LE LIÈGE
Comme ce numéro est en grande partie consacré à notre correspondance, mes jeunes amis, il faut que je choisisse, pour mon premier article, un sujet qui ne m'entraîne pas dans de longs développements. Peut-être un grand nombre d'entre vous n'ont-ils jamais songé à demander de quelle plante ou de quel arbre provient cette substance ligneuse, molle et légère, à laquelle on donne le nom de liège. Si ce que je viens de dire vous inspire l'envie de le savoir, je puis vous satisfaire en peu de mots. Quant à ceux qui le savent déjîi, si je ne leur apprends rien de nouveau, du moins je ne les ennuierai pas long-temps.
Le liège provient d'une espèce de cbène, qui porte le nom de chêne-liège, en latin guercus suber. Cet arbre est de moyenne grandeur et très rameux; ses feuilles sont grandes à peu près comme celles du cfténe vert, ovales, et un peu cotonneuses en dessous. Le chèneliège croit en Italie, en Espagne et dans le midi de la trance. Il porte des glands qui ressemblent à ceux da chêne commun. C'est l'écorce de cet arbre qui forme le liège. Cette écorce se fend et se détache d'elle-même, quand on n'a pas soin de Fôter; mais on en dépouille le tronc tous les huit ou dix ans. Loin que cette opération l'endommage, elle lui est utile. Il est rare que
les arbres qu'on n'écorce point demeurent en bon état plus de cinquante ou soixante ans, tandis que ceux dont l'écorce est enlevée a des époques Régulières subsistent plus de cent cinquante ans. Le ibeilleur liège est celui qu'on prend sur les vieux arbres; celui que donnent les jeunes est poreux et ne vaut rien.
Lorsqu'on fait la récolte du liège, on le coupe par bandes on en espèces de tables, après l'avoir redressé ou applati, et on le débite ainsi dans le commerce. On le découpe ensuite pour en faire des bouchons de bouteilles, des talons de souliers, des chapelets pour soutenir les filets de pécheurs a la surface de l'eau, enfin pour l'employer aux divers usages auxquels sa mollesse et sa légèreté le rendent propre.
L'écorce du chêne-liège, brûlée avec de certaines précautions, donne une poudre noire qui est connue, dans les arts, sous le nom de tioir d Espagne. ~ Je n'ai pas besoin sans doute de vous faire remarquer combien le liège est une substance précieuse, et qu'il serait fort difficile de suppléer par d'autres moyens aux services qu'il rend : mais il est une observation qui ne doit pas nous échapper : C'est qu'on retrouve encore ici . comme par-tout, cette prévoyance suprême qui n'est jamais en défaut, et qui a fait qu'un arbre dont l'écorce est si utile pût en être périodiquement dépouillé, sans souffrir de cette opération.
CORRESPONDANCE
RÉPONSES AUX DERNIÈRES QUESTIONS DU BON GÉNIE
En demandant à mes jeunes amis de me faire confidence des trois premiers souhaits et des trois principales résolutions qu'ils ont formés au renouvellement de l'année, j'avais exprimé la crainte de leur paraître curieux et indiscret, ce qui eût été assurément un bien mauvais exemple de ma part. Je ne saurais dire à quel point je suis touché de la manière aimable dont on s'est empressé de me rassurer à ce sujet, des choses gracieuses pour moi que j'ai trouvées dans toutes les lettres qui m'ont été adressées, enfin des vœux que mes chers correspondants ont la bonté de faire pour mon bonheur. Je les en remercie, et j'accepte ces vœux avec la plus douce satisfaction. Je me félicite chaque jour d'avoir acquis ces jeunes et intéressantes amitiés , et je désire vivement les conserver et les justifier.
J'aurais bien à faire et il me faudrait une feuille plus grande que celle-ci, si je voulais imprimer tout ce qui mérite d'être distingué dans les lettres charmantes que j'ai sous les yeux. Pour me réduire à ce que comportent les limites de ce journal, il me faut faire de nombreux et véritables sacrifices. On doit bien penser que la plupart de mes correspondants se sont renconti'és, dans les principaux souhaits et dans les principales résolutions qui leur ont été inspirés par l'amour filial et par le désir de satisfaire leurs parents et de mériter l'estime générale. Plusieurs d'entre eux, qui se disposent à faire leur première communion, ont formé à ce sujet des vœux très touchants et très édifiants. D'autres qui ont reconnu en eux-mêmes certains défauts ont souhaité de s'en corriger. 11 en est aussi quelques uns qui ont exprimé des souhaits particuliers dictés par des motifs spéciaux et des circonstances de famille. Je dois considérer un peu ce qu'on m'a dit à cet égard comme de petites confidences qui ne sont que pour moi. Aussi je crois entrer dans l'intention de ceux et de celles qui m'ont écrit, en ne publiant pas ces petits détails. Je préviens donc mes lecteurs que, parmi les lettres qui ne seront que mentionnées cette fois, il en est qui n'ont pas à mes yeux moins de mérite que celles que je choisis .pour les imprimer. Ces dernières ont obtenu la préférence par deux moUls, l'intérêt plus général qu'elles peuvent présenter, et la supériorité du style. Quant aux bons sentiments qui se manifestent également dans toutes les autres, ils ne m'auraient guère laissé la faculté de faire un choix sans injustice.
En recevant la confidence de vos vœux et de vos bonnes résolutions, mes amis, permettez-moi d'y répondre par un souhait bien sincère, c'est que le ciel
accomplisse les premiers et vous accorde la grâce d'être fidèles aux dernières. Vous me dites que vous comptez sur moi pour vous y aider; croyez qu'il m'est doux de penser que vous me regardez comme un appui, et que je voudrais bien mériter cette touchante confiance.
'Parmi les lettres de mes correspondants les plus avancés, j'en ai choisi deux pour les imprimer. Elles sont de M. Eutjèiie Delisle, de Périgueux , et de mademoiselle Manjuerite L Les voici :
icMon bon Génie, heureux de vous prouver ma confiance et mon amitié, je suis si loin de trouver votre question curieuse et indiscrète, que je suis tout joyeux qu'elle me permette de vous confier mes pensées et mes vœux. Ce sentiment sera sûrement partagé par tous vos abonnés; mais si plusieurs réussissent mieux que moi à rendre leurs idées, j'en suis tout consolé d'avance, car pas un , j'en suis bien sûr, n'aura plus de plaisir que moi à vous prendre pour confident.
11 Le premier de mes souhaits est de conserver mes bons parents, et de pouvoir récompenser leurs soins et leur tendresse pour moi, par mon application et ma bonne conduite dans ce moment, et un jour par les talents et les vertus que je m'efforcerai d'acquérir.
11 Le second est de mériter, pendant toute mon enfance, l'approbation de mon bon Génie, afin d'obtenir, quand je serai grand, son amitié et son estime, prix bien doux et pour lequel je ferai bien des efforts.
11 Le troisième de mes souhaits se compose presque des deux premiers, mon bon Génie, mais peut-être renferme-t-il un peu trop d'orgueil. N'importe, je vous dois une franchise entière; si j'ai tort, vous me le direz, et je tacherai de me corriger. Je voudrais donc, lorsque je serai ma homme, me faire honorer et estimer de tout le monde par des talents remarquables et une conduite exemplaire. Je sais que c'est bien difficile; mais lorsqu'il s'agit de souhaiter, cela est si aisé, si joli! D'ailleurs Papa et Maman seraient si heureux si ce souhait-là s'accomplissait!
11 Maintenant, mon bon Génie, les trois résolutions qu'il faut former pour l'exécution de ces souhaits, je crois les avoir trouvées; et quoiqu'un peu difficiles à tenir, je les prends de bonne foi , et compte sur votre amitié pour me les rappeler, si je les oublie.
11 La première est de travailler avec zèle, et de ne jamais me laisser rebuter par les difficultés et la peine.
1, La seconde, de toujours penser, quand je sentirai quelques atteintes de paresse et de négligence, à mon père et à ma mère, dont je puis faire le bonheur par ma conduite et mon travail.
Il La troisième enfin, celle pour l.iqueUe j'ai besoin de vous, c'est l'engagement que je prends de vous avertir moi-nicmc des foutes un peu graves que )e
pourrais commettre, sûr que la peur d'être oblicé de perdi-e de votre amitié m'arrêtera presque toujours.
u Adieu, mon bon Génie, cette année comme les autres je vous aime de tout mon cœur.
11 Eugène Delisle. »
« Mon bon Génie, je ne saurais vous peindre l'embarras dans lequel me jette votre dernière question. Faire trois souhaits quand on a tant à souhaiter n'est pas une chose facile; et choisir au milieu de tous les désirs qui se pressent en foule dans mon esprit, exige plus de sang-froid et de réflexion que je ne m'en sens capable. D'ailleurs, lorsque je songe que Salomon luimême se trouva embarrassé de répondre au Seigneur qui lui offrait de choisir une chose, il n'est pas étonnant que moi, qui suis si peu de chose auprès du roi sage, je recule devant trois souhaits. Cependant, l'exemple du fils de David me sera du moins de quelque utilité, et comme lui, je choisirai d'abord la sagesse. Appuyée sur une autorité aussi respectable, je ne crains pas que vous désapprouviez mon choix. Je tâcherai seulement d'être plus constante que le roi des Hébreux; car on m'a appris que, plus tard, il devint sourd aux conseils de cette même sagesse qui avait présidé aux actions de ses jeunes années.
« Quant aux deux derniers souhaits, souvenez-vous, mon bon Génie, que je n'ai, pour les former, que les lumières de ma faible raison. Croiriez -vous, par exemple, que j'aurais tort de choisir en second lieu la modestie? On dit qu'elle convient à mon âge et sur-tout à mon sexe. La modestie double le prix de la sagesse, ou plutôt, sans elle il n'est point de véritable sage. Celui qui va au-devant des éloges a cessé de les mériter; et par cela seul qu'il se croit au-dessus de tous les autres, il se place souvent au-dessous.
«Pour mon troisième souhait, je n'ai besoin que de me rappeler la dernière question que nous a proposée notre bon Génie. La leçon est trop frappante pour que je ne choisisse pas la discrétion. J'aurais pu en développer tous les avantages, si je n'avais traité de cette question dans ma dernière lettre, et si je ne m'étais suffisamment éclairée par les ouvrages de celles qui ont eu le bonheur de mieux réussir que moi.
« Si je me trouvais indécise pour former des souhaits, j'avoue que je ne le suis pas moins pour les accomplir. Les trois choses que je demande sont fort rares: leur réunion ne lest pas moins. Aussi, je désespérerais d'y atteindre toute seule. Voici donc comment je m'y prendrai : Pour parvenir à la sagesse, je prierai mon bon Génie de m'aider de ses conseils;
pour ne pas m'écarter de la modestie, je songerai que, si je fais quelque chose de bien, je le dois aux avis des autres; pour acquérir la discrétio défierai de moi-même. „ Marguerite L„
Parmi les lettres de mes plus jeunes abonnés, il eu est un bon nombre qu'on lirait sûrement avec intérêt, entre autres, celles de M^L Gabriel, Ernest et Pol d'Erceville, trois frères qui me paraissent bien déterminés a donner beaucoup de satisfaction à leurs parents. Je choisirai celle du plus jeune, M. Vol d'Erceville.
«Mon bon Génie, je suis un de vos plus jeunes abonnés, puisque je n'ai que sept ans. Il y a longtemps que je désire vous écrire; mais jusqu'à présent vos questions ont été trop difficiles pour que j'y pusse répondre.
(1 Mon bon Génie, je souhaite une bonne santé à mes parents et à vous. Mon bon Génie, je souhaite de vous voir et de voir le duc de Bordeaux. Je désire beaucoup devenir grand et raisonnable, pour pouvoir être page du Roi, aller à la guerre à côté de lui, et tuer tous ses ennemis. Je prends la résolution de remplir tous mes devoirs envers Dieu, envers mes parents et envers mes maîtres, et d'être bien complaisant envers mes frères; enfin déjouer tout mon saoul aux heures de récréation. Adieu, mon bon Gé-
nie, j ai etc.
11 Pol d'Erceville. »
Voici maintenant différents souhaits, et différentes résolutions, exprimés par plusieurs de mes jeunes correspondants :
i. Je souhaite que tous ceux que j'aime soient parfaitement heureux, et que, s'ils ont des peines , ils en voient promptement le terme
u Je veux chercher à acquérir cette bonté, cette douceur qui nous méritent l'indulgence et l'amitié de ceux qui nous entourent, n (M"' Blanche R )
11 Puissent mes parents couler des jours heureux, et faire long-temps fructifier eux-mêmes dans mon cœur les semences de vertu qu'ils y ont jetées. » ( M"' Laure D..., à Beaune.)
Il Je voudrais que Maman et Papa n'eussent rien à me reprocher pendant toute l'année, ou pour mieux dire, jamais. » {^V' Louise D , à Saint-Brieux. )
Il Je souhaite avoir toujours un cœur compatissant aux malheur des autres. » (M"° Alexandrine de £...., au château de Dobert. )
I. Ma première résolution est de ne donner en tout temps, dans le courant de cette année, que le bon exemple et l'édification, i' CSl"' Léonie C..., maison rovale des Loges.)
11 Si l'année prochaine vous nous faites la question : Quelles bonnes résolutions de l'année dernière avez-vous suivies? Je souhaite de pouvoir vous répondre : Toutes, mon bon Génie. " (M"'' Ariane S. de C...., à Genève.)
"Je veux tâcher d'être obéissante envers mes parents et ma gouvernante, car vous sentez que cette vertu m'en donnera beaucoup d'autres; mes parents ne voulant que ce qui est bien, je le ferai par leur volonté. „ (M'' Augusta S. de C...., à Genève.)
" Mon troisième souhait sera pour tant d'êtres qui 'Ont si maltraites de la fortune, et qui ont tant de droits à notre pitié'. Je prierai le ciel d'adoucir la rigueur de leur sort, et de leur faire trouver, dans les âmes compatissantes, les secours dont ils ont besoin.» (M"' Élise L )
«Ma seconde rt?soIution est d'imiter les vertus de mes parents, et je sens bien que, pour y parvenir, il faut leur être soumise; aussi leur obéirai-je avec beaucoup de plaisir. ., (M"° Cécile de F....)
"Je prendrai pour devise, dans celles que vous nous envoyez,
Docilitë dans le jeune âge
Tient lieu de raison et rend sape. »
{W'Elisa A , à Limoges. — La même idée se retrouve dans la lettre de W' Zénobie D , à Maës-
(richt. )
" Mon premier souhait est que je puisse dire l'année prochaine : J'ai rempli tous mes devoirs, je suis contente de moi. n (M"' Sophie S )
"Les trois principales résolutions que je prends sont: l", de veiller sur moi-même; 2°, de tâcher de me corriger de mes défauts et mauvaises habitudes; ,3", de bien profiter des instructions que mes parents me donnent. » (M. Louis Herman, à Mézières.)
"Après Vive le Roi! Vive mon bon Génie! c'est mon troisième souhait, et pour tous ceu.x qui prennent comme vous la peine de m'instruire. » (M. Fortuné Boucauk , h Privas. )
Entre les at-itres lettres qui sont encore sous mes yeux, je mentionnerai, comme méritant d'être particulièrement distinguées, celles de
W'CalisIe B ; M"' Clémence de F... , h Villebadin ;
M"' Jctî/ij m...... à Bordeaux. (Je dois ajouter que je
remarque des progrès très sensibles dans la correspondance de M"' Jenny M., et je l'en félicite avec beaucoup de plaisir.) M"' Delphine F...., a Vienne;
M. Jules Guérin; M"= Louise F...., à Grenoble* M"'
Jlexandrine P , à Rouen; M"" Cécile de P...-
M"' Sophie M... G..., à Nuits; M"" Adèle D ; M"'
Idaline S..., à Maëstricht; M"' Léonlitjc de G château d'Agy ; M. Ferdinand de Mézy.
VARIÉTÉS
Je viens de lire, dans un volume de Mémoires- 1 anecdote suivante ; "uires,
" I^e fils du comte d'H était élevé dans une pen-
s.on d Orléans; cet enfant n'avait que six ans, lorsque dans le temps de la terreur, il apprit que son S venait d'être arrêté. Aussitôt l'enfint ne songe Juï .évader; Il se lève pendant la nuit, il parvient à tranchir les murs du jardin, se trouve sur la grande route, et, sans autre guide que l'instinct de la piété filiale, ,1 arrive à Paris, après avoir fait à pied trente lieues en deux jours et demi. Quels fuient la surprise et le saisissement du comte d'il lorsqu'il vit introduire dans sa prison son enfant, dont les larmes et les prieres^avaient triomphé de la férocité du geôlier! " L un des gardiens de la prison s'intéressa si vivement au sort de cet enfant sublime et de son père, que celui-ci échappa à la mort et fut mis en liberté. » — Dans une des lettres qui m'ont été écrites en réponse à mes dernières questions, on m'a demandé d'expliquer ce que c'est qu'une Cataracte.
On donne ce nom aux chutes que font brusquement les grandes rivières , d'un lieu élevé dans un lieu plus bas. Les plus fameuses cataractes sont celles du Nil, dans les montagnes de l'Abyssinie, où il tombe, dit-on, de 200 pieds de haut; et la cataracte, ou saut du Niagara, entre le lac Érié et le lac Ontario, en Canada. Cette rivière de Niagara, qui est regardée comme la partie supérieure du fleuve Saint-Laurent, fait là une chute subite de i4o à i5o pieds perpendiculaires. Lorsque les rivières ne tombent pas brusquement, mais qu'elles ont seulement un cours très accéléré sur une pente rapide, on donne à ces sortes d'accidents le simple nom de chute. Telle est la chute du Rhin à travers les rochers qui se trouvent au-dessous du château de Laufen, à une lieue environ de Schaffouse, et qui empêche toute espèce de bateau de remonter jusqu'à cette ville. Quand les rivières sont peu considérables, quelle que soit la forme de leur chute, on lui donne le nom de cascade. Les cascades sont toujours plus belles qu'effrayantes; elles offrent sur-tout un aspect ravissant, lorsqu'éclairées par un beau soleil, elles réfléchissent de brillants arcs-en-ciel et d'autres superbes accidents de lumière. Une des cascades les plus intéressantes est celle que le Teverone fait à Tivoli, et qui a été célébrée par plusieurs poètes.
— On me dit qu'un de mes très jeunes lecteurs a demandé si j'avais des ailes. Hélas! non, je n'en ai pas. Si j'en avais, mon plaisir serait d'aller voltiger autour de vous, mes amis, et je vous soufflerais de temps en temps des mots à l'oreille plus à propos que je ne puis le faire.
hirRiMEBiE DE JULES DIDOT AINK.
iMPnniEUB Dr roi.
du Toul-dc-LoiIi
niMANCHE, agJAWVIER 1826.
Le prix de l'abonnctucnt est, pour Paris, de sifraucs par an , et de 12 francs pour six mois. Pour les depanements, de 24 fr^ucs par an , et i3 francs pour six niui>
liT (EÉMai.