faire concevoir à cette maman de douces espérances, car elle est écrite avec une naïve franchise, qui annonce un bon cœur et le regret sincère d'avoir affligé une tendre mère. Lorsqu'on a un bon cœur, et qu'on est parvenu à sentir ses torts, il y a tout lieu de croire qu'on ne tardera pas à les réparer; il ne faut plus qu'une bonne résolution et un peu de courajjc, pour vaincre les""liIk.1113 c|u'ou a reconnus et que l'on condanilic ou soi. Je fais des vœux sincères pour que ma jeune correspondante y réussisse. Elle parait très peinéede l'obligation qui lui a été imposée; je le conçois, car il est toujours pénible de faire l'aveu de ses fautes et de ses défauts. Qu'elle se rassure pourtant; le bon Génie est un ami, qui n'est point grondeur, mais qui conseille et qui encourage. Il espère que ses avis aidelont sa jeune amie h persister dans la bonne résolution où elle parait être, et que bientôt elle pourra lui dire, avec autant de joie qu'elle a eu de cnagrin en lui écrivant cette fois-ci: a Mon bon Génie, je suis bien heureuse; maman est à présent parfaitement contente de moi. » J'attends cette bonne nouvelle avec impatience.
— -Plusieurs autres lettres ont pour objet de me rappeler des engagements que j'ai pris vis-à-vis de mes lecteurs, et que je n'ai pas encore pu remplir. On me demande quand je parlerai de la boussole, de l'arc-enciel, des jets d'eau, et de c[uelques autres sujets indiqués dans mes précédents articles comme devant nous occuper plus tard! Je suis charmé de cet enqiressement, qui montre que mes lecteurs ont le désir de s'instruire. Mais un moyen de bien apprendre et de retenir, c'est de prendre le temps de rcHéchir sur ce qu'on vient d'étudier, avant de passer à un autre sujet. Patience dom-, et chaque chose aura son tour. Le bon Génie est jaloux de tenir tous les engagemeifts qu'il a pris.
iMrnnitniE de JULES lilDO'i' AINK, nirniMrim di) noi, me Ju Poni-dc-Lodi , u" 6.
Dimanche, 9 Janvier
Le prix de l'abonneDoent est, pour Paris, de 21 francs par an, ei de ti francs pour six mois. Pour les départements , de 2 '( francs par an ,.
et i3 francs pour six mois.
Gureaa de l'ahouacaient, cliez ïxicis Colas, libraire, rae Dauphine . n» 32; et chez les priDcipaux libraires et ilirecieurs des postes des dépariemeots.
JL ÉCUREUIL.
Vers la fin de l'automne dernier, M. de Nantil se promenait avec ses enfants dans un beau bois de haute futaie, dépendant de sa propriéttî. Les arbres, quoique couverts encore d'une verdure sombre, commençaient à se dépouiller de leurs feuilles, et la terre en était déjà jonchée, i. Oh! Papa, s'écrie tout-h-coup le jeune Félix, voyez donc le joli petit animal qui court sur les branches de ce vieux châtaignier. — C'est un écureuil, répondit ^L de Nantil. — Oh! que je voudrais l'avoir! dit Euphrasie; vovez comme il est leste, gracieu.x , comme il a l'air éveillé; le voilà qui s'assied sur son derrière et qui croque quelque chose qu'il tient dans ses petites pattes. A présent il essuyé son joli petit museau, et le voila qui court en relevant sa belle queue touffue , comme un panache. Eh! mais, en vérité, à la manière dont il saute de branche en branche, on croirait qu'il a des ailes. Oh! que je voudrais l'avoir! Je suis sûre que je réussirais bien à l'apprivoiser. — Peut-être pas aussi facilement que tu le crois, reprit M. de Nantil. Ce charmant petit animal aime beaucoup sa liberté, et regretterait sûrement sa forêt, quand tu l'aurais mis dans une cage. Il aurait fallu pour cela l'avoir tout jeune. " — Pendant que M. de Nantil parlait, Félix, empressé de
complaire à sa soeur, s'était mis en devoir de griaiper sur le châtaignier, dans l'espérance d'attraper le bel écureuil; mais celui-ci s'était déjà réfugié sur un autre arbre, avant que Félix eût seulement atteint les premières branches. Félix ne continua pas moins de grimper, pour le plaisir d'exercer ses forces, u Eh! eh! qu'est-ce que cela? dit-il en regardant au milieu du tronc qui était creux; voici un nid très habilement fait avec de la mousse et de petits morceaux de bois. — Cest apparemment celui de l'écureuil, dit M. de Nantil; il ne doit avoir qu'une petite ouverture par en haut, tout juste assez grande ]>our que son habitant puisse y entrer et en sortir. — Et au-dessus, reprit Félix, il V a un petit toit, comme pour empêcher la pluie de pénétrer par cette ouverture. Il doit être chaudement là-dedans. Oh! mais, voici bien autre
chose, dans le creux de l'arbre. Tenez, tenez » Et
en disant cela, Félix jette des poignées de noix, d'amandes, de glands, de châtaignes et de noisettes. «Ah! laisse donc, laisse donc, s'écria Euphrasie; c'est sûrement la provision de ce pauvre petit écureuil, il - 'îlitl ne faut pa^ la lui ôter. — C'est cela même, dit M. de 'y*..,^C>=.5^ Nantil. Ce gentil petit animal n'est pas seulemenjp^ .;'^ '■•jSàj élégant, propre et alerte, il est tout plein d'intellf-, gence et de prévoyance. Vous voyez avec quelle „ adresse il construit son nid; vous vovez aussi qu'iK^^ ' '^'X^
songe, pendant la belle saison, à amasser un petit magasin, pour ne point manquer pendant la mauvaise. Sa provision est déjà faite pour l'hiver prochain. Mais ce n'est pas tout, et on raconte encore de lui des choses plus étonnantes. Vous avez bien vu cette belle longue queue; elle lui sert à se garantir du soleil, quand il ne trouve pas d'autre ombrage. C'est aussi un petit navigateur fort habile. Lorsqu'il veut passer un ruisseau ou un étang, il s'embarque, dit-on, sur un morceau d'écorce d'arbre qui lui sert de nacelle, et il étend sa queue comme une voile, pour que le vent le pousse.
■i Ce petit animal appartient à une famille de quadrupèdes qu'on appelle les rongeurs, et dans laquelle se trouvent la fouine, la belette, les rats et une foule d'autres. 11 est le plus agréable et le plus joli de tous. Comme vous venez d'en voir la preuve, sa nourriture est frugale. Dans l'été, il mange différents fruits de la saison. Ce n'est que sur les grands arbres qu'il établit sa demeure. Il y cueille les graines, boit la rosée, et ne descend ii terre que quand l'aibre est trop agité par le vent. Craintif et sauvage, il fuit à la moindre apparence de danger. Le plus léger bruit suffit pour le faire sortir de son nid et s'élancer sur un arbre voisin. Cependant, il est susceptible d'être apprivoisé, lorsqu'on le prend très jeune. Alors il devient extrêmement familier, gai, vif et fort divertissant. Il y en a qui dansent en mesure dans leur cage, et frappent du pied en observant très bien la cadence. 11 ne faut pas croire qu'on puisse les tromper facilement; et si, par exemple, on leur donne une noix pâtée, ils s'en aperçoivent très bien au poids, et la reiettent avec dédain, en faisant un petit bond et un petit grognement. Leur cii est perçant, mais ils le font entendre rarement en captivité, et se contentent de grogner, la bouche fermée, quand ils sont mécontents.— Ce serait un grand plaisir pour moi, dit Euphrasie, d'avoir un écureuil apprivoisé. — Ma sœur, s'écria aussitôt Félix, j'ai vu à Paris des marchands d'animaux qui en vendent. Je te promets de t'en donner un pour tes étrenncs, au jour de l'an prochain. — Je dois vous prévenir, mes enfants, reprit M. de Nanlil, que ces animaux, qui sont très propres pour eux-mêmes, et qui ne font jamais aucune ordiu-e dans leur nid ou dans leur lit, se gênent beaucoup moins par-tout ailleurs , et deviennent souvent fort incommodes pour les personnes qui les élèvent. — Tu feras tes rédexions, ma petite sœur, dit l'élix. »